Pour d’aucuns, encore plus ceux et celles qui ont pour attraction sportive favorite le football, le ballon rond est d’emblée le sport le plus lucratif au monde. Ceci n’est pas un axiome. Même s’il est à juste titre appelé ‘’sport roi’’, le football n’est pas pour autant le sport qui de facto draine le plus d’argent au monde. Par ricochet, les footballeurs ne sont pas ‘’institutionnellement’’ les athlètes les mieux rétribués sur l’échelle du sport business. Il y a bien d’autres disciplines dont le Basket-Ball, le tennis et le football américain qui font eux aussi, parfois moins, parfois plus voltiger le mercure de la manne financière. Retour sur ces sports qui ont mieux payé que le foot en 2021.
Quel est le sport le plus cher du monde ?
En terme de discipline sportive au monde la plus rentable et la plus bankable, 2021 a sacré et ce n’est pas la première fois sur les dernières années : le football américain dont le porte-étendard est la NFL; l’association sportive américaine qui donne à ce sport tout le clinquant que les anglo-saxons lui révèrent et l’attractivité indicible qu’il suscite dans le milieu des affaires.
Que dire du football américain si ce n’est que c’est un sport collectif opposant deux équipes de onze joueurs qui alternent entre la défense et l'attaque. La finalité étant de marquer des points en amenant le ballon dans la zone d'en-but adverse. C’est dire que la cheville ouvrière de la construction de son succès dans ce sport est de conserver la possession et il est là tout le charme qu’on lui dévolue. Pour ce faire, l'équipe attaquante doit parcourir au moins 10 yards en 4 tentatives. Une tâche qui peut parfois s’avérer cornélienne mais en même temps délicieusement passionnante ! A toutes fins utiles, en cette année qui tend vers sa finitude, les Dallas Cowboys, franchise de NFL sont suivis des Yankees de New-York, fer de lance du baseball aux USA et des Knicks de la même ville acteurs historiques majeurs de la NBA au titre des franchises qui ont attiré plus de gains. C’est donc justice si dans la liste des 50 sportifs les mieux payés en 2021, le football américain et le Basket-ball sont en pôle position.
Comme des vases communicants !!!!
Si le sport le plus cher ou le plus rentable au monde est le football américain, la franchise sportive avec la plus grande valeur marchande est une franchise NFL. Déroutante logique. D’après le classement Forbes rendu public il y quelques semaines, au nombre des franchises sportives les plus ‘’valuables’’ sur le globe, les Cowboys de Dallas campent souverainement la première loge avec une valeur estimée à 5,7 milliards de dollars. Rien que ça ! Pour comprendre cette hégémonie puisque c’en est une institutionnalisée par la NFL, la faîtière du football américain; il faut se référer aux droits télé et à une politique d’apprivoisement fignolée et magnifiée de mains de maîtres par les trente-deux propriétaires d’équipes qui font de ce championnat ce qu’il est. Aux États-Unis, les droits télé constituent un pactole incommensurable et une source pécuniaire d’appoint inépuisable pour les disciplines sportives les plus en vue comme le BaseBall, le Basket-ball, le soccer…
Cependant, c’est le football américain qui s’arroge la partie la plus volubile du jackpot et qui la réinvestit avec une pertinence telle que son aura ne s’écorne pas malgré les années qui passent et la conjoncture.
Captation des images, diffusion auprès de nouveaux opérateurs, masse salariale capée, la stratégie de la NFL a depuis fait des émules au sein d'autres disciplines sans que celles-ci ne soient jamais arrivées à lui rabattre le caquet.
Quid des sportifs toutes catégories confondues les mieux rémunérés en 2021?
Chaque année, le magazine américain Forbes dévoile le classement des 100 sportifs les mieux payés au monde. Au fil des années, le constat a révélé qu’en la matière : il n’y a pas de vérité figée. Ces prestigieuses places ne sont pas une chasse gardée et les personnalités qui y logent changent d’une saison à l’autre. Toutefois, si au niveau des hommes, le diagramme est muable et dynamique; au niveau des règles : la constante est de mise.
En effet, pour mieux comprendre les supports sur lesquels ces sportifs s’appuient pour amasser des sommes aussi faramineuses, il faut regarder plus haut que leurs salaires et leurs primes. En la matière, la plupart des athlètes les plus banakables au monde arrondissent leurs fins de mois grâce à de très généreux contrats de sponsoring en tous genres.
Que dit le Top 10 de cette année ?
Il se place tout en haut du firmament. Même si sportivement, ses performances n’ont pas été des plus clinquantes sur l’année finissante, Conor McGregor, le champion irlandais de MMA trône tout de même en tête du classement 2021, avec quelque 180 millions de dollars de recette. Une somme provenant en très grande partie de ses très juteux contrats publicitaires, puisque ses gains purement sportifs ne dépassent guère les 20 millions de dollars. Il est respectivement suivi par Lionel Messi, Cristiano Ronaldo, Dak Prescott et Lebron James. Les cinq autres qui composent cette crème de la crème sont notamment : Neymar, Roger Federer, Lewis Hamilton, Tom Brady et Kevin Durant. Au registre des revenus sportifs uniquement, c’est Dak Prescott, pensionnaire de NFL qui culmine en tête avec 97,5M de dollars suivi de très près par le footballeur argentin Lionel Messi qui a engrangé 97M.
Plusieurs disciplines y cohabitent dont le football, le football américain, le Basket-ball, le tennis, la formule 1. Une tendance qui sera généralisée aussi bien au niveau des 50 meilleurs voire des 100 à s’être démarqués sur l’année civile en termes de revenus. La palme revenant aux sociétaires de la NBA et les thuriféraires du football américain. De quoi arguer sans tomber dans les hyperboles que ces disciplines ont mieux payé que le foot en 2021.
Le flux de revenus qu’engendre le business du sport à l’échelle mondiale atteint les 800 milliards de dollars. Cette estimation de Jean-François Bourg, chercheur au Centre de Droit et de l’Économie du sport, équivaut à 2 % du PIB mondial. Ces chiffres affichent une progression deux fois supérieure à celle mondiale avec un pourcentage de 5 à 6 %. Nous sommes donc en face d’un phénomène de société dont le déclin n’est pas pour demain tant que les droits télé continueront à s’avérer aussi indispensables.