Classement final de #LaFlammeRouge

Tout au long de ce Tour d’Espagne 2018 riche en émotions et rebondissements, nous avons noté quotidiennement les acteurs de la course. Pour clore l’exercice, nous avons attribué des points bonus au vu des résultats finaux selon notre barème initial. Voici notre classement de la Vuelta.

Points bonus

Simon Yates : le meilleur des trois semaines. Il a fait preuve de justesse et d’intelligence, et n’a jamais flanché quand ses, rares, concurrents directs l’attaquaient. Mieux, il a pris la course à son compte au moment le plus important, et, s’il s’est fait dépasser sur la ligne d’arrivée par Thibaut Pinot, c’est que le Français ne représentait plus aucun danger pour lui. Une maitrise générale qui lui permet de remporter son premier Grand Tour, 10 points bonus, notre classement de la Vuelta et les félicitations du jury de la Flamme Rouge !

Enric Mas : on ne va rien vous cacher, c’est le chouchou d’une bonne partie de la rédac ! A tel point que, les plus avisés, voulaient aussi lui attribuer les 5 points bonus de la bonne surprise de cette Vuelta. Et, sur le fond, comment leur donner tort ? Personne ne misait sur le coureur des Baléares, ni sur le niveau qui a été le sien pendant ces trois semaines, et encore moins sur sa 2è place au classement de la Vuelta. Impérial dans l’avant-dernière étape, qu’il a remporté devant Lopez et Yates, le coureur de la Quick-Step, il s’est assuré d’un podium largement mérité aux dépends de son compatriote Valverde. 8 points pour Enric, et tout le love de la rédaction.

Elia Viviani : il aura glané 7 étapes de grand tour cette année. Après les 4 récoltées à la maison, le Vénétien est venu relever les compteurs en Espagne et repart avec 3 nouvelles étapes dans la musette. Sans réelle concurrence, entre un Sagan diminué, un Bouhanni à réaction et un Van Poppel inconstant, il aura fait le travail proprement. Sans génie, mais avec savoir-faire. Dans un tour peu enclin à faire briller les sprinteurs, il méritait bien une distinction : 6 points bonus pour Elia.

Ben King : l’ancien champion des Etats-Unis sur route signe cette année sa meilleure performance dans un grand tour. Il finit 24è et remporte 2 étapes, les seules de son équipe cette année en Word Tour. A l’image de sa victoire à l’Alfaguara, il a su se montrer entreprenant et fin tacticien. Un garçon dont on n’attendait pas grand-chose, la définition donc de la bonne surprise, qui lui vaut les 5 points de la rédaction.

Thibaut Pinot : il su avoir du caractère et de l’intelligence de course. Après un Giro terminé au fond d’un lit d’hôpital et un Tour couru depuis son canapé, le Franc-Comtois a parachevé une très belle Vuelta pour les hommes de Marc Madiot – Rudy Molard a porté 3 jours le maillot rouge du leader. Sa plus belle victoire restera, peut-être, celle du Coll de la Rabassa. Après un chrono raté, le Français se devait de réagir, et il l’a fait de la meilleure des manières en étant le seul, ce jour-là, capable de suivre Yates, pour le déposer finalement au sprint. Un caractère qui lui permet d’accrocher une sixième place au général et les 4 points d’une rédaction qui l’aime tant !

Alejandro Valverde : Papy a fait de la résistance, avant de s’écrouler. A 38 ans, il enchaine un Tour de France et une Vuelta avec panache ; et s’offre le luxe de décrocher le classement par points et deux étapes. Il égale ainsi les performances de Sen Kelly et Laurent Jalabert en engrangeant son quatrième maillot vert. Ça méritait bien 2 points !

Au rayon des déceptions, nous aurions pu citer, pêlemêle, Nibali, Zakarin, Kwiatkowski ou Sagan. Les trois qui repartiront avec 2 points retranchés seront Quintana, Porte et Aru.

Le Colombien, fidèle à lui-même, a été trop inconstant pour pouvoir accrocher un podium qui semblait, au vu de la start-list, dans ses cordes, si ce n’est mieux.

Fabio Aru a tout simplement été transparent, alors qu’il a toutes les capacités pour briller sur la Vuelta.

Quant à Richie Porte, que dire… Après un Tour de France abandonné sur blessure, il arrivait sur la Vuelta avec des ambitions élevées. Il la finit 84è du classement de la Vuelta à près de 3 heures de Yates. D’abord malade, il n’a jamais pu se remettre, pis, il lui a pris l’idée extravagante d’attaquer de prendre l’échappée dans une dixième étape promise aux sprinteurs. Même dans l’hypothèse d’une préparation aux Mondiaux d’Innsbruck, on reste sur notre faim !

Classement final

1     Simon Yates : 57

2     Elia Viviani : 44

3     Peter Sagan : 32

4     Alejandro Valverde : 28

4     Enric Mas : 28

6     Thibaut Pinot : 27

7     Ben King : 25

8     Migel A. Lopez : 22

9     Alessandro De Marchi : 21

10    Dylan Teuns : 20

11    Rohan Dennis : 18

12    Michal Kwiatkowski : 16

13    Jelle Wallays : 15

13    Oscar Rodriguez : 15

15    Luis Angel Mate : 14

15    Danny Van Poppel : 14

17    Steven Kruijswijk : 13

17    Jhonatan Restrepo : 13

19    Rafal Majka : 12

19    Giaccomo Nizzolo : 12

21    Jesus Herreda : 11

22    Simon Clarke : 10

22    Tony Gallopin : 10

22    Alexandre Geniez : 10

22    Micheal Woods : 10

26    Dylan Van Baarle : 8

26    Sven Erik Bystrom : 8

26    Bauke Mollema : 8

26    Nacer Bouhanni : 8

26    Rudy Molard : 8

26    Jordi Simon : 8

26    Joey Rosskopf : 8

33    Emanuel Buchmann : 6

33    Franco Pellizotti : 6

33    Mark Padun : 6

33    Jonathan Castroviejo : 6

33    Rigoberto Uran : 6

38    Lukas Pöstlberger : 5

38    Nikita Stalnov : 5

38    Soto : 5

41    Nelson Oliveira : 4

41    Wilko Kelderman : 4

41    Davide Villela : 4

41    Jon Izagirre : 4

41    Nils Peters : 4

41    Bjorg Lambrecht : 4

41    Laurens de Plus : 4

41    David de la Cruz : 4

49    Pierre Rolland : 3

50    Ivan Garcia Cortina : 2

50    Victor Campenaerts : 2

50    George Benett : 2

50    Floris de Tier : 2

50    Marc Sarreau : 2

55    Vincenzo Nibali : 0

171  Nairo Quintana : -2

171  Fabio Aru : -2

171  Gorka Izagirre : -2

171  Matteo Trentin : -2

175  Inur Zakarin : -4

176  Richie Porte : -6

Dans la semaine, nous reviendrons en détail sur cette Vuelta étonnante !

A propos de l'auteur

Fan de foot mais aussi de Serie A, je prends autant de plaisir à voir jouer Gilles Simon qu'à attendre une arrivée au sprint entre les Alpes et les Pyrénées. Talking Heads et Panetonne.

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