Quatre joueurs tricolores ont été sélectionnés à l'occasion du Premier Tour de la Draft NBA qui s'est effectué la nuit dernière. Titulaire en puissance, rotation ou joueur de bout de banc, projection sur les possibilités de Risacher, Sarr, Salaün et Dadiet au sein de leurs nouveaux environnements respectifs.

#1 Zaccharie RISACHER (Atlanta Hawks)

Zaccharie Risacher sera attendu pour sa première saison NBA. Un an après le phénomène Victor Wembanyama, il risque d'être scruté avec attention, et les comparaisons fallacieuses vont aller bon train. Mais il ne faut pas mettre la charrue avant les bœufs. L'ancien ailier de la JL Bourg ne va pas rouler sur la NBA comme l'OVNI des Spurs. Du haut de ses 19 ans, il doit encore faire ses preuves et continuer la progression linéaire entamée depuis ses débuts professionnels. Malgré son statut de numéro un de Draft, il ne serait ainsi pas étonnant de le voir débuter la saison dans un rôle de 6e homme en sortie de banc.

Toutefois, le flou entourant la situation actuelle des Hawks laisse planer le doute quant à son rôle puisque la star Trae Young pourrait quitter le navire. Excellent défenseur extérieur, il souffrira sans aucun doute près du cercle face aux gabarits hyper athlétiques qui peuplent la ligue. Mais ce n'est qu'un détail au vu du potentiel illimité que représente le fils de Stéphane des deux côtés du parquet.

#2 Alexandre SARR (Washington Wizards)

Pour Alexandre Sarr en revanche, la situation est limpide. Le pivot français débarque à Wahington avec un statut de titulaire quasi automatique. Il faut dire que les Wizards sont quasi au point mort suite à une saison dramatique dans le sillage d'un duo Jordan Poole – Kyle Kuzma qui n'a pas convaincu. Toutefois, ces derniers ont frappé fort en 24h puisqu'en plus de Sarr, ils ont également récupéré Malcolm Brogdon dans un échange avec Portland. Cela est du pain béni pour le jeune pivot tricolore puisqu'il va pouvoir compter sur un excellent meneur vétéran. Si Tyus Jones vient également à prolonger, Washington possèdera donc une paire de meneurs de haute volée.

La franchise a bien joué le coup et s'offre donc un axe 1-5 solide puisque le pivot français est déjà un défenseur de haut niveau. S'il parvient à trouver une régularité offensive, notamment derrière l'arc, on tiendra là un nouveau cheat code.

#6 Tidjane SALAÜN (Charlotte Hornets)

Il est clairement l'une des bonnes surprises de cette Draft. Si certains bruits laissaient penser qu'une sélection aussi haute soit possible, cela était loin d'être une garantie, sa place étant plus situé entre les 8e et 12e rangs. Mais finalement, les Hornets ont décidé de surprendre les observateurs américains. Mais pas ceux de l'hexagone. La dernière pépite de la formation du Cholet Basket représente un profil alléchant pour la NBA actuelle. Positionné plutôt au poste d'ailier, il évolue par séquence au poste d'ailier fort puisque sa taille lui permet (2,06m). Déjà solide physiquement, capable de prendre ses responsabilités, comme il l'a prouvé ces derniers mois dans les Mauges, il était considéré comme l'un des potentiels bons coups à réaliser.

Charlotte n'a pas hésité à lâcher son 6e pick pour tenter le pari. Avec Lamelo Ball en meneur et Mark Williams en pivot, la franchise dispose d'un trio prometteur autour duquel construire. Comme pour Risacher, il faudra voir quel rôle sera privilégié. Soit immédiatement dans le 5, soit avec de grosses minutes en sortie de banc. Il faudra voir se que contactera le nouveau coach de la franchise, Charles Lee.

#25 Pacôme DADIET (New York Knicks)

L'objectif de Pacôme Dadiet est atteint. Avec cette sélection au premier Tour, l'ailier qui évoluait en Allemagne, à Ulm, va donc pouvoir signer un contrat garanti. Privilège réservé seulement aux trente premiers choix. Contrairement à ses trois compatriotes, son horizon à court terme semble totalement bouché. En effet, les Knicks seront à la reprise un véritable candidat au titre, comme l'indique leur récent trade. De plus, le coach actuel, Tom Thibodeau, n'est pas réputé pour ouvrir à outrance son banc, ce qui limite les possibilités.

Ainsi, deux choix vont s'offrir : soit un retour temporaire en Europe, soit une saison de découverte du basket américain à travers la G-League, le tout combiné à quelques bouts de match en NBA. En tout cas, Pacôme Dadiet aura besoin de jouer pour poursuivre ses progrès, notamment en défense, son principal point faible. Au sein de Knicks réputés pour leur jeu dur, il sera en tout cas à bonne école.