Auto/Moto

GP de Belgique : analyse du circuit, Spa Francorchamps à la loupe

La Formule 1 est enfin de retour ! Après quatre semaines de pause et le Grand Prix de Hongrie qui avait marqué le début de la trêve estivale des monoplaces les plus rapides de la planète, le paddock a posé ses valises en Belgique sur le mythique circuit de Spa-Francorchamps. Tracé très long et jugé comme très technique, il est souvent décrit comme l'un des meilleurs de la saison de Formule 1, analyse d'un circuit très bien connu des plus grands pilotes de l'histoire de la Formule 1. 

Un circuit mythique

Remporté sous la pluie par le futur champion du monde Max Verstappen la saison dernière, le circuit est renommé pour sacrer des pilotes très talentueux. Le palmarès depuis 2017 parle de lui-même, Sebastian Vettel, Lewis Hamilton, Charles Leclerc ou encore Max Verstappen y sont les derniers à s'y être imposés, les courses 2020 et 2021 ayant vu l'emporter les deux futurs champions du monde (Lewis Hamilton et Max Verstappen). Si aucune écurie n'a réussi à établir de domination nette sur plusieurs années depuis Mercedes entre 2015 et 2017, la piste est un savant mélange entre vitesse et appui aérodynamique, un vrai casse-tête pour les ingénieurs.

Un secteur 1 à toute vitesse

Avec une ligne droite de départ / arrivée extrêmement courte, les possibilités de dépassement au départ seront assez restreintes et ne permettront pas des différences de vitesses significatives en fonction des temps de réaction et de l'adhérence des pilotes. Les pilotes arrivent avec très peu de vitesse au premier virage qui est en épingle à cheveu avant d'aborder la partie la plus rapide du circuit. La chicane formée par les légers virages 2, 3 et 4 précèdent la plus longue ligne droite du circuit, avec la possibilité d'utiliser le DRS, la fameuse “Kemmel Straight” qui permet à toutes les monoplaces de dépasser allègrement les 300 km/h.

La partie sinueuse du circuit pour le deuxième secteur

Arrivés à pleine vitesse, les monoplaces abordent ensuite un chicane qui commence par un droit à 45 degrés au virage numéro 5, un gauche du même angle au numéro 6 et une courbe plus roulante au numéro 7. Désormais en plein cœur de la partie rapide du circuit, le très long droit va faire souffrir les pneumatiques avant de voir la monoplace reprendre beaucoup de vitesse avant d'aborder les légères courbes 10 et 11, partie nommée le double gauche de Pouhon. Secteur le plus long sur le plan chronométrique de ce circuit, un nouvelle chicane droite / gauche et un droite rapide viennent conclure la partie technique du tracé belge.

Un secteur 3 rapide avant la chicane pour terminer le tour

Démarré à toute vitesse avec les virages 14 et 15 qui permettent aux monoplaces d'emmagasiner de la vitesse, le dernier secteur est une longue courbe gauche marquée seulement par deux légers virages avant de plonger sur la dernière chicane du circuit. Pour la dernière fois sur les freins, les monoplaces passeront la mythique chicane finale de Spa-Francorchamps avant de revenir sur la ligne droite de départ/arrivée sur laquelle le DRS pourra être réactive pour la première fois depuis près d'une minute et quinze secondes.

Présent depuis 1950 au calendrier de la Formule 1, le circuit de Spa-Francorchamps sera une nouvelle fois le temps d'une fête pour l'ensemble du paddock. Si la météo n'avait pas été très clémente en 2021, elle pourrait également être capricieuse et se révéler très piégeuse pour l'ensemble des monoplaces du plateau. Profitons ainsi au maximum d'un circuit qui serait encore en discussion quant à sa présence dans la saison prochaine et dont l'absence serait une vraie révolution au profit du “business” en Formule 1. 


Maxime Labrot

Grand amateur de sports en tous genres, l'Olympique de Marseille fait battre mon coeur, Benoît Paire me prend la tête et Tiger Woods me fait vibrer.

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