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Formule 1 : analyse du circuit du GP d’Autriche

La Formule 1 ne fait pas de pauses en ce début d'été après un week-end à Silverstone en Grande-Bretagne, les pilotes et leurs écuries ont rendez vous ce week-end en Autriche sur le circuit de Spielberg. Situé en plein cœur de l'Autriche, au Nord-Ouest de Graz, l'histoire du circuit continue de s'écrire avec un pilote qui semble l'apprécier beaucoup plus que les autres : Max Verstappen, déjà victorieux à trois reprises au Spielberg et qui fera une nouvelle fois partie des favoris ce week-end.

La renaissance d'un circuit en partie démoli

Utilisé par le Grand Prix automobile d'Autriche jusqu'en 2003, le circuit est peu à peu délaissé, près de 40 années après sa construction. C'est précisément à ce moment que le propriétaire de Red Bull décide d'en faire le temple de la vitesse de la marque au taureau, le rebaptisant Red Bull Ring et faisant y revenir la Formule 1 dès 2014.

Avant cette période, le circuit avait vu les plus grandes légendes de la discipline s'y imposer avec notamment Jacky Ickx, Jacques Laffite, Alain Prost, Niki Lauda ou encore Michael Schumacher en 2002 et 2003.

Disputé à deux reprises en 2020 et en 2021, Max Verstappen y est devenu, avec quatre victoires au compteur, le pilote qui s'y est le plus imposé avec quatre victoires depuis 2018.

Un premier secteur à haute vitesse

Situé dans la deuxième ligne droite la plus longue du circuit, le départ de ce Grand Prix est donné avant un court segment pour atteindre le premier virage du circuit. Cette courbe à 90° sur la droite marque le premier vrai freinage du circuit, le seul du secteur. De manière très visible sur le départ de 2021, l'adhérence au départ sera primordiale pour virer en tête dans un virage où il est presque impossible de passer à deux de front. La technique du leader Verstappen, à l'extérieur au départ, est de se rabattre à l'intérieur rapidement avant de pousser la McLaren sur l'extérieur pour conserver la tête à la sortie du virage 1.

La partie suivante est une ligne pas exactement droite, légèrement courbe vers la gauche, soulignée par le virage numéro 2, une très légère courbe, qui marque la fin d'un secteur extrêmement rapide et propice aux dépassements avec un bitume extrêmement large à l'abord du virage 3.

La partie sinueuse du circuit

Ce virage numéro 3 sera décisif pour l'ensemble des pilotes avec un freinage qui devra être important compte tenu de la courbe importante sur la droite. Se retrouver dans le gros du peloton à ce moment pourrait être problématique comme peut en témoigner Esteban Ocon, contraint à l'abandon à cet endroit en 2021, malheureuse victime d'un accrochage entre Mick Schumacher et Antonio Giovinazzi.

Le virage est également mythique pour l'accrochage dont tout le monde se souvient entre Nico Rosberg et Lewis Hamilton en 2016, où l'allemand avait trop tardé à braquer, embarquant le Britannique à l'extérieur et endommageant également son aileron avant.

La vitesse est très rapidement de retour avec une nouvelle ligne droite pour déboucher sur le virage 4, une forte courbe à droite qui vient descendre sur la partie sinueuse. En sortant du virage 4, l'objectif est d'accumuler le plus de vitesse pour passer sans problème le virage 5, un léger virage à droite pour arriver sur le long virage numéro 6 et la fin de ce deuxième secteur.

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Un dessert à haut risque

Symétrique au virage 6, le virage 7 tourne dans le sens inverse, sur la gauche pour conclure cette partie sinueuse du Red Bull Ring. Le virage 8 est également pris à toute vitesse pour s'approcher du double droit précédant la ligne droite de départ/arrivée. Cet enchaînement de virages à l'aveugle est le moment pour les pilotes cherchant la pole position à jouer au maximum avec les vibreurs avant d'aborder la dernière ligne droite et ouvrir leur DRS en condition de course.

Circuit d'une longueur assez réduite, le Red Bull Ring présente une vitesse moyenne proche des 250 km/h sur l'ensemble du circuit pour un record du tour de 1'2″939 enregistré par Valtteri Bottas sur la Mercedes en 2020. Alternant entre une partie très rapide sur les secteurs 1 et 3 entrecoupés d'une partie sinueuse compliquée à gérer tant elle va solliciter l'ensemble de la monoplace avec des virages droite puis gauches qui nécessiteront des pilotes un pilotage soigneux et agressif pour aborder la dernière section avec le plus de vitesse possible. 

Si l'on essaie d'évaluer les forces en présence lors de cette édition 2022, l'appui de la Red Bull devrait, sur ses terres, avoir une longueur d'avance face à la puissance mais le manque de stabilité des Mercedes. Les Ferrari, plutôt à l'aise sur les circuits rapides devraient également bien performer sur un circuit que l'écurie apprécie historiquement. La pole position, ou à défaut une bonne position sur la ligne de départ, sera nécessaire tant les dépassement sont compliqués et surtout très risqués dans les premières courbes de ce circuit.

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