De la chaussure au fer à cheval…

Après avoir longtemps vécu du marché de la chaussure, Didier Marion, bien plus passionné par les fers des chevaux que par les sandales et autres bottes, se lance dans une folle aventure: Créer un centre d’entraînement équin !

Une écurie venue de nulle part

Les chevaux au repos. A chacun son paddock

 

Situé à quelques kilomètres d’Angers, à Saint Quentin en Mauges, le haras de la Tricollière accueille sur 80 hectares les chevaux de l’écurie Jérôme et Didier Marion. Un centre d’entraînement pour galopeurs et sauteurs, crée d’A à Z par Messieurs Marion, Père et Fils. Après une courte carrière comme Jockey, Jérôme décide de devenir entraîneur.

Clément, l’autre fils de Didier préférant se consacrer aux courses de trot. Bien que réussissant pas si mal, notamment pour Sylvain Lelièvre ( les Gîtes), Clément quitte le monde du trot et rejoint la famille. Chassez le naturel…

Pistes, boxes, paddocks, obstacles, tout est fait maison. Les débuts ne sont pas faciles. Peu de propriétaires frappent à la porte. Didier Marion commence à acheter des chevaux que l’on dit finis. Certains sont même achetés ”au cul du camion” ….

Avec une détermination folle ainsi que beaucoup d’huile de coude, petit à petit les trois oiseaux font leur nid.

 

Un certain Murmure…

 

Et puis, la chance arrive avec un dénommé, Murmure. Excellent en plat et obstacle, la famille Marion se rend acquéreur du cheval afin d’en faire un étalon. Murmure saillit des poulinières de courses, mais aussi des Selle – français, AQPS et autres A.A. Quelques bons sujets naissent. Le meilleur produit de Murmure est le Champion Jérico Vallis.

 

 

Les résultats ne tardent pas à se faire connaitre

 

Didier Marion en compagnie d'El Tango Bello sur l'hippodrome de Nantes

Didier Marion en compagnie d’El Tango Bello sur l’hippodrome de Nantes

Au fur et à mesure que les installations de l’écurie Jérôme et Didier Marion  se montent et se modernisent, les résultats arrivent ainsi que les propriétaires. Sundahia, lauréat du Violon II , du Saint Sauveur, puis héros malheureux dans le Prix du Président de la République 2014. Sundahia a été jugé digne de courir le Grand steeple Chase de Paris (8e). Depuis quelques années, l‘écurie Marion termine dans les 20 premiers entraîneurs d’obstacle. Écumant tous les hippodromes de France, un bon pourcentage de chevaux gagne leur avoine annuelle.

 

D’ouest en est, du sud au nord les couleurs rouges et jaunes sont omniprésentes toute l’année.

2017: 345 courses 42 victoires 161 fois dans les 5 premiers…signe d’allocations ! Sacré meilleur entraîneur au nombre de victoires de la Fédération Anjou Maine…

2018:  330 courses 31 victoires 177 fois dans les 5

À mi-année 2019 déjà 184 – 12- 105. Sachant que la période Août -,Octobre est la meilleure pour cette écurie de l’ouest, on peut penser que cette année encore, ça va le faire !

 

Avenir…

La belle Yamuna

Ne restant jamais les deux pieds dans le même sabot (normal pour un ancien vendeur), Le Père et le fils ont créé une écurie de groupe: L’écurie Anjou Passion. Sans avoir eu jusqu’à maintenant beaucoup de chance, quelques belles deuxièmes places ont fait rêver les associés de cette écurie. Jennychope, Défi Chope, Yamuna (notre photo) ont eu le privilège de porter les couleurs de l’Anjou.

Quelques espoirs comme la bonne Dance avec Jersey, Petite Joy, Roi d’Oudalle, et le bon cheval de Cross Sleepingko. peuvent gagner leur course sans problème.

 

Always Mist et Jérôme Marion

                                    Always Mist et Jérôme Marion

 

 

 

 

Valamaz et Alexandre Orain

Valamaz et Alexandre Orain. La nouvelle recrue d’origines élevage Aga Khan, se montre doué sur l’obstacle.

 

Les couleurs de l'écurie Anjou Passion à Auteuil

             Always Mist sous les couleurs de l’écurie Anjou Passion à Auteuil

 

Un nouveau projet à l’étude

Didier et Jérôme plutôt spécialisés dans les courses d’obstacle zieutent vers le galop à un plus haut niveau.

Pour cela la construction d’une piste en fibré est à l’étude. De futurs propriétaires sont peut-être au bout de cette nouvelle entreprise…

 

Faire connaître ce genre d’hommes de cheval est primordial. Les courses de ”province” étant la base des compétitions hippiques. N’hésitez pas à venir encourager ces ”petits” entraîneurs souvent oubliés et restés dans l’ombre des grands.

 

Texte: Les Cahiers du Turf

Crédits photos: François Nain et Les Cahiers du Turf

 

 

 

 

A propos de l'auteur

Journaliste hippique et amoureux des chevaux. Je considère les courses avant tout comme un sport, mais l'argent étant le nerf de la guerre, suis pas contre de mettre un billet de temps à autre sur un cheval. Faire connaitre le monde des courses est pour moi un plaisir.

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