Après cette fin de saison de Formule 1 version 2018, le moment du bilan s'impose. Quelles ont été les écuries en forme ou en méforme, en progression ou en régression ? Cette saison nous a réservé des surprises de taille, et des déceptions immenses. Des pilotes se sont fait remarquer et d'autres oublier… Analysons d'un peu plus près la saison 2018 de chaque écurie et penchons nous aujourd'hui sur l'écurie Haas F1 Team.
Une écurie en progression constante
L’écurie Américaine, arrivée récemment dans la F1, n’en finit plus de grandir. Equipée d’un moteur Ferrari (et parfois décriée pour cela), la voiture américaine progresse d’année en année, au point de jouer des coudes pendant une bonne partie de la saison avec Renault et Force India. Les deux pilotes au sein de l’écurie ont pu extirper de cette voiture de belles performances, leur permettant d’être reconduits l’année prochaine.
D’un point de vue comptable, accrocher la 5è place est une très belle performance. Aussi, elles furent surprenantes dès le début de la saison à Melbourne (malgré le double abandon des pilotes). Ainsi, Haas ont confirmé à plusieurs reprises leur potentiel. Magnussen a assuré durant la première partie de saison, mais Grosjean a pris l’ascendant en deuxième partie de saison, offrant même le meilleur résultat de l’année en Autriche (4ème place).
That's all folks! The 2018 season is wrapped. ✔️#HaasF1 closed the 2018 F1 Championship with its fifth double-points result of the season and a strong fifth-place finish in the constructors’ standings.
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— MoneyGram Haas F1 Team (@HaasF1Team) November 25, 2018
Des pilotes inconstants, parfois performants
Pas franchement aidés par leur stand lors de la première course, les deux pilotes Haas ont su relever la tête à des moments diverses. Concernant le pilote danois Magnussen, il réalise un très bon début de saison. Et lui pour le coup a bien été aidé par les commissaires de course et la FIA. Surtout, il est souvent coupable de manœuvres dangereuses (sur Leclerc par exemple) ou idiotes (sur Alonso). Et pourtant, il a réussi à marquer plus de points que son coéquipier, et est auteur d’une première partie de saison remarquable. Classé notamment 5è en Autriche et à Bahreïn, il a su ramener de gros points à sa nouvelle écurie.
Concernant notre Grosjean préféré, l’année fut un peu plus compliqué. Lui pour le coup n’est pas dans les petits papiers de la FIA (pénalité en France, permis à point quasiment vide…). Mais il est très apprécié de la FFL, grâce notamment à ses masterclass à Bakou, en Chine, à Barcelone ou encore à Montréal ou il a percuté une marmotte… S’en suivit une deuxième partie de saison plus que satisfaisante. Auteur d’une grande performance en Autriche, il battu ensuite son coéquipier régulièrement en course et surtout en qualifications. Cependant il fut souvent au coeur des accrochages. Pour l’année à venir, il faudra surtout faire attention à réduire ce nombre d’incidents. Il serait dommage de perdre sa place en F1 pour quelques bouts de carbone froissés.
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Quelques chiffres
- 93 : comme le nombre de points marqués par Haas cette année, achevée à la 5è place constructeurs
- 19 : l’écart de points séparant Grosjean (14è) de Magnussen (9è)
- 5 : la meilleure place en qualifications d’une Haas, place obtenue 6 fois en tout (3 fois chacun)
Pour une écurie ayant débarquée en 2016, cette troisième saison est plus qu’encourageante. Dotée de deux pilotes au talent certain, quoique parfois brut, elle ne peut que progresser. On attendra de l’année prochaine un peu plus de rigueur, mais aussi de fair play de la part de cette écurie. Messieurs, un pilote doit se comporter en gentleman.