Hors-jeu

Entretien avec William Dutoit, gardien du KV Oostende, passé par Lens, Belfort ou encore Saint-Trond

Bonjour William, nous sommes ravis de pouvoir vous poser ces quelques questions. Vous êtes Gardien de but au KV Oostende, club belge évoluant en Jupiler Pro League.

Pour commencer, pouvez-vous nous dire d’où vous vient cette passion du football ? Comment avez-vous commencé et pourquoi avez-vous choisi le poste de gardien de but ?

 

Cette passion a été transmise par mon père, je le suivais les dimanches sur les terrains amateurs et j’y ai pris goût !

J’ai commencé gardien dès mes premiers matchs, j’ai toujours aimé faire différemment des autres, et là c’était le meilleur moyen, j’avais pas le même maillot déjà .. (rires)

 

Vous avez été formé au Racing club de Lens. Comment se passe la vie d’un jeune en centre de formation ?

 

J’ai d’abord été formé au LOSC puis j’ai rejoint Lens à mes 17 ans, c’était un rêve pour moi étant supporter du club. La vie d’un jeune au centre est simple, je m’entraînais avec la CFA, des fois en pro quand on faisait appel à moi, et l’après-midi on avait des cours particuliers. On ne sortait pratiquement jamais du centre, sauf pour aller au code ou faire des heures de conduites pour le permis ! On était toujours entre potes de l’équipe, ça crée des liens et des anecdotes inoubliables.

 

 

Le Racing décide finalement de ne pas vous garder, vous partez donc jouer trois saisons en CFA et CF2. Avec le recul, comment avez-vous vécu cette situation ?

 

Je n’ai pas laissé le temps à Lens de décider s’il me gardaient ou non, en décembre j’ai eu une proposition de Belfort, alors en CFA, avec la possibilité d’être directement titulaire. A Lens j’étais dans des conditions idéales mais je ne jouais jamais et j’aime trop la compétition pour regarder les autres… J’ai donc demandé à partir et ils ont accepté.

Je l’ai très bien vécu, je suis arrivé à Belfort dans un groupe formidable, où j’ai énormément appris et où je me suis construit en tant qu’homme, je n’étais plus entouré que de jeunes de mon âge issus d’un centre de formation, mais d’adultes, avec des familles, qui travaillent et s’entraînent dur le soir, je suis sorti de ma bulle et de mon confort !

 

source : Les infos du sport

 

Quel était votre tout premier match professionnel ? Qu’en retenez-vous ?

 

Mon premier match en pro, c’est juste avant de partir à Belfort, j’avais fait le stage hivernal avec les pros de l’effectif lensois, le coach était Jean-Pierre Papin et il y avait un match amical contre une équipe belge à la fin de la semaine, Roulers, j’en garde un magnifique souvenir. Il y avait des joueurs comme Eric Carriere, Monterubio, Bisevac , Julien Sable, Monnet-Paquet.

 

Après quatre années passées à Boussu Dour ( Belgique ), vous vous engagez à Saint-Trond en 2014. Club avec lequel vous finissez champion de D2, c’est un aboutissement ?

 

Oui en arrivant à Saint-Trond , j’avais dit à mon meilleur ami qu’enfin j’étais dans des conditions idéales pour m’exprimer et que je n’avais plus d’excuse. J’ai démarré la saison sur le banc puis je me suis très vite imposé, on a fini champion, j’ai été élu meilleur joueur par les supporters avec qui j’ai toujours une relation particulière, un moment magnifique dans ma carrière.

 

 

En Novembre 2015, votre équipe est tenue en échec à Lokeren. Vous décidez de quitter vos buts pour monter sur le dernier corner du match, et vous marquez ! Pouvez-vous nous raconter ce moment ?

 

Je me rappelle qu’en montant sur le corner, un coéquipier, Jean-Luc Dompe, me dit : « qu’est-ce que tu fais ? Retourne dans tes buts », je lui dis : « regarde je vais marquer ». Le ballon part au premier poteau et je fonce dans le tas, j’arrive à la toucher avant le gardien et je marque ! Mais je claque ma tête contre le poteau en marquant, on entend le bruit quand on regarde la vidéo. Je tombe KO et un coéquipier me relevé et me dit que j’ai marqué, j’ai un sursaut et je me levé et célèbre le but mais quelques secondes après je tombe dans les pommes !!! (rires)

 

 

Depuis janvier 2017 vous êtes le portier d’Ostende. Est-ce qu’au terme de votre contrat vous envisagez de revenir jouer en France ? On parlait de vous à Nîmes, Brest et même au Racing, avez-vous été contacté ?

 

J’ai encore 2 ans de contrat après cette saison, on verra d’abord ce que Ostende souhaite faire avec moi, mais je suis heureux ici et souhaite m’inscrire dans la durée !

Je sais que des clubs étaient intéressés oui, pas forcément ce qui ont été cités, en ligue 1 notamment. C’est toujours un plaisir d’être sollicité, ça prouve qu’on fait du beau boulot, mais je suis concentré sur Ostende et finir le travail.

 

On dit la D1 Belge est un championnat différent, qu’il est plus intensif, est-ce vrai ?

 

Je ne peux pas comparer la d1 belge et la d1 française, je n’ai jamais joué en d1 française.

 

De quoi êtes-vous le plus fier aujourd’hui ?

 

Ce qui me rend le plus fier c’est mon fils, et de pouvoir le prendre avec moi sur le terrain après une victoire.

 

Vous êtes considéré comme l’un des meilleurs gardiens de but de Belgique, en 2018, qu’est-ce qu’il faut de plus que les autres pour s’imposer ?

 

Je travaille tout le temps, je pense foot, je vis foot, je dors foot, toute ma vie est basée autour de mon métier, je sais que des fois c’est trop et que c’est dur pour ma famille mais je pense que la passion, le travail et le sérieux sont les maîtres-mots !

 

Nous vous remercions pour cette interview, et nous vous souhaitons une très bonne continuation dans votre club.

 

Merci à vous !

 

 

Merci à William Dutoit pour sa gentillesse, sa disponibilité et sa franchise.

Charlotte Gruszeczka.



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