La NFL Draft est un moment charnière de l’année. Entre ajustements et nouveaux cycles, elle est primordiale pour toutes les franchises. Certaines franchises ont particulièrement brillé lors de la Draft au cours de la dernière décennie, changement parfois complètement de statut. Zoom sur les dix meilleures drafts de la décennie qui vient de s’écouler.
1 – Seattle Seahawks, Draft 2010, 2011 & 2012 :
2010, Choix notables : OT Russell Okung (Pick 6), S Earl Thomas (Pick 14), WR Golden Tate (Pick 60), S Kam Chancellor (Pick 133)
2011, Choix notables : LB K.J Wright (Pick 99), CB Richard Sherman (Pick 154), CB Byron Maxwell (Pick 173)
2012, Choix notables : DE Bruce Irvin (Pick 15), LB Bobby Wagner (Pick 47), QB Russell Wilson (Pick 75)
Impossible de dissocier ces trois années. En trois ans, Seattle a construit presque exclusivement via la draft une des équipes les plus dominantes de la décennie. Il y a tout dans ces classes de draft. Des leaders défensifs (Wagner, Wright), un franchise quarterback (Wilson), un joueur de ligne et un receveur pour l’entourer (Okung, Tate) et surtout l’arrière garde défensive la plus dominante du XXIe siècle, la Legion of Boom (Thomas, Chancellor, Sherman, Maxwell). Nombres de ces joueurs seront Pro Bowlers ou même All-Pros et auront permis à Seattle de remonter la pente. Avant ces drafts, les Seahawks affichaient un bilan de 5-11. En 2013, Seattle finit 1er de sa Conférence et remporte ensuite le Superbowl XLVIII. Un modèle de construction pour toutes les franchises de la ligue avec de nombreux joueurs sélectionnés en milieu de draft.
2 – New Orleans Saints, Draft 2017 :
Choix notables : CB Marshon Lattimore (Pick 11), OT Ryan Ramczyk (Pick 32), S Marcus Williams (Pick 42), RB Alvin Kamara (Pick 67), LB Alex Anzalone (Pick 76)
Celle-ci est récente, mais est sûrement celle avec le moins de fausse note. Avant cette draft, New Orleans vient d’enchaîner quatre saisons avec un bilan de 7-9 en cinq ans. 2017 sonne l’heure de la rédemption. Avec leurs cinq premières sélections, les Saints draftent cinq joueurs d’impact. Lattimore s’impose comme le cornerback n°1 de l’équipe, Ramczyk comme le tackle droit titulaire et Williams prend place comme strong safety. Ajoutez à cela un Alvin Kamara qui forme un monstre à deux têtes avec Mark Ingram et un Alex Anzalone solide dans la rotation et vous obtenez cinq joueurs d’impact. L’effet fut immédiat et les Saints remportèrent leur division, pendant que Marshon Lattimore et Alvin Kamara remportaient les titres de rookies de l’année. Si les Saints sont parmi les équipes les plus complètes aujourd’hui, c’est en grande partie dû à cette classe 2017.
3 – Dallas Cowboys, Draft 2016 :
Choix notables : RB Ezekiel Elliott (Pick 4), LB Jaylon Smith (Pick 34), DT Maliek Colins (Pick 67), QB Dak Prescott (Pick 135), CB Anthony Brown (Pick 189)
Aux abords de la Draft 2016, Dallas sort de la 2e pire saison de son histoire avec un bilan de 4-12. Tony Romo vient de prendre sa retraite et il faut de nouveaux joueurs d’impact en attaque et en défense. Ça tombe bien, les Cowboys vont récupérer trois leaders en une seule Draft ! Ezekiel Elliott arrive en premier et s’imposera comme le leader de l’attaque. Jaylon Smith le suit au tour suivant et vient s’imposer comme un joueur clé au milieu de la défense. Enfin, point d’orgue de cette soirée, la franchise recrute son quarterback du futur en 4e tour en draftant Dak Prescott. Les effets de ces recrutements se sont sentir dès la saison suivante : Dak Prescott est rookie de l’année et la franchise finit n°1 en NFC. Un nouveau départ pour la franchise avec ces jeunes stars.
4 – Indianapolis Colts, Draft 2012 :
Choix notables : QB Andrew Luck (Pick 1), TE Coby Fleener (Pick 34), TE Dwayne Allen (Pick 64), WR T.Y Hilton (Pick 92)
Peut-être le rebond le plus impressionnant de ce classement. En 2011, Indianapolis termine dernier de la ligue avec un triste bilan de 2-14. Blessé au cou cette année là, Peyton Manning quitte la franchise et laisse un trou au poste le plus important. Les Colts vont alors se relever en un éclair grâce à la Draft 2012. Avec le 1er choix, la franchise recrute Andrew Luck qui s’impose immédiatement comme le digne successeur de Manning. Cette draft lui apporte également un futur receveur n°1, T.Y Hilton, ainsi que deux soupapes de sécurité (Fleener et Allen). La franchise remporte neuf victoires supplémentaires dès la saison qui suit et enclenche un nouveau cycle qui verra les Colts atteindre la finale de conférence AFC deux ans plus tard.
5 – Cincinnati Bengals, Draft 2011 & 2012 :
2011, Choix notables : WR AJ Green (Pick 4), QB Andy Dalton (Pick 35)
2012, Choix notables : CB Dre Kirkpatrick (Pick 17), OG Kevin Zeitler (Pick 27), WR Mohamed Sanu (Pick 83), WR Marvin Jones (Pick 166), S George Iloka (Pick 167)
Ces deux drafts des Bengals ne sont pas les plus impressionnantes, mais rarement une franchise aura récupéré autant de titulaires en seulement deux ans. En 2011, la franchise drafte deux joueurs qui deviendront les stars de l’attaque pour la décennie à venir : Andy Dalton et AJ Green. L’année suivante, de nombreux compléments viennent s’ajouter pour former une équipe solide. On pense notamment à Mohamed Sanu et Marvin Jones qui complètent un corps de receveurs très complet, Dre Kirkpatrick qui sera un titulaire régulier, George Iloka qui deviendra un leader de la défense mais aussi Kevin Zeitler qui sera, a posteriori, un des meilleurs guards de la ligue. Deux drafts charnières qui permettront aux Bengals de dominer leur division mais ne leur permettront pas de remporter le moindre match en playoffs.
6 – Minnesota Vikings, Draft 2015 :
Choix notables : CB Trae Waynes (Pick 11), ILB Eric Kendricks (Pick 45), DE Danielle Hunter (Pick 88), WR Stefon Diggs (Pick 146)
Le travail de rechecrhe du front office des Vikings pour la draft est rarement mis en avant. Cette classe 2015 illustre pourtant parfaitement les capacités de scouting de l’équipe. L’équipe a tout d’abord recruté Trae Waynes et Eric Kendricks, deux joueurs qui s’avéreront être de très bons titulaires dans le futur. Toutefois, les choix qui retiennent l’attention se trouvent au milieu de la draft. En sélectionnant Danielle Hunter et Stefon Diggs, la franchise a ajouté un Por Bowler et un excellent receveur assez loin dans la draft. Deux joueurs qui auront un impact dès leur arrivée dans la ligue. Sans forcément transcender l’équipe, cette classe de draft lui a offert de nombreux joueurs de talent.
7 – Indianapolis Colts, Draft 2018 :
Choix notables : OG Quenton Nelson (Pick 6), LB Darius Leonard (Pick 36), OG Braden Smith (Pick 37)
Avant cette draft, le constat était frappant : l’équipe a du talent mais manque cruellement de joueurs sur la ligne offensive pour protéger un Andrew Luck trop souvent blessé à cause de ce manque de protection. 2018 va tout changer pour Indy. Quenton Nelson, futur All-Pro, et Braden Smith viennent solidifier la tranchée et soulager Luck. Mieux, la farcnhsie récupère Darius Leonard au 2e tour qui sera élu rookie défensif de l’année et s’imposera dès son arrivée comme une machine à plaquer et un leader défensif. L’impact sportif est immédiat. De 4-12 en 2017, le bilan des Colts passe à 10-6 l’année suivante et la franchise remporte sa division. La ligne offensive fut métamorphosée et devint souadinement une des plus solides de la ligue. Renversant.
8 – Pittsburgh Steelers, Draft 2010 :
Choix notables : C Maurkice Pouncey (Pick 18), WR Emmanuel Sanders (Pick 82), WR Antonio Brown (Pick 195)
En 2010, Pittsburgh va faire trois gros coups et considérablement se renforcer. Tout d’abord, la franchise récupère Maurkice Pouncey au 1er tour qui deviendra directement titulaire et Pro Bowler après son arrivée dans la ligue. Ensuite, les Steleers enrôle Emmanuel Sanders, solide receveur qui fera toutefois carrière du côté des Broncos. Enfin, la franchise drafte l’un des plus gros steals de l’histoire récente de la ligue en prenant Antonio Brown avec le choix n°195. Le receveur s’impose peu à peu comme un phénomène et fait partie des meilleurs receveurs de cette décennie.
9 – Oakland Raiders, Draft 2014 :
Choix notables : Edge Khalil Mack (Pick 5), QB Derek Carr (Pick 36)
Un monstre et un grand espoir. Lors de la Draft 2014, Oakland récupère ses futurs leaders offensifs et défensifs. Au 1er tour, c’est Khalil Mack qui est drafté et le joueur s’imposera rapidement comme un des meilleurs défenseurs de la ligue (il sera défenseur de l’année en 2016). Au tour suivant, les Raiders s’oriente sur le quarterback Derek Carr. S’il est aujourd’hui décrié, il ne faut pas oublier que Carr était un candidat légitime au titre de MVP en 2016, année où la franchise finit avec un bilan de 12-4.
10 – Philadelphia Eagles, Draft 2012 :
Choix notables : DT Fletcher Cox (Pick 12), LB Mychal Kendricks (Pick 46), DE Vinny Curry (Pick 59), QB Nick Foles (Pick 88),
Si vous cherchez les joueurs clés du titre de Philadelphia en 2017, il faut remonter à la Draft 2012. En effet, nombre de ces joueurs ont été drafté cette année là mais certains ont éclos plus tard. Cette Draft comportait notamment Mychal Kendricks et Vinny Curry, des éléments solides de la défense, mais surtout Fletcher Cox, joueur ultra dominant sur la ligne défensive. À noter également la présence de Nick Foles, MVP du Superbowl LII, qui a toutefois connu d’autres franchises et bien des mésaventures avant de revenir chez les Eagles et d’être sacré en 2017.
Ce classement est bien évidemment subjectif, reflétant uniquement un point de vue. Néanmoins, il est certain que ces dix Drafts ont bel et bien marqué la dernière décennie.