Levons les voiles sur dix disciplines sportives que les JO ont adoptés mais à qui ils laissent si peu de lumière qu’on pourrait se demander si elles sont passées de vie à trépas et pourtant, elles vivent encore, respirent allègrement sur nombre de sphères et continuent à compter  nombre de partisans à travers le monde.

                                            

Prime au Water-polo

Clarification conceptuelle,

 On désigne par ‘’Water-polo’’ un sport collectif aquatique ‘’interpénétré’’ et qui met en opposition deux formations de sept joueurs normalement.  On parle en l’occurrence d’interpénétration parce que la finalité ici est de faire pénétrer le ballon dans le but adverse en progressant par passes et/ou en conduite de balle individuelle. Ce sport qui se meut principalement dans l’eau a été codifié au Royaume-Uni à la fin du XIXe siècle et est devenu sport olympique en 1900 pour les hommes et en 2000 pour les femmes.
A toutes fins utiles et d’ailleurs, il ne pouvait pas en être autrement, les pratiquants de Water-polo sont confrontés aux mêmes problèmes que les nageurs : immersion, propulsion, équilibration, respiration et prises d’informations mais de façon différente à cause des techniques utilisées qui ne sont pas uniformes à celles exploitées en natation. Pour aller plus loin dans la représentation,  cette épreuve n’exige pas uniquement du joueur qu’il fasse montre d’équilibre ou d’endurance dans l’eau mouvante mais lui demande également de garder à l’esprit qu’il a une cible à atteindre, qu’il doit se déplacer en fonction du placement de ses partenaires et de ses adversaires mais aussi en fonction de la maîtrise du ballon. L’efficacité des appuis aquatiques sera déterminante pour contrecarrer la sortie fréquente des membres supérieurs de l’eau dans les situations de passes.

 

 

Les principes de base du Water-polo,

Voici comment se présente la cartographie situationnelle du Water-polo d’une part en fonction de l’équipe qui attaque et de l’autre, en fonction de celle qui défend.

  • Du point de vue de l’équipe en position offensive, il s’agit de maîtriser l’immersion, l’équilibration, la propulsion, la respiration et la prise d’informations pour :
  • ne pas perdre le ballon ;
  • jouer en mouvement ;
  • utiliser, créer les espaces libres ;
  • créer l’incertitude ;
  • marquer un point.
  • Du point de vue de l’équipe en position attentiste ou en posture défensive, la maîtrise des différents paradigmes mentionnés supra à savoir : l’immersion, l’équilibration, la propulsion, la respiration et la prise d’informations s’avère aussi importante pour :
  • défendre la cible ;
  • récupérer le ballon ;
  • s’opposer à la progression des adversaires en réduisant l’incertitude, les espaces et les mouvements.

 

 Quid du trampoline ? 

 

A l’origine…,

Il y a très longtemps encore, le trampoline était utilisé pour rendre inébranlable l’agilité dans les sports acrobatiques à l’instar de la gymnastique, du patinage et du plongeon jusqu’à ce que le Comité International Olympique (CIO) le consacre comme une discipline olympique à part entière. Le baptême de feu eut lieu à Sydney en 2000. A partir de là, la discipline ne pouvait que entrer dans une autre dimension et permettre aussi bien aux athlètes qu’aux instances affiliées de se structurer pour mieux performer.

 

A l’exercice de la pratique,

Sous la coupole de la Fédération Française de Trampoline et de Sports Acrobatiques et par extension la Fédération Internationale de Gymnastique, le trampoline est une discipline qui n’est pas anonyme en France. Lors des joutes internationales, les compétiteurs sont évalués soit en individuel soit en synchronisé. Il est à l’occasion demandé à ces derniers 10 sauts consécutifs parfaitement exécutés sans discontinuer. Les critères d’évaluation sont entre autres : la difficulté technique et l’esthétisme du mouvement, la fluidité des enchaînements, le rythme… Il va sans dire que le trampoliniste ne peut se permettre d’asseoir toute sa  performance sur de l’improvisation car il a très peu de temps pour s’illustrer et enchaîner les mouvements requis avec dextérité et minutie. De tout ce qui précède, le trampoline est un sport d’une intensité prononcée et qui requiert de la force, de l’explosivité et de la résistance. Il faut ajouter qu’en bas du rebond, les athlètes subissent une pression forte liée à l’accélération de vitesse. C’est d’ailleurs pour cela que certains astronautes et pilotes d’avion s’entraînent à sauter sur des trampolines afin d’y renforcer leur résistance et leur agilité.

Ce n’est point une hyperbole que de dire que le Water-polo et le Trampoline ont de beaux jours devant eux malgré le peu de lumière sur eux reflétés. Au regard de leur texture, de leurs propriétés physiques et de leur utilité sans oublier qu’elles demeurent présentes aux JO, elles gagneraient à être plus valorisées.