En équipe

CAN 2019 : présentation du groupe D

À quelques jours du lancement de la Coupe d’Afrique des Nations qui se déroulera au Egypte, WeSport vous présente l’intégralité des équipes présentes pour cette édition 2019. Après les groupes F et E, voici la présentation de la poule D, dites de la mort !

Présentation du Maroc

Tombé dans le groupe du Cameroun, de la république de Malawi et de l’Archipel des Comores, le Maroc faisait figure de favori. Comme prévu, la sélection marocaine a tenu son rang, terminant premier du groupe B avec trois victoires, deux nuls et une défaite au tableau de bord. D’abord défaits au Cameroun (1-0), les marocains ont ensuite réagi chez eux face à la république du Malawi (3-0) avant d’enchainer face aux Comores (1-0).

La phase retour a aussi été compliquée, d’abord aux Comores où les hommes d’Hervé Renard ont été accrochés à la surprise générale (2-2), notamment en encaissant le deuxième but à la dernière seconde de jeu. Mais ces derniers ont vite relevé la barre en s’imposant face au Cameroun (2-0), seule équipe à avoir battu le Maroc en phase de qualifications. Grâce à la victoire des Comores sur le Malawi, le Maroc validait son ticket pour la Coupe d’Afrique des Nations avant même la dernière journée. Une dernière journée qui s’est d’ailleurs soldée par un nul sans saveur au Malawi (0-0). 

En résumé, une campagne de qualifications qui n’a pas été de tout repos pour les coéquipiers de Hakim Ziyech mais l’essentiel avait été assuré. 

Cette séléction marocaine est sûrement la formation la plus complète des 24 pays qualifiés pour la CAN 2019. Un voire plusieurs joueurs par ligne sont passés ou jouent encore dans de grands clubs européens. On pense notamment à Mehdi Benatia, défenseur hors-paire et désormais à Al Duhail, ou encore Achraf Hakimi qui évolue à Dortmund. Au milieu de terrain, on retrouve Younès Belhanda, bien connu en France pour son passage victorieux à Montpellier en 2012 et désormais à Galatasaray. On ajoutera bien sûr Hakim Ziyech, grand artisan de l’exceptionnelle campagne de l’Ajax Amsterdam en Ligue des Champions. Les attaquants sont eux un peu moins connu du grand public mais reste redoutables. On pense à Oussama Idrissi qui sort d’une excellente saison avec l’AZ Alkmaar (vingt buts en 44 matches).

Fort d’une équipe qui fait saliver sur le papier, le Maroc aimerait retrouver la gloire, lui qui ne compte qu’une seule Coupe d’Afrique des Nations remportée en 1976. Malgré une génération dorée, espacée sur vingt années, et qui a pris forme sur un coup d’éclat lors de la coupe du monde au Mexique en 1986 (le Maroc était devenu le premier pays africain à passer le premier tour d’une coupe du monde), les Lions de l’Atlas ont peiné à confirmer, surtout au début de années 2000 malgré une finale de la CAN disputée et perdue contre la Tunisie.

Depuis sa victoire en 1976, le Maroc n’a plus glané une CAN, et cette disette est toujours d’actualité. Les seuls titres du Maroc depuis sa première CAN sont un championnat d’Afrique des Nations en 2018 et, à un degré moindre, des Jeux Méditerranéens en 2013.

Pour emmener cette sélection marocaine, Hervé Renard. Il disputera cette année sa sixième Coupe d’Afrique des Nations d’affilée en tant que sélectionneur, aux commandes d’une troisième nation. Un long parcours qui a débuté avec la Zambie en 2010, avant de poursuivre avec la Côte d’Ivoire et d’être actuellement l’homme de base de la sélection marocaine pour la troisième année. L’homme aux deux Coupe d’Afrique des Nations, remportées en 2012 avec la Zambie et en 2015 avec la Côte d’Ivoire, voudra surfer sur la victoire lors du Championnat d’Afrique des Nations 2018.

L’homme clé est évidemment Hakim Ziyech. Auteur d’une saison incroyable avec son club de l’Ajax Amsterdam, tant dans le jeu qu’au regard des statistiques (29 matches d’Eredevise, seize buts et treize passes décisives), le joueur de 26 ans sera le fer de lance du secteur offensif marocain. Si lui est en forme, le Maroc ne sera à n’en pas douter une redoutable équipe à scorer.

Notre pronostic : vainqueur

Présentation de la Côte d’Ivoire

La Côte d’Ivoire a eu une campagne de qualifications difficile. Tombés dans le groupe H en compagnie de la Guinée, de la République centrafricaine et du Rwanda, les ivoiriens ont terminé à la deuxième place avec onze points (trois victoires, deux nuls et une défaite), derrière la Guinée et ses douze unités.

Comme le Maroc, les Elephants ont débuté cette campagne par une défaite à domicile face à leur principal concurrent, la Guinée (3-2). Mais comme le Maroc, la réaction fut immédiate avec deux victoires face au Rwanda (2-1) et une démonstration contre la République Centrafricaine (4-0).

Lors de la phase retour, les ivoiriens ont paru plus solide, concédant deux nuls lors de leurs deux déplacements en CentreAfrique (0-0) puis en Guinée (1-1). Déjà qualifiés avant même de disputer son sixième match, la Côte d’Ivoire en a profité pour répéter ses gammes et le Rwanda en a fait les frais (3-0).

Ibrahima Sissoko dispose d’un groupe homogène, avec des joueurs capable de faire la différence à toutes les lignes. Derrière, on peut retrouver Serge Aurier, finaliste de la dernière ligue des champions avec Tottenham, ou encore Ismaël Traoré, solide capitaine du SCO d’Angers.

Au milieu, on retient notamment les noms de Jean-Michael Seri, ancien niçois et désormais à Fulham ou encore la pépite toulousaine Ibrahima Sangaré, l’une des révélations de la saison en Ligue 1. Jean-Philippe Gbagmin sera aussi intéressant à suivre dans l’entrejeu ivoirien.

Devant, les noms sont plus connus du grand public puisque l’on y retrouve Max-Alain Gradel, capitaine du Toulouse FC, Wilfried Zaha, évoluant à Crystal Palace, Maxwell Cornet, auteur d’une bonne saison avec l’Olympique Lyonnais. Bien sûr, l’homme fort de l’attaque des Éléphants se nomme Nicolas Pepe qui sort d’une saison d’exception avec le LOSC. 

Dans son histoire, la Cote d’Ivoire détient deux coupe d’Afrique des Nations, toutes deux acquises face au Ghana aux tirs au but (1992, 2015). La sélection ivoirienne sort par ailleurs d’une génération dorée. Didier Drogba, Kolo et Yaya Touré, Salomon Kalou ou encore Didier Zokora en étaient les cadres. Néanmoins, cette équipe ne réussira jamais à emmener la Côte d’Ivoire sur le toit de l’Afrique, naviguant de déception en déception et quittant la sélection sans le moindre trophée d’envergure. Mais au-delà du continent, cette génération là aura eu le mérite de qualifier son pays pour trois coupes du monde consécutives (2006, 2010, 2014). Une première dans son histoire. 

Ibrahima Kamara a pris les rênes de la sélection ivoirienne en juin 2018. Une décision logique pour celui qui connait sur le bout des doigts le football ivoirien. Entraineur des U17 puis des U20 avec des résultats plus que convaincants, Kamara a tout logiquement pris place sur le banc des A. Moins charismatique et expérimenté que ses prédécesseurs (Renard ou Wilmots), il n’en reste pas moins un très bon entraîneur. Et pourquoi pas l’homme providentiel pour permettre à sa nation de remporter la CAN 2019 ?

Nicolas Pepe sera l’homme à suivre. Auteur d’une superbe saison avec le Lille OSC (vingt-deux buts en trente-huit matches de Ligue 1), l’attraction de ce mercato d’été sera le fer de lance de l’attaque ivoirienne pour la Coupe d’Afrique des Nations. Contrairement aux autres stars de cette CAN, le lillois arrivera frais puisqu’il a seulement joué le championnat avec son équipe du LOSC.

Pronostic dans la compétition : demi-finale.

Présentation de l’Afrique du Sud

Tombée dans le groupe E en compagnie du Nigeria, de la Libye et des Seychelles, l’Afrique du Sud a tenu son rang derrière le premier cité, en terminant invaincue. Contrairement aux marocains et ivoiriens, les sud-africains ont parfaitement débuté leur campagne avec une victoire chez le favori du groupe, le Nigeria (2-0). Les deux derniers matches de la phase aller, par ailleurs à domicile, ont accouché d’un nul face à la Libye (0-0) puis d’une claque donnée aux Seychelles (6-0).

Lors de la phase retour, les Bafana Bafana ont enchaîné deux nuls, aux Seychelles (0-0) et contre le Nigeria (1-1), avant de conclure leur campagne de qualifications par une victoire en Libye (1-2).

Avec la troisième meilleure différence de buts des qualifications (+9, derrière l’Egypte et le Sénégal), l’Afrique du Sud a logiquement composté son billet pour l’édition 2019.

A contrario du Maroc et de la Côte d’Ivoire, l’Afrique du Sud ne présente pas de top joueurs évoluant dans les grandes écuries européennes. Derrière, les clubs du Chiefs et de Wits sont les plus représentés, avec cinq défenseurs sur sept. Dans l’entrejeu, Bongani Zungu (Amiens SC), Kamohelo Mokotjo (Brentford FC) et Thulani Serero (SVB Vitesse) sont les trois milieux évoluants en Europe. Devant, on retrouve Lebo Mothiba, bien connu des terrains de Ligue 1 pour son style atypique sous le maillot strasbourgeois. 

Dans son histoire, l’Af’ Sud a remporté une Coupe d’Afrique des Nations, en 1996. Deux ans plus tard, les sud-africains obtiennent leur première qualification pour un premier tour de coupe du monde, en France. Malgré ce début d’embellie et une nouvelle coupe du monde disputée en 2002, la sélection n’a pas réussi à surfer sur cette vague. Le mondial organisé en 2010, le premier pour un pays africain, n’y a rien changé. L’Afrique du Sud est pour le moment dans le creux de la vague.

Stuart Baxter a pris les rênes de la sélection en 2017. Lui, le britannique, est revenu douze ans après sa dernière pige – ratée – à la tête des Bafana Bafana. Il tentera de faire mieux qu’une piètre élimination au premier tour de la CAN 2004. Mais à la vue du groupe de l’Afrique du Sud cette année, être éliminé au premier tour ne serait cette fois-ci pas une calamité.

Notre pronostic : troisième de la poule D.

Présentation de la Namibie

SOURCE PHOTO : mondialsport.net

Onze ans après, la Namibie retrouve la Coup d’Afrique des Nations. Bénéficiaires d’un groupe sans grosses pointures, les namibiens ont tiré leur épingle du jeu face à la Guinée-Bissau, le Mozambique et la Zambie en terminant deuxième de leur poule. Pour débuter, une défaite en Guinée (2-0). Puis un nul face à la Zambie (1-1) avant d’aller réaliser un tour de force en Mozambique (1-0). 

Lors de la phase retour, les namibiens ont continué leur petit bonhomme de chemin avec une victoire face à la Mozambique (1-0), un nul face à son principal concurrent, la Guinée-Bissau (1-1), puis une dernière victoire face à la Namibie (4-1) pour parachever une bonne campagne de qualifications. Mais pour se qualifier pour la CAN 2019, la Namibie aura dû attendre un but de la Guinée-Bissau à la dernière seconde de la sixième journée. In extremis. 

Le groupe emmené par le sélectionneur Ricardo Mannetti n’a pas de star. Les 23 qui composent cette sélection viennent de divers clubs africains. Seul le défenseur Ryan Nyambe évolue hors des frontières africaines, à Blackburn exactement. 

Victime d’une indépendance tardive, la nation namibienne a une histoire récente avec le football. C’est en 1990 que la fédération namibienne de football est créée. Depuis, on dénombre deux participations à la Coupe d’Afrique des Nations, dont la dernière en 2008. Cette édition sera donc la troisième pour les « Brave Warriors » qui ont déjà réalisé l’exploit de se qualifier. Ils tenteront de passer pour la première fois le premier tour. Logiquement, les namibiens n’ont jamais participé à une coupe du monde. 

Ricardo Mannetti est le sélectionneur des Brave Warriors depuis 2013. Ce sera sa première Coupe d’Afrique des Nations sur le banc, puisqu’il avait déjà participé à la première CAN de l’histoire de la Namibie en tant que joueur. 

Benson Shilongo est le joueur à suivre. Attaquant rapide, Shilongo est en plus un formidable finisseur. Auteur de six buts en treize matches avec son équipe d’Ismaily, le namibien a aussi de belles statistiques avec sa sélection (neuf réalisations en 24 matches). Un joueur clé dans le secteur offensif namibien.

Notre pronostic : dernier de la poule D. 

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