Si, tous les soirs, les joueurs qui foulent les parquets de la NBA peuvent être vu sur petit écran, il arrive que certains apparaissent sur le grand et finissent donc dans nos salles de cinéma préférées.
La NBA. Ses stars et leur notoriété. Et comme la notoriété appelle la notoriété, ces joueurs, souvent largement connus du grand publique, passent par la case acteur et finissent sur grand écran. Comédie, romance, action, tout y passe, la balle orange y est même oublié dans certains films, mais peut aussi être le point central de l'histoire dans d'autres.
Des films de basket-ball ce n'est pas ce qu'il manque. Des chefs d’œuvres sont nés en rapport avec ce sport exceptionnel. Mais il est difficile de créer tout un long métrage sur un sport seul. Cela manquerait de rebondissement et pourrait rapidement être redondant. C'est pourquoi ces films, qualifiés de chefs d’œuvres, car il est vrai que certains s'éloigne franchement de l'art, traitent de vrais sujets, de vrais problèmes. Que ce soit dans « The Basket-ball Diaries », inspiré du livre autobiographique de Jim Caroll, dénonçant la difficulté à grandir des jeunes défavorisés, tombés dans la drogue, et que même le basket et sa passion n'arrivent pas à remettre dans le droit chemin.

Ou encore « Coach Carter », peignant l'histoire d'un coach qui, dans ses années universitaires, avaient tout gagné en tant que joueur, et qui, en tant que coach fait passer les études avant le basket-ball, inculpant les valeurs de travail aux jeunes sous sa tutelle. Mais dans ces deux films, aucun joueur ayant évoluer dans la Grande Ligue n'est présent.
Du basket, par des basketteurs, pour des basketteurs
Du basket sur tout un film, et où l'on peut voir des stars de la NBA jouant les Hollywoodiens, c'est possible ? Oui. Absolument. Ce fut le cas de Gary Payton, en 1992, dans « Les blancs ne savent pas sauter ». Pourtant on ne retrouve pas le nom de Payton dans le générique du film, il faut dire qu'à cette époque The Glove n'avait pas la fame qu'il a pu connaître par la suite. Il paraît même qu'un deuxième volet devrait naître un jour, avec Blake Griffin en tant qu'acteur principal. Alors, là déjà il y a mensonge, car s'il y a bien un blanc qui sait sauter, c'est Blake Griffin.
Un deuxième volet, il devrait également en avoir un pour « Space Jam », ce film où l'on a pu retrouver Michael Jordan, entouré de Looney Tunes, en 1996. Pour ce futur épisode on devrait voir LeBron James dans cette même situation.

Le talent à l'affiche donc. Alors il n'y a pas de blasphème à parler de « Thunderstuck », ce film décalé avec Kevin Durant. Il est vrai que le nom du film fait grande référence à l'équipe que ce diable de Durant à trahit par la suite. Enfin ce n'est pas le seul point négatif à faire sur le film puisque, de par son ambiance peut être un peu trop décalé, l’œuvre ne semble pas plaire à tous, recevant un note de 2,7 sur AlloCiné.
Certains joueurs, trop accro à ce sport, se voit attribuer leur propre rôle dans des films ou le basket n'est qu'anecdotique, comme pour Amare Stoudemire et LeBron James dans « Crazy Amy », un film romantique un peu trop romantique.
Joueur NBA et acting ordinaire
Il arrive toutefois de retrouver des joueurs dans des rôles sans aucun lien avec leur sport. Bien souvent, ils sont là pour la bagarre : Kareem Abdul Jabar qui se bat contre Bruce Lee, juste avant sa tragique disparition, dans « Le jeu de la mort » ; Wilt Chamberlain, le monstre aux 100 points en un mach, qui accompagne Schwarzenegger lors de sa quête dans « Conan Le Destructeur » ; ou encore, dans « Double Team », Dennis Rodman en duo avec Jean-Claude Van Damn, où tout ce qui est plausible d'exploser explose.
Gherorghe Muresan à quant à lui trouvé un rôle qui lui collait à merveille. Ce géant de 2m31 va, dans « Le Géant & moi », jouer le rôle d'un gentil passant qui aide un homme venant de faire un accident de voiture assez violent. Une histoire d'amitié va naître entre les deux hommes, sur fond d'ambition cinématographique. En effet l'accidenté va déceler le potentiel du Géant et vouloir le faire passer devant les cameras. Une histoire qui aurait totalement pu se produire dans la réalité. Il est vrai que Muresan possède un vrai potentiel de par son physique hors-norme, malheureusement ce sera le seul film où le roumain apparaîtra.

Shaq, showman dans l'âme
Celui qui, par contre, n’apparaîtra pas qu'une fois, c'est le grand Shaquille O'Neal. Showman et blagueur dans l'âme, il était prévisible que Shaq finisse une nouvelle fois sous les projecteurs. Dans son propre rôle, et faisant plus office de caméo : « CB4 », « Good Burger », « He Got Game », « The Year of the Yao », « Scary Movie 4 », « C'était à Rome », ou encore sous forme de Légo dans « La Grande Aventure Légo », où il prête sa voix à un personnage animé à son effigie. Ce ne sont que de rapide apparitions. Pas de rôle clef, mais à chaque fois Shaq est là pour faire rire le public. C'est également le cas lorsqu'il ne joue pas son propre personnage. Que ce soit en tant qu'agent de police loufoque dans « Copain pour toujours 2 » ou que basketteur âgé (en présence des copains Kyrie Irving, Chris Webber, Nate Robinson, Reggie Miller ou encore Steve Nash) dans « Uncle Drew », le film inspiré par le personnage crée pour des pubs Pepsi.

Il lui arrive même de se mettre en scène lui-même, comme en 1996, dans « Kaazam ». Il est le producteur exécutif de ce film où il joue le rôle d'un drôle de génie retrouvé au fond d'un boîte. Oui, devant la caméra, derrière la camera, le Shaq fait tout. Il fut même présent derrière le micro pour donner de la voix au Schtroumpf Tranquille dans « Les Schtroumpf 2 » et au chien Karma dans « Show Dogs ».
Sport, action, romance, comédie. Tous les goûts et toutes les couleurs ont été abordés, pour le plus grand plaisir des spectateurs. Alors n'attendez plus, faites votre choix et passez un agréable moment avec votre star NBA préférée.
image mise en avant : Kazaam
Nathan CHATELAIN