Ça roule…

F1 – Saison 2020 – Bilan de mi-saison : les Flops

Alors que l’on est à la mi-saison, il est temps de faire un petit bilan de ce qui a été vu en Formule 1. Cette semaine, la rédaction F1 de We Sport desserre bons et mauvais points à la saison 2020. Aujourd’hui, on continue avec les flops.

Ferrari, une équipe à la dérive

Un désastre, il n’y a pas d’autres mots. C’est comme ça que décrit la presse italienne la saison de la Rossa. Techniquement, la voiture n’avance pas. Prévue pour aller avec un moteur plus puissant, elle génère trop de traînée. Mais l’accord secret signé en début de saison, ne permet plus au bloc transalpin de jouer avec les limites du règlement. Ce qui fait que la SF1000 végète dans le fond du classement.

Cela suffit déjà à la peine de l’équipe de Maranello. Mais non, il faut aussi que le management soit défaillant, voire absent. Ici on pointe du doigt principalement le team principal Mattia Binotto, l’homme qui voudrait être au four et au moulin, mais qui ne sait pas gérer ce genre de situation. Mais tout le monde à sa part, des pilotes au président. Il serait temps de se réveiller…

Le mystère Racing Point

Quand aux essais hivernaux, on a eu la surprise de voir la Mercedes de 2019 repeinte en rose, on présentait que la Racing Point marcherait bien et pourrait aisément prendre la 3e place du championnat. Au final c’est une très grosse déception. Parce que c’est qu’une vulgaire copie de la W10 (ce qu’a révélé la plainte de Renault contre Racing Point). Mais plus encore, parce qu’ils semblent ne pas maîtriser le potentiel de ce superbe châssis.

Là où ils semblent en difficulté c’est dans la gestion des gommes (les deux GP de Silverstone sont très criant pour ça). Et comme la W10, elle a du mal dans le traffic. Ce qu’il fait que Racing Point est en lutte avec Renault, McLaren, Ferrari et Alpha Tauri pour cette sacro-sainte 3e place.

Une lutte pour le titre déjà terminée?

Avec la puissance de la W11, on aurait pu s’attendre à une lutte interne chez Mercedes. Mais l’inconstance de Bottas à se hisser au niveau de Hamilton, couplé à la forme étincelante de Max Verstappen et des stratégistes de chez Red Bull font que Mercedes tendent à sécuriser le double titre.

Valtteri Bottas (FIN) Mercedes AMG F1 W11 and Max Verstappen (NLD) Red Bull Racing RB16 battle for position.
12.07.2020. Formula 1 World Championship, Rd 2, Steiermark Grand Prix, Spielberg, Austria, Race Day.
Photo credit should read: XPB/Press Association Images.

C’est dommage, car le spectacle d’une saison passionnante perd en saveur, sans cette lutte aux avant-postes. Le public doit se rabattre sur une lutte d’un mid-field hautement plus équilibré, pendant que devant, on fige les positions.

La gestion de la deuxième Red Bull

Quand on regarde les chiffres bruts, on se dit qu’Albon fait une très mauvaise saison. Ce n’est pas totalement faux. il possède théoriquement la 2e voiture la plus performante du plateau. Il doit  finir à minima 4e de chaque course. Et c’est loin d’être le cas. Qualifié en moyenne à la 8e place (7.56), il termine les course à la 7e place (6.75). En d’autres termes, il peine à faire mieux que Gasly. Et de ce fait des rumeurs d’un échange entre les deux pilotes fleurissent encore.

Alexander Albon (THA), Red Bull Racing. Circuit of the Americas.

Mais la vérité est tout autre, il sert de laboratoire pour Max Verstappen. la RB16 est conçue pour le prodige batave. Et le 2e pilote ne doit servir qu’à permettre de mieux mettre au point la voiture floquée du 33. Si Red Bull niait cette situation l’année passée, elle ose l’admettre à demi-mot cette saison. Et le problème c’est qu’au final cela empêche Red Bull de jouer à armes égales avec Mercedes.

La déception Ocon

Cela peut paraître sévère, mais quand on sait que Ricciardo va partir et qu’Alonso le remplace, on pouvait s’attendre à voir Ocon augmenter son niveau de jeu. Lui qui a réalisé de belles performances avec Racing Point/Force India, le voir tant en difficulté face à Ricciardo peut surprendre. Le 8-1 en qualifications pour l’Aussie fait mal, et la 11e place moyenne en qualification (contre 8.22 pour Ricciardo) n’est pas plus flatteuse.

Son année à observer chez Mercedes apparaît comme futile. Il semble avoir du mal à se mettre dans le rythme au moment du tour rapide. Car ses performances en courses sont quand même là: une 9e place (8.86, juste derrière Gasly) en moyenne qui montre que le Français sait gagner des places. Il va devoir s’affirmer dans les mois à venir, s’il ne veut pas finir comme tous les voisins de garage de l’ogre des Asturies.

C’est fini pour les Flops de la F1. On se retrouve demain pour la suite des bilans de la catégorie reine du sport automobile.



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