F1 – Silly Season – Ont-ils fait les bons choix? (3/3)

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Ligue 1

Depuis l’annonce de la fin de collaboration entre Sebastian Vettel et la Scuderia Ferrari, rumeurs et officialisations vont bon train. Mais malgré tout, peut-on vraiment affirmer que ces choix sont les bons pour chaque partie ? Aujourd’hui, retour sur le transfert de Ricciardo chez McLaren.

McLaren a fait son choix. Un choix qu’elle aurait pu faire un an plus tôt. Et quelques minutes avant l’annonce officielle du départ de Sainz. Une évidence pour l’équipe de Woking. Une surprise vécue en coup de poignard dans le dos pour Renault. Daniel Ricciardo sera un pilote McLaren Mercedes en 2021.

Un choix qui peut paraître illogique pour certains, mais qui peut permettre à McLaren de se reconstruire étape par étape. Alonso et Honda ont mis l’équipe en ruine (sur le plan technique). Sainz et Norris ont redonné une base solide. A Daniel de refaire briller Woking.

Red Bull: une étoile filante qui s’écrase

Très tôt, Daniel Ricciardo est couvé par Red Bull. Et ses succès dans les différentes formules de promotions (F3 Britanique, Formule Renault 3.5) attirent l’œil de Helmut Marko, qui décide de le mettre comme 3e pilote chez Toro Rosso. Avant de lui négocier pour la fin de saison un baquet de titulaire en F1 chez HRT. Ses résultats sont au niveau de la voiture, mais il engrenage de l’expérience.

Ricciardo l’étoile montante de Red Bull

Il passe chez Toro Rosso en 2012 associé à Jean-Eric Vergne. Durant deux saisons, il se bat avec le Français.  Mais aux prix d’une fin de saison 2013 très mitigée du Français, Ricciardo est choisit par Red Bull pour reprendre le baquet laissé vide par Webber pour 2014.

L’ascension fut fulgurante pour l’australien. 3 ans de préparation en F1 pour trouver un baquet performant. Mais 2014 n’est pas 2013 pour Red Bull. Les nouveaux V6 hybrides Renault sont loin d’être au niveau du bloc Mercedes. Pourtant celui que l’on surnomme Honey Badger sera la révélation de la saison. Il est le seul à priver les pilotes Mercedes de l’obtention de toutes les victoires, ses trois premières! Et il domine largement un Vettel émoussé par ses succès précédents.

Ricciardo savourant sa victoire en Hongrie 2014, aux cotés d’Alonso et de Hamilton – Crédits image: auto123.com

Ricciardo, le chef de fil de Red Bull

Tellement que l’Allemand part se refaire une jeunesse chez Ferrari. Ricciardo devient de facto le chef de fil de Red Bull. Mais 2015 est une année compliqué, et il se fait battre par son équipier, le jeune Kvyat. 2016 permet à Ricciardo de relever la tête avec un succès en Malaisie. mais l’ombre d’un futur sombre pointe son nez.

Cet ombre, c’est celle de Max Verstappen. Arrivé au GP d’Espagne 2016 en remplacement d’un Kvyat jeté comme un mal-propre, le néerlandais remporte la course pour sa première avec Red Bull. Et le duel fera rage sur les 2 saisons et demi suivantes entre les deux.

Ricciardo l’indésirable de Red Bull

Et tous les coups sont permis! Accrochages en série et coups de roues (volontaires ou non) entre les deux feront le quotidien de Red Bull. Le plus impressionnant étant celui de Bakou 2018. Alors Ricciardo essaye de dépasser son équipier, Verstappen lui ferme assez violemment la porte au nez. L’accrochage est inévitable, et les deux pilotes restent sur le carreau.

Ricciardo victorieux à Monaco 2018 – Crédits image: Challenges.fr

Et alors qu’il était en position de force (il venait de remporter le GP de Chine et de Monaco), l’Australien se délite. Sentant que Red Bull a décidé de faire confiance à Verstappen au détriment de lui, il quitte Red Bull pour Renault pour la saison 2019.

Une obsession du titre mondial trop grande

Renault dans l’attente d’autre chose?

S’il signe chez Renault, c’est pour deux raisons évidentes. La première: pour devenir champion il faut une équipe d’usine. Renault représente cet opportunité. Mais il sait aussi que l’évolution de la marque au losange est moins marquée que prévue. Il veut donc se servir de Reanult comme d’un tremplin pour montrer aux top teams Ferrari et Mercedes qu’il est un champion en puissance. C’est la deuxième raison.

Renault pense toucher le gros lot, et a mis le paquet pour l’accueillir. Faisant de Ricciardo le 3e pilote le mieux payé du plateau (30M$ par an). Mais la suite est décevante. Pour les deux parties. Ricciardo a énormément de mal à se faire au manque d’appui de la Renault, et Renault est complètement à coté de ses basques sur la saison. Cela a fait réfléchir l’australien sur la capacité de Renault à obtenir ses objectifs.

L’occasion McLaren, la dernière opportunité?

Avec le départ de Vettel, Ricciardo pouvait faire jouer une des clauses de son contrat. Négocier avec un Top Team, sans contraintes. Malheureusement, l’opportunité lui passe encore sous le nez, et Ferrari choisit Sainz. Le problème: Ferrari sort d’une saison compliqué entre Vettel et Leclerc, et ne veut pas revivre ce genre de scénario à l’avenir. Et prendre Ricciardo, c’est possiblement courir vers ce genre de problèmes.

Daniel Ricciardo chez Renault – Crédit image: F1news.fr

 

Mais McLaren décide de venir le débaucher. L’équipe qu’il avait refusé un an plus tôt lui fait confiance, donc pour son renouveau. Mais cette option ressemble pour Ricciardo (qui a déjà 30 ans) l’opportunité de la dernière chance.

Daniel Ricciardo est un pilote très talentueux. Mais il sort d’une génération qui aura eu du mal à percé, dominé par deux monstres. Et pour essayer de se défaire de cet image, l’australien a pris des risques dans sa carrière, comme sur la piste. A lui de montrer que ces risques pris sont payants.

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