La Fédération internationale d'escrime vient de se prononcer en faveur de la réintégration de la Russie et de la Biélorussie. En Ukraine, comme en Allemagne et aux Etats-Unis, la nouvelle a bien du mal à être acceptée. 

RUSSIE ET BIÉLORUSSIE RÉINTÉGRÉES, L'ALLEMAGNE ANNULE UNE ÉTAPE DE COUPE DU MONDE

Le 10 mars dernier, la fédération internationale d'escrime a officialisé un choix fort. À savoir la réintégration des athlètes russes et biélorusses en compétition à compter du 3 avril 2023. Soit la date du début de la période de qualification olympique pour les Jeux Olympiques de Paris 2024. L'escrime est purement et simplement le premier sport olympique à aller dans ce sens. Il s'agit bien évidemment d'une excellente nouvelle pour les tireurs russes et biélorusses, la Russie comptant notamment dans ses rangs certains des meilleurs escrimeurs de la planète. Depuis, les réactions fusent. Des réactions qui pourraient d'ailleurs ne pas rester verbales. En effet, un boycott n'est pas à exclure. La fédération allemande a été l'une des premières à envoyer un message fort. Ainsi, l'étape de Coupe du monde de fleuret féminin, initialement programmée le 5 mai prochain à Tauberbischofsheim (Allemagne), a purement et simplement été annulée. Et ce n'est pas tout.

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L'UKRAINE PROMET UN BOYCOTT, LES ÉTATS-UNIS AFFICHENT LEUR SOUTIEN

Le 21 avril prochain, soit dans moins d'un mois, les athlètes féminines russes et biélorusses vont donc faire leur grand retour à la compétition, du côté de Varsovie, en Pologne, dans le cadre de la Coupe du monde de fleuret. En début de semaine, la riposte de la Fédération ukrainienne a été cinglante : “La décision a été prise non seulement de refuser de participer à des duels contre des athlètes russes et biélorusses lors de compétitions de tout niveau, mais aussi pour les athlètes, entraîneurs et juges ukrainiens de ne pas participer à des tournois où des athlètes russes ou biélorusses seront en compétition“, peut-on ainsi lire sur ses réseaux sociaux et son site internet.

En parallèle, les Etats-Unis viennent de s'exprimer publiquement, à leur tour. La Fédération américaine assure regretter une “décision prématurée et bornée […] prise au mépris total des préoccupations des athlètes. Tout en taclant la Fédération internationale “qui semble avoir ignoré l'impact que sa décision aura sur nos amis et collègues escrimeurs ukrainiens”. “Nous appuyons le choix de chaque athlète de participer ou non à ces compétitions, sachant que sa décision est profondément personnelle et complexe”, peut-on aussi lire via un communiqué. Peut-on envisager, par extension, un boycott de certains escrimeurs américains ? C'est une possibilité à ne pas exclure. Une chose est certaine, le retour de la Russie et la Biélorussie aux affaires n'a pas fini de faire parler.