Championnats du monde 1980 : Bernard Hinault au-dessus du lot

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Bernard Hinault champion du monde
Ligue 1

Pour les 53es championnats du monde sur route, la course a lieu à Sallanches en Haute-Savoie, sur un circuit de 268 kilomètres. Le circuit a emprunté l’ascension de la côte de Domancy, longue de 2 700 mètres pour une pente moyenne de plus de 8 %. L’équipe de France est dirigée par la légende Jacques Anquetil. Bernard Hinault était le leader désigné. Il est accompagné de ses équipiers de chez Renault-Gitane, Jean-René Bernaudeau – 3e des derniers Mondiaux, André Chalmel et le champion de France Pierre-Raymond Villemiane. Les autres équipiers étaient Bernard Thévenet, Mariano Martinez, Robert Alban, Bernard Vallet, Régis Ovion et Bernard Bourreau. Contrairement à 1976, les Bleus sont unis derrière son champion Breton.

Ses principaux adversaires étaient l’Italie de Moser, Saronni, Baronchelli, Panizza (2e du Giro) et Battaglin, la Belgique avec Pollentier, Criquielion et De Muynck, les Pays-Bas de Zoetemelk, Kuiper, van der Velde (lauréat du Dauphiné) et Lubberding, l’Espagne atout de Rupérez, Lejarreta, Fernández Blanco et Fernández Martín et à un degré moindre l’Australie de Phil Anderson, les États-Unis de Jonathan Boyer et de Greg LeMond et la Grande-Bretagne de Robert Millar.

Les conditions climatiques étaient difficiles et la route était mouillée à cause des pluies de la veille en ce 31 août 1980. Le circuit était à faire à vingt reprises.

D’abord, une échappée matinale a mené pendant plusieurs tours avec le Danois Kim Andersen, le Suisse Ueli Sutter et un Français : Mariano Martinez. La présence de ce dernier a permis aux Français de rester à l’abri dans le peloton autour de Bernard Hinault.

Puis, avoir repris ces fuyards, un groupe de trente coureurs avec tous les favoris s’est retrouvé aux avant-postes grâce à la côte du circuit. Tous les favoris étaient présents. Mais, les Néerlandais Raas (tenant du titre) et le vainqueur du Tour Zoetemelk ont été contraint à abandonner.

Puis, à chaque ascension de la côte de Domancy, Bernard Hinault a fait le forcing et a réussi à écrémer ce groupe. Ses équipiers quant à eux, ont continué à imposer une forte allure. À 150 kilomètres de l’arrivée, une nouvelle attaque du Français a créé un groupe de cinq avec Pollentier, Marcussen, Millar et Baronchelli. Le vainqueur de la Vuelta Faustino Rupérez a explosé

Par la suite, il n’est accompagné que de Baronchelli et de Millar. D’ailleurs, ce dernier a craqué à son tour alors que l’Italien s’est accroché à la roue d’Hinault. D’ailleurs, le Britannique a été absorbé puis débordé par le groupe de chasse qui n’avait déjà plus aucun espoir de succès.

Cependant, par la suite, l’Italien a donné presque aucun relai au coureur Français avant d’entamer le dernier tour.

Mais, dans la dernière ascension de Domancy, Bernard Hinault a multiplié les coups de boutoir et a fini par distancer son adversaire. Dans la descente, il a pris tous les risques pour enterrer les espoirs de son dauphin.

Finalement, Bernard Hinault a franchi la ligne d’arrivée en solitaire afin d’endosser son seul et unique maillot arc-en-ciel devant un public acquis à sa cause. Baronchelli a pris la deuxième place à 1’01”. Tandis que l’Espagnol Juan Fernández Martín a complété le podium à 4’25” en devançant au sprint Wladimiro Panizza et Jonathan Boyer.

À ce moment-là, le Breton a mis fin à 18 ans de disette sur les Mondiaux. Puisque Jean Stablinski était alors le dernier champion du monde sur le parcours de Salo en Italie. De plus, Hinault a pris une revanche sur une course qui le fuyait après ces déceptions d’Ostuni, à Valkenburg, au Nürburgring ou encore en Colombie. Quelques mois plus tard, il gagnera Paris-Roubaix 25 ans après Louison Bobet avec son maillot arc-en-ciel. En 1981, dur le circuit de Prague, il sera battu au sprint par Freddy Maertens. 

Photo : Dauphiné Libéré

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