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F1 : Les tops/flops de la première partie de saison 2023 de Formule 1

Pendant un petit mois, les pilotes du championnat du monde de Formule 1 ont le droit à quelques vacances bien méritées. L’occasion de dresser le bilan de cette première partie de saison. Voici les tops et les flops après les douze premiers Grand Prix de la saison 2023.

 

Les tops 

L’intouchable Verstappen 

Max Verstappen n'a tout simplement rien laissé à ses adversaires. © Icon Sport.

Douze courses, dix victoires, 125 points d’avance sur son dauphin : Max Verstappen a tout écrasé sur son passage lors de cette première partie de saison. Le Néerlandais est en quête d’un troisième titre mondial qui, sauf un improbable retournement de situation, devrait lui revenir d’ici quelques semaines. Le croire rassasié serait une belle erreur. Le double champion du monde en veut encore plus. Super Max aimerait améliorer son record de succès sur une année et essayer de faire de Red Bull la première écurie invaincue sur toute une saison. En théorie, cela paraît complètement fou. En pratique, Max Verstappen pourrait bien en être capable.

Fernando Alonso de retour comme au bon vieux temps

Avec une voiture compétitive, Fernando Alonso montre qu'il est toujours capable de jouer devant, même à plus de quarante ans. © Icon Sport.

Derrière le leader du championnat, il est probablement le deuxième meilleur pilote de la grille en 2023. Arrivé chez Aston Martin, après un départ tumultueux d’Alpine, Fernando Alonso revît. Le double champion du monde a connu six podiums (deux fois deuxième et quatre fois troisième), passant parfois tout proche de la victoire. Si les dernières courses n’ont pas été aussi satisfaisantes que les premières, le Taureau des Asturies a promis qu’il ne quitterait plus le podium dès le retour des GP. Avec de nouvelles évolutions sur sa voiture, l’Espagnol pourrait avoir les moyens de conserver sa troisième place au championnat. Fernando Alonso a aussi un autre objectif, retrouver la victoire qu’il n’a plus connue depuis plus de dix ans.

Lewis Hamilton : Mr Régularité 

En plus de ses podiums, Lewis Hamilton a signé une nouvelle pole en F1, la 104e de sa carrière. © Icon Sport.

La Mercedes version 2023 n’est clairement pas la meilleure voiture du plateau. Chaque week-end, elle se bat pour prouver qu’elle est la deuxième force derrière Red Bull. A son bord, Lewis Hamilton enchaîne les performances. Quasiment toujours présent dans le top-5, le septuple champion du monde mise sur la régularité. Et il fait bien ! Quatrième du championnat, à un point de Fernando Alonso devant lui, le Britannique compte déjà quatre podiums. Auquel il faut ajouter une splendide pole position, décrochée au bout d’un tour canon sur le Hungaroring. S’il lui en manque encore pour rivaliser avec Max Verstappen, King Lewis ne s’interdit pas de rêver haut et d’aller décrocher une victoire avant la fin d’année. 

Piastri, le rookie a répondu présent 

Son départ précipité d’Alpine a fait énormément de bruit et Oscar Piastri s’est retrouvé sous les feux des projecteurs, sans jamais avoir piloté une F1 en compétition officielle. Arrivé chez McLaren par la petite porte, l’Australien s’est fait discret. Loin de la pression médiatique, le protégé de Mark Webber a appris de son côté pour mieux exploser là où il excelle : en piste. Avant la pause estivale, celui qui a passé les formules de promotion une par une est monté en puissance et a éclaboussé de son talent le championnat du monde. Auteur de son premier top-3 en qualifications, Oscar Piastri a ensuite terminé deuxième de la course sprint en Belgique, qu’il a un temps menée. Le rookie progresse à grand pas, le voilà prêt à viser encore plus haut. Prochain objectif : le podium. 

Albon et Sargeant là où on ne les attendaient pas 

Capable de prouesses au volant de sa Williams l’an dernier, Alexander Albon a continué sur sa lancée. Le Thaïlandais profite d’une monoplace redoutable en ligne droite, demandez à Pierre Gasly. Sur les tracés où la vitesse pure prime, l’ancien pilote Red Bull est toujours dans le coup. Régulièrement en Q3, il peine un peu plus en course où son rythme est moins compétitif que celui de la concurrence, même s’il est entré trois fois dans le top-10 (Bahreïn, Canada, Silverstone). Moins en vue, Logan Sargeant est pourtant loin d’être ridicule. L'Américain est passé tout proche de ses premiers points en Formule 1 à plusieurs reprises. Espérons pour lui qu’ils arriveront rapidement, peut-être à domicile lors des rendez-vous à Austin ou Las Vegas. 

Sous l'impulsion du Thaïlandais, Williams remonte dans la hiérarchie. © Icon Sport.

Les flops 

Sergio Perez pas au niveau

Après ses deux victoires en quatre courses, Sergio Perez s’est présenté comme un candidat au titre mondial. Voulant se mesurer à Max Verstappen, le Mexicain a vite déchanté. Face à la force du Néerlandais, le pilote Red Bull est vite revenu à son statut de numéro deux. Pire encore, le natif de Guadalajara a vécu un véritable calvaire au volant de la meilleure voiture de la grille. Entre son erreur en Q1 à Monaco ou sa sortie de piste dès le premier tour des EL1 en Hongrie, il a connu une interminable série de cinq qualifications sans aller en Q3. S’il a souvent pu remonter – sa monoplace oblige – Sergio Perez n’est plus en mesure de rivaliser avec son coéquipier. En témoigne le dernier GP à Spa, où Max Verstappen s’en est aisément débarrassé. En plus de ce calvaire, l’ancien pilote Racing Point voit aussi le retour de Daniel Ricciardo comme un moyen de lui mettre la pression. A lui de faire du mieux possible pour sauver son baquet en deuxième partie de saison. 

Ferrari décevant

Nous les attendions proches de Red Bull, ils ne sont même pas sur le podium. Moins performant que Aston Martin et pas aussi régulier que Mercedes, Ferrari doit se contenter de la quatrième place du championnat. La Scuderia a vu Charles Leclerc partir en pole à deux reprises (Bakou et Spa) mais n’a jamais été en mesure de s’imposer. Arrivé cet hiver, Frédéric Vasseur n’a pas encore pu imposer son style. La seconde partie de saison pourrait être bien longue si les Italiens ne retrouvent pas rapidement de la compétitivité. 

En reconstruction, Alpine a du mal

Pierre Gasly et Esteban Ocon ont souffert en première partie de saison. © Icon Sport.

Quatrième en 2022, Alpine envisageait de se rapprocher du top-3 cette année. Loin du compte, l’écurie française n’est que sixième, logiquement devancé par Aston Martin et McLaren, revenu sur le devant de la scène. Entre stratégie manquée et une voiture pas au point, les Tricolores peinent à rentrer dans le top-10. Pour remédier à cela, Laurent Rossi et Otmar Szafnauer ont été invités à quitter le bateau afin de laisser la place à Bruno Famin. Est-ce que cela sera suffisant ? La satisfaction vient du duo de pilotes Français qui a ramené deux troisième places. C’était lors du Grand Prix de Monaco pour Esteban Ocon et au terme de la course sprint de Spa-Francorchamps pour Pierre Gasly. 

La troisième place d'Esteban Ocon à Monaco est l'un des points positifs de 2023 dans le clan tricolore. © Icon Sport.

De Vries déjà parti

Coupable de trop d'erreurs, Nyck De Vries n'a même pas eu le temps d'aller jusqu'à la pause estivale. © Icon Sport.

Le rookie n’aura pas eu le temps de s’exprimer. Seulement dix courses après son arrivée, Nyck De Vries a quitté la Formule 1, viré par le clan Red Bull, Helmut Marko en tête. Le Néerlandais a été évincé pour un manque de résultat même si son Alpha Tauri ne l’a pas beaucoup aidé à en obtenir. Le champion du monde de FE 2021 aura vécu son rêve pendant quelques mois. Il pourrait rapidement rebondir en Endurance ou dans le championnat 100% électrique. 

Alfa Romeo transparent

Hormis une livrée spéciale à Spa, le début d'année d'Alfa Romeo est passé inaperçu. © Icon Sport.

Eux n’ont presque rien fait et c’est ce qu’il leur est reproché. Seriez-vous capable de sortir un fait marquant d’Alfa Romeo en 2023 ? Certes, Valtteri Bottas a continué ses photos fesses à l’air, mais cela n’a pas de rapport avec la piste. Pourtant, les deux pilotes ont inscrit des points. Dès le début de la saison, le Finlandais terminait à la huitième position à Bahreïn. Depuis, l’ancien pilote Mercedes ne parvient pas à enchaîner avec un seul petit point, glané à Montréal. De son côté, Guanyu Zhou est entré dans le top-10 à deux reprises (neuvième à Melbourne et en Catalogne). L’écurie italo-suisse pourrait faire parler d’elle avec des stratégies osées, des belles qualifications, comme le fait par exemple Haas. Objectif de la fin de saison : se montrer un peu plus !

Journaliste spécialisé en sports mécaniques.

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