F1 – Silly Season – Ont-ils fait les bons choix? (2/3)

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Ligue 1

Depuis l’annonce de la fin de collaboration entre Sebastian Vettel et la Scuderia Ferrari, rumeurs et officialisations vont bon train. Mais malgré tout, peut-on vraiment affirmer que ces choix sont les bons pour chaque partie ? Aujourd’hui nous analysons le transfert de Sainz, de McLaren vers Ferrari.

Il n’aura fallu que 3 jours à Ferrari pour nommer le successeur de Vettel. Trois jours pour choisir entre plusieurs prétendants: Ricciardo, Giovinazzi, Sainz… De tous, c’est l’espagnol qui a été choisi. Et cela a de quoi surprendre d’un coté. Mais d’un autre, ce choix semble le plus logique par rapport aux autres prétendants.

Choix logique, s’il on considère que Charles Leclerc devient le n°1 de facto au sein de la firme italienne. Dès lors on chercherait un pilote pour ne pas lui faire trop d’ombre, Ferrari se remettant tout doucement du clash Vettel/Leclerc d’Interlagos. Et a l’inverse de Ricciardo, le jeune espagnol ne semble pas représenter de vrais menaces pour le monégasque.

Dans un autre sens, quand on connait l’histoire de Ferrari, le recrutement de jeunes pilotes, ce n’est pas la tasse de thé de l’écurie italienne. Ferrari constitue un certaine consécration dans la carrière d’un pilote. Un Graal, avec tous ses avantages… et ses inconvénients. Notamment la pression qui va atterrir sur les épaules de Sainz, qui a tout juste une centaine de courses au compteur. Dans ce cas, l’option Ricciardo apparaît comme plus logique.

Carlos, fils de Sainz

Mais Carlos Sainz Jr a du talent. C’est un talent qui s’est construit tout doucement, dans l’ombre d’un père à la carrière et au prestige imposant outre-Pyrénées. Tous ses adversaires, dès le karting n’hésitait pas à attaquer le père via le fils.

Pourtant rien ne lui empêche de gravir rapidement les échelons. Champion du championnat KF3 d’Asie-Pacifique en 2008, il termine sur le poduim l’année suivante du championnat d’Europe KF3. Il débute en monoplace en 2010 et intègre le giron Red Bull. entre 2011 et 2014 il roule en Formule Renault, et devient champion de FR 2.0 en 2011 et de FR 3.5 en 2014, devant Gasly et un plateau prestigieux (Ocon, Latifi, Ghiotto, Rowland).

La filière Red Bull Junior en 2013 – crédit image: F1 News

Chez Red Bull, l’ombre de Verstappen

En 2015 il arrive en F1, chez Toro Rosso, aux cotés de Verstappen. Si en début de saison il a l’avantage sur le jeune prodige néerlandais, il passe un été compliqué et voit Verstappen le rattraper au classement et même lui passer devant. Il termine à une 15e place le championnat alors que Verstappen est 12e.

Carlos Sainz Jr. à Monaco 2015 – Crédit Image : Eurosport

En 2016, il assiste à la rétrogradation de Kvyat en cours de saison (remplacé par Verstappen). L’espagnol va alors mettre à mal son équipier russe. Il le domine outrageusement. Mais les portes chez Red Bull restent closes. Il est donc prêté pour la fin de saison 2017 et la saison 2018 chez Renault.

Mais sa saison 2018 est relativement décevante. Battu par Hulkenberg en qualifications, il termine plus souvent dans les points, mais pour collecter des miettes. Il se classe 10e quand l’allemand finit 7e. Mais qu’importe. Renault ne regarde plus vers l’espagnol depuis la mi-saison, et l’annonce du recrutement à prix d’or de Daniel Ricciardo. Sainz se dirige vers McLaren où son idole Alonso laisse un baquet vide.

Feranando Alonso et Carlos Sainz Jr. – Crédit image: Yahoosport.com

L’explosion chez McLaren (?)

Il se retrouve lié à Lando Norris, pur produit McLaren. Mais Sainz n’en a que faire. Si la saison de Norris est appréciable pour un rookie (11e avec 49 points), Carlos n’a pas hésité à l’atomiser. 96 points, une 6e place au championnat et un podium, au prix d’une remontée magnifique au Brésil. Autant dire que l’espagnol s’est mis en lumière.

Alors, avant même que la saison 2020 ne commence, forcément son nom est revenu avec insistance si Vettel devait partir de chez Ferrari. Pour autant, aux yeux de sa carrière, est-ce vraiment le moment? Ne devrait-il pas confirmer sa belle prestation avec McLaren avant d’envisager autre chose?

Carlos Sainz dans le baquet de sa McLaren – Crédit image : F1actu.com

Ni prodige, ni fils à papa

Tout au long de sa carrière, Sainz a cherché a se défaire de son nom. Aujourd’hui, il est complètement capable de tenir tête à son propre père. De le regarder dans les yeux, comme un pilote accomplit. Il n’a jamais utilisé son nom, pour devenir ce qu’il est. Sainz est un bon pilote de F1.

Pour autant, ce n’est pas un Leclerc, ou un Verstappen. Il est loin d’être un prodige, un diamant brut à polir. Il n’a pas le talent de ses deux compères ou de son idole Alonso, dont il suit les traces à la lettre. Et c’est là peut-être que le bas blesse pour lui, et ce qui fait l’enjeu de sa nomination chez Ferrari

Binotto le dit lui même: Sainz est avant tout un travailleur, un homme d’équipe. Il n’a pas l’aura d’une superstar de la F1, et on ne lui prête pas ce talent là. Mais il reste un pilote sérieux, appliqué. Charge à lui de se préparer (il a 8 mois pour le faire) et faire taire ces critiques qui pleuvent sur lui depuis l’annonce.

 

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