Chantilly : la crème des pur-sang

      Inauguré en 1834, l’hippodrome de Chantilly accueille les courses de chevaux une quarantaine de fois par an. Au mois de juin, les célèbres Prix du jockey-club et Prix de Diane se courent dans ce cadre exceptionnel.

   Suite à de gros problèmes de gestion, les chevaux ont manqué de perdre cet écrin afin d’y faire admirer leurs robes magnifiques, ainsi qu’en juin, les belles Dames leurs bibis. Heureusement que son altesse Aga Khan a mis la main…au carnet de chèques afin de préserver ce haut lieu du sport hippique mondial.

Un centre d’entraînement de haut standing

 

Les tribunes de l’hippodrome de Chantilly

       Que ceux qui n’ont encore jamais assisté au petit matin aux séances d’entraînement sur les pistes “Des Aigles” à Gouvieux ou sur celles de Lamorlaye se disent qu’ils ont encore tout à découvrir sur le monde des courses hippiques.

Dans le calme de la forêt, les chevaux peuvent préparer les grandes échéances en toute quiétude. Pour les travaux sérieux, les pistes de l’hippodrome sont utilisées certains jours de la semaine.

Un hippodrome qui hume le cheval.

Appelé aussi “ hippodrome des Condés ” est un champ de courses contemporain, accueillant pour le public.

Les chevaux de courses se disputent les épreuves sur les pistes gazonnées ou sur celle en sable fibrée créé en 2011. Certaines épreuves se déroulent en ligne droite. Pendant deux années consécutives, l’Arc de Triomphe s’est disputé sur cet hippodrome pendant la construction du nouveau Longchamp. Cela démontre la qualité de ce lieu.

Autre preuve : les cavaliers de jumping sont invités deux fois par an afin de participer au Grand National au mois d’avril ainsi qu’au concours de saut International cinq étoiles en juillet.

Un jour aux courses

 

  Ce mardi de début mars était l’aubaine d’assister aux différentes épreuves du jour. Il est évident que l’endroit est considérablement plus calme que le jour du Prix de Diane, mais l’on sent malgré tout la ferveur transpirer à chaque course.

Au cours de la journée, nos yeux côté sport, se sont enthousiasmés face aux Prix de Montjeu, Anabaa, Darshan, en hommage à trois champions.

Bayoun et Olivier Peslier, deux athlètes de haut niveau

    

  Prix Montjeu

 Bayoun, magnifique hongre gris de 6 ans, n’a pas eu à forcer son talent pour remporter cette belle épreuve en se rendant maître d’indyco et d’un autre ” grisou “, dGraphite, qui a quelque peu plafonné pour sa rentrée. On notera que le lauréat était monté par Olivier Peslier, un jockey qui a gagné presque partout dans le monde.

  Prix Anabaa

Cette épreuve est revenue à Forza Capitano aidé dans sa tâche par la remarquable monte de Vincent Cheminaud. Tactiquement du grand art à montrer dans les écoles des jockeys. Caché derrière le cheval de tête, Malpic, Forza Capitano a déboîte à mi-ligne droite, puis a fini vite pour venir ajuster aux abords du poteau Bakoel Coffee. Celui-ci semblait avoir fait le plus dur à mi-ligne droite…mais la route était encore longue. Viscount Barfeel a fourni une fin de course correcte sans avoir été bousculé.

 

  Prix Darshan

Cette course du nom d’un lauréat de Grand Prix de Saint-Cloud sous les couleurs de S.A. Aga Khan, a été l’occasion pour André Fabre (meilleur entraîneur de France) d’ajouter à son incroyable carrière, une nouvelle victoire.

L’excellent, Trais Fluors et Pierre-Charles Boudot, un des meilleurs jockeys Français, n’ont pas eu grand travail pendant le parcours. Le fils de Dansili s’est détaché de ses rivaux à trois cents mètres du disque final. Puis le couple s’est contenté de surveiller leur plus sérieux adversaire Call The Wind, (Lauréat du Prix du Cadran en 2018 sur 4000 mètres). Celui-ci faisait sa rentrée sur une distance bien trop courte pour ses aptitudes. Soleil Marin a conclu honnêtement en retrait.

      Passer une journée sur l’hippodrome de Chantilly après la visite du château où des grandes écuries ne peut qu’être bénéfique au corps et au moral, tant que vous aimez un peu la nature, les vieilles pierres et incontestablement…les équidés.

A propos de l'auteur

Journaliste hippique et amoureux des chevaux. Je considère les courses avant tout comme un sport, mais l'argent étant le nerf de la guerre, suis pas contre de mettre un billet de temps à autre sur un cheval. Faire connaitre le monde des courses est pour moi un plaisir.

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