Charles Barkley, le monstre sans bague

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Ligue 1

Sir Charles, Chuck ou encore The Round Mound of Rebound tant de surnoms pour décrire cette légende du ballon orange. Joueur mythique, il fut l’un des plus petits ailiers fort de tous les temps : listé à 1m98 mais il ne dépassait sûrement pas les 1m95 ! Et oui le Chuck faisait la taille d’un arrière mais pourtant il fut l’un des joueurs les plus dominants sous les cercles.

Barkley fut drafté en 1984 à la 5e place par les Philadelphia 76ers, derrière un certain Michael Jordan et un autre monsieur appelé Hakeem Olajuwon, mais bien devant le meneur de légende, John Stockton. Barkley a passé 16 saisons en NBA, de 1984 à 2000. Il fut gratifié par de nombreuses récompenses : 1 fois MVP de la saison en 1993, 11 All-Star NBA et MVP du match des étoiles en 1991, 5 fois All-NBA First Team, 5 fois All-NBA Second Team et 1 fois All-NBA Third Team ! En plus de ces récompenses obtenues en NBA, il a également remporté 2 médailles d’or olympiques : une médaille durant les jeux de 1992, avec la fameuse Dream Team, et l’autre médaille en 1996.

En 1996, pour les 50 ans de la NBA, il fut sélectionné avec 49 autres joueurs comme l’un des 50 meilleurs joueurs du cinquantenaire de la NBA. C’est enfin en 2006 que Sir Charles est rentré au Hall of Fame.

C’était certes un grand joueur mais c’était aussi et surtout un joueur avec une grande gueule. Durant sa carrière il fut impliqué de nombreuses fois dans des querelles et bagarres sur le terrain, comme par exemple le 19 avril 1990 où il s’est battu contre Bill Laimbeer des Detroit Pistons. Et pour cause, Barkley ne savait pas se taire.

Ne pouvant pas jouer sur sa taille, Barkley a usé de de sa force et de son intensité pour devenir l’un des meilleurs rebondeurs que la NBA a connus. Maniaque du rebond, il a fini 15 saisons d’affilés en double-double : un record NBA. Il fut même en 1987 le meilleur rebondeur de la ligue avec presque 15 rebonds par match ! Barkley fut aussi un très bon défenseur. Grand intercepteur, il était aussi capable de faire jouer de sa grande détente pour caler quelques gros contres contre les joueurs qui avait la malheureuse idée d’essayer de marquer sous le panier. Mais son gros atout était clairement sa palette offensive. Barkley était un enfer à défendre, il était impossible à arrêter au poste bas, il pouvait enrouler son défenseur et finir en finesse mais pouvait aussi claquer un gros dunk, ou encore aller en coast-to-coast après avoir arraché un rebond. Evidemment, comme tout joueur de légende, il était aussi très adroit loin du panier et mitraillé à mi-distance. Le Chuck a tourné à 22 points de moyenne durant sa carrière ! 26 meilleur marqueur dans l’histoire de la NBA tout poste confondu et 6 meilleur marqueur à son poste. Compliqué à arrêter ce bon gros Chuck.

Philadelphia 76ers (1984 à 1992)

Choisi en 5e position par les 76ers durant la draft de 1984, Barkley arrive alors dans une équipe remplie de vétérans tel que Julius Erving, Maurice Cheeks et Moses Malone. Moses devient très vite le mentor de Charles, il le prépare alors très bien pour sa saison de rookie que Charles finit avec 14 points et 8,6 rebonds en moyenne par match. Sur cette saison très correcte, Charles est alors récompensé en étant choisi pour la All-Rookie Team. En playoffs, les 76ers réussissent à aller jusqu’en finale de conférence mais ils se feront sortir en 7 matchs par les Bostons Celtics. S’en suivent alors des saisons de plus en plus folles ; dès sa deuxième saison il nous délivre une ligne de stats très bonne : 20 points et 12,8 rebonds par match. Il est alors sélectionné dans la All-NBA Second Team. Durant la fameuse saison 1986-1987, meilleur rebondeur de la ligue, il est sélectionné à son premier match All-Star. Après le départ de Juluis Erving à la fin de cette saison, Barkley devient le franchise player mais surtout le leader de l’équipe. La saison suivante les 76ers ne verront les playoffs que depuis leur canapé, malgré 28,3 points et 12 rebonds par match de Barkley. La frustration grandie de plus en plus pour Barkley qui n’arrive plus à atteindre la finale de conférence depuis sa saison de rookie. Les saisons se suivent et se ressemblent de plus en plus, et malgré les performances stratosphériques de Barkley l’équipe se fera toujours sortir en playoffs. La saison 1991-1992 sera la dernière de Barkley sous le maillot des 76ers. Saison durant laquelle Barkley fera une dernière faire vibrer les fans de Philadelphie avec des stats folles : 23,1 points avec 55% au shoot et 11 rebonds par matchs. Mais encore une fois trop court et les 76ers ne verront pas les playoffs. En fin de saison Barkley demande finalement un trade pour rejoindre une équipe capable d’étancher sa soif de victoire. Le 17 juillet 1992 il est échangé avec notamment Jeff Hornacek au Phoenix Suns.

La Dream Team (Jeux Olympiques de 1992)

Barkley est choisi avec de nombreux autres légendes NBA comme par exemple Michael Jordan, Larry Bird, Magic Johnson, Karl Malone ou encore Clyde Drexler pour participer aux JO de 1992 à Barcelone. L’équipe de basket la plus forte de tous les temps détruit alors tout sur son passage avec un écart moyen de 43,75 points. Evidemment, sinon il ne serait pas Charles Barkley, le Chuck sera le meilleur marqueur de l’équipe avec une moyenne de 18 points par match devant un Jordan avec une moyenne de 14,9 points par match. Barkley possède aussi le meilleur pourcentage de réussite aux shoots avec un 71% mais aussi un pourcentage de 87% aux shoots à trois points. Encore une fois, Barkley aura su comment rentrer dans l’histoire du basketball et marquer les esprits.

Phoenix Suns (1992 à 1996 )

Après cette boucherie que furent les JO de 1992, Barkley entame alors sa première saison sous le maillot des Suns. L’attaque des Suns, qui déjà avant l’arrivée de Chuck était énorme, devient encore plus indéfendable. Barkley va apporter beaucoup plus d’intensité dans cette équipe et démontre encore une fois ses talents, mais cette fois dans une équipe qui gagne. La ligne de stats de Charles sur cette saison est de 25,6 points, 12,2 rebonds et 5,1 passes décisives et 2 interceptions par match ! A la fin de la saison Charles est élu MVP de la saison, et les Suns finissent la saison avec un record de 62 victoires pour 20 défaites. Dans la foulée de cette saison parfaite, Barkley fait des playoffs dignes du MVP de la saison. Au premier tour de playoffs, les Suns passèrent les Lakers puis les Spurs de David Robinson avec qui il a joué aux JO de 92. Puis face au Seattle Supersonics de Gary Payton et de Shawn Kemp les deux équipes iront jusqu’au 7 match. Un match d’une intensité rare, et encore une fois Charles répondit présent. Il finit le match avec à 44 points et 24 rebonds ! Le monstre était de sortie ce jour là. C’était fait, Barkley allait enfin goûter aux finales NBA. Mais voilà, les Suns de Barkley vont tomber sur un os nommé Michael Jordan. Hélas Jordan gagne toujours. S’en suivront des saisons toujours aussi énormes mais les Suns se feront toujours sortir par un Hakeem Olajuwon stratosphérique. Barkley se fera alors échangé en 1996 pour partir jouer à Houston.

Houston Rockets (1996-2000 )

A Houston Barkley forme alors un Big Three de vétérans avec Clyde Drexler et Hakeem Olajuwon. Mais Charles commence à souffrir de plusieurs blessures, notamment de douleurs récurrentes au dos et il n’arrive plus à porter une équipe comme il le voudrait. Les Rockets ne réussissent plus à aller en finales et Barkley finira par prendre sa retraite en 2000. Barkley finit alors sa carrière sans bague, mais tout le monde se rappellera de lui comme étant le monstre statistique qu’il était. Un monstre offensif et rebondeur boulimique. Voilà donc l’histoire de Charles Barkley, l’un des meilleurs joueurs de l’histoire de la NBA.

Adnan ZOLIC.

 

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