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GP de Hongrie : analyse du circuit, l’Hungaroring à la loupe

Un an après la victoire du pilote français Esteban Ocon en Hongrie pour ce qui constituait la première victoire en Formule 1 pour le pilote de l'écurie Alpine, la Formule 1 revient en Hongrie pour retrouver le mythique Hungaroring. Extrêmement lent pour certains, impossible d'y dépasser pour d'autres, le circuit a vu s'y disputer une course tous les ans depuis 1986 et le succès de Nelson Piquet. Zoom aujourd'hui sur les caractéristiques du tracé afin d'en décrypter les clés pour comprendre au mieux ce Grand Prix de Hongrie dont les qualifications seront à suivre dès ce samedi. 

Un circuit dans l'histoire de la Formule 1

“Ce n'est que lorsqu'on gagne qu'on ne souffre pas sur le Hungaroring”, cette phrase signée Kimi Räikkönen plante bien le décor d'un circuit redouté par l'ensemble du paddock. Au programme du championnat du monde depuis 1986, la Formule 1 organise alors le premier Grand Prix dans l'Est d'une Europe segmentée par le Rideau de Fer.

Si Lewis Hamilton est celui qui s'y est le plus imposé avec huit victoires entre 2007 et 2020, Max Verstappen y a connu sa première pole position en Formule 1, et même si la dernière édition fut largement perturbée par un drapeau rouge après le premier virage, il ne fait nul doute que les pilotes favoris devraient être à leur avantage.

Un secteur 1 primordial pour dépasser

Dans un circuit où l'appui aérodynamique prend le pas sur la performance du moteur, ce premier secteur fait exception. Au terme d'une ligne droite de 800m, les pilotes auront la possibilité d'utiliser leur DRS pour plonger et effectuer des dépassements dans le virage numéro 1. Cette courbe à droite ouvrira la deuxième portion où le DRS est autorisé du circuit, avant d'arriver sur la deuxième courbe, un long virage à gauche où même les monoplaces à l'extérieur auront leur chance en se plaçant au mieux pour la troisième courbe du circuit.

En bref, les trois premières courbes du circuit sont les seuls éléments ralentissant l'allure d'une première section de ce circuit extrêmement rapide.

La vitesse et l'appui aérodynamique cruciaux dans le deuxième secteur

A l'image du secteur numéro 2 de Sylverstone au niveau des virages Maggots et Becketts, la seconde partie de ce deuxième secteur est un enchaînement de virages rapides. Après une courbe à gauche et un très long droit à l'extrémité Nord-Est du circuit, la chicane des virages 6 et 7 laisse la place aux courbes 8, 9, 10 et 11 en fin de secteur pour une vitesse qui dépasse les 200 km/h.

Un secteur 3 de tous les dangers

Secteur le plus court de ce circuit, la portion finale est d'abord composée d'un virage à 90° à droite avant une épingle à gauche au virage 13. Le virage 12 constitue l'ultime possibilité de dépasser en y prenant beaucoup de risques avant d'entamer le 13 et le 14, un long gauche puis un long droit avant de revenir sur la ligne droite de départ-arrivée.

“J'adore Budapest et le Hungaroring”, par ces mots en 2019, Esteban Ocon avait déjà proclamé son amour pour le circuit hongrois qui lui a bien rendu en lui permettant de glaner son premier succès en Formule 1. Rendez-vous donc dès ce samedi en début d'après-midi pour observer le Français tenter de rivaliser avec les Red Bull, les Ferrari et les Mercedes, une nouvelle fois favorites ce week-end.

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