GP de Belgique 2019 : Première victoire pour le prince de Monaco

L’édition 2019 de ce Grand Prix de Belgique, largement perturbée par l’accident d’hier, a donc eu lieu ce jour. Dans un GP forcément marqué par le tragique accident d’hier, survenu en Formule 2, c’est finalement Leclerc qui a tiré son épingle du jeu. Le jeune monégasque décroche enfin sa première victoire en Formule 1, dans une course qu’il a mené quasiment de bout en bout. Il signe en Belgique son résultat le plus marquant de sa jeune carrière, et sera sûrement amené à en accrocher d’autres. Vettel, lui, se consolera avec le meilleur tour en course.

De la casse au départ

Verstappen, auteur d’un très mauvais départ, a accroché Räikkönen au premier virage, qui avait pourtant laissé la place à l’intérieur. Derrière, le Finlandais a fini sur deux roues et a du changer son aileron, tandis que le Hollandais a fini dans les roues, en haut du Raidillon, sa suspension avant gauche cassée. Par ailleurs, Stroll est rentré dans l’arrière train de Ricciardo, qui a également décollé, sans conséquences majeures visiblement. La voiture de Safety Car sortit donc une première fois, afin de permettre aux commissaires de nettoyer l’ensemble des débris jonchant l’asphalte du premier virage. Cependant, alors qu’elle devait rentrer, elle fut redéployée, Carlos Sainz étant contraint à l’abandon également. L’espagnol, dont la voiture avait déjà calé lors de son passage au stand précoce, semblait souffrir de pannes à répétition.

Une course plutôt sage

Parties sur des stratégies à un seul arrêt, les deux top teams se sont plutôt neutralisées, malgré des arrêts au stands disparates. L’erreur est cependant venue des stratèges Ferrari (une fois de plus). En arrêtant Vettel au 16è tour, l’Allemand n’a pas pu aller au bout avec ses pneus. Il a donc dû s’arrêter à la fin du 33è tour pour un deuxième passage au puits. Ferrari abandonna donc son espoir de doublé, et Vettel ses chances de podium. Hamilton finit donc deuxième (à 2 secondes) derrière Leclerc, et Bottas troisième. Auteurs de relais propres, sans bavure, les Mercedes font le job. Hamitlon se rapproche plus que jamais du titre, son sixième. Bottas lui grapille des points après des courses difficiles, et conforte Toto Wolff dans son choix de le maintenir au sein de l’écurie.

Derrière, le jeune Lando Norris n’en finissait plus d’impressionner. Premier des autres, il a assuré sa 5è place au cours d’une course plus que remarquable. Malheureusement, une panne lui fera abandonné ses rêves de gros points à un tour de l’arrivée. Longtemps dans le points, Grosjean a sombré en fin de GP. Quant à Gasly, il a longtemps été placé devant Albon (5è) et Kvyat (7è). Malheureusement, il finira derrière les deux, à une belle 9è place tout de même. On peut également noter l’excellent performance de Pérez, qui finit 6è au volant de sa modeste Racing Point. Fraîchement ressigné pour 3 ans, il fait de l’ombre à son coéquipier (Stroll finissant 10è). Enfin, Renault saubve très légèrement les meubles, à la faveur des abandons tardifs de Giovinazzi et Norris, avec Hülkenberg qui finit 8è.

Hommages multiples à Anthoine Hubert

Tous les coureurs ont affiché leur soutien au jeune français Anthoine Hubert et à sa famille, que ce soit sur leur voiture ou sur leur casque, à l’aide de stickers (“Racing for Anthoine”) ou de messages à la presse. Au 19è tour de course, un standing ovation a été réalisé, en hommage au jeune pilote, porteur du numéro 19. Une pensée était également de mise pour Correa, dont les chances de piloter de nouveau un jour semblent compromises.

Pour beaucoup, le GP de Belgique restera à jamais dans les mémoires. Que ce soit le tragique accident de Formule 2, la première victoire de Ferrari depuis Räikkönen aux USA l’année dernière, la première victoire de Leclerc (qu’il dédiera à son ami) en Formule 1, il s’est passé beaucoup de choses. La F1 est un monde qui ne cesse de bouger, et qui ne s’arrête que très peu. Aujourd’hui, son cœur s’est arrêté de battre quelques secondes, le temps de rendre hommage au jeune Anthoine Hubert. Mais demain, il repartira, direction Monza.

A propos de l'auteur

Si un jour on m'avait dit que je deviendrais journaliste F1 ... Fan d'athlètes espagnols en tout genre, mais surtout d'un en particulier. Considéré comme un footix par mes pairs, je supporte fièrement l'Olympique Lyonnais. Considéré comme un basketix par mes pairs, je supporte fièrement GSW.

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