F1

GP des États-Unis : Red Bull a imposé sa stratégie à Mercedes

Crédit photo : fia.com

Outre la victoire extrêmement importante de Max Verstappen en piste, Red Bull a aussi dominé la bataille stratégique engagée avec Mercedes aux États-Unis. La firme allemande, pénalisée par le changement d'éléments sur la monoplace de Bottas, n'a pas pu lutter. Le numéro 33 se détache (un peu) au classement, tandis que l'écurie autrichienne se replace dans la course au classement constructeur.

Un Grand Prix ennuyeux ?

Quasiment toutes les équipes avaient misé sur la même stratégie, à savoir un premier relais en médiums, puis un deuxième et un troisième relais en hard. À ce petit jeu, en sachant que les pneus softs ne marchaient pas, on aurait pu avoir un Grand Prix sacrément ennuyant. Finalement, avec les départs en fond de grille d'Alonso et Vettel et la lente remontée de Bottas dans le peloton, on a tout de même vu des dépassements. Surtout, le meilleur départ de Lewis Hamilton a obligé Red Bull à revoir sa copie. Plus rapide que le sextuple champion du monde, Max Verstappen n'a pu le passer en piste et a donc choisi de faire la différence sur le plan stratégique.

En s'arrêtant trois tours plus tôt que le Britannique, dès le onzième tour, il a réalisé le parfait undercut sur la Mercedes. Combiné à une utilisation parfaite de Sergio Pérez, Wolff n'avait plus que ses yeux pour pleurer. Parfois dominée dans ce compartiment de course, l'écurie Red Bull a parfaitement su s'adapter à la situation. Derrière, Verstappen n'avait plus qu'à dérouler pour empocher sa première victoire aux États-Unis. Si le suspens est resté entier jusqu'à la fin, c'est parce qu'il a contenu les dernières velléités d'Hamilton pour asseoir un peu plus sa domination au classement. Il signe son huitième succès de la saison, et porte son avance à 12 points au général. Derrière, seul Bottas peut mathématiquement être encore titré.

Après la course, Max Verstappen était heureux de la stratégie appliquée, lui-même ayant appuyé l'utilisation de “Checo” Pérez pour forcer l'arrêt aux stands d'Hamilton : “Il fallait une stratégie agressive après avoir perdu la tête de la course au premier virage. On a tout donné et, au final, ça a fonctionné en termes de stratégie, mais ça a été compliqué dans les derniers tours car je n'avais plus beaucoup d'adhérence. On a réussi à tenir et je suis très heureux de gagner ici.

La France aux aboies

Parce qu'il ne faut peut-être pas trop en demander, et que le sacre historique de Quartararo en exigeait déjà beaucoup, la France n'a pas vraiment brillé hier à Austin. Parti 11e, Ocon n'a jamais paru dans le rythme. Contraint de changer son aileron avant après une touchette avec Giovinazzi, il est ressorti loin des points, se faisant même décrocher par Latifi. Il a fini par abandonner au 42e tour. Son équipier, Fernando Alonso, a lui cru un temps pouvoir rentrer dans les points après être parti 19e. Finalement, il abandonna aussi, après des joutes musclées contre les deux Alfa Romeo (voir par ailleurs). Enfin, Pierre Gasly fut lui victime d'une casse de suspension, fait plutôt commun ici aux États-Unis sur ce tracé bosselé (Vettel en avait fait les frais en 2019).

À quoi joue la FIA ?

Parmi les autres intrigues de ce week-end de course, le traitement de son règlement par la FIA a beaucoup interpelé, et Fernando Alonso le premier. Se muant en professeur de mathématiques en pleine démonstration, il s'est joué des commissaires d'une manière étonnante. Dépassé de manière illicite par Kimi Räikkönen — le Finlandais ayant accéléré hors de la piste afin de doubler l'Espagnol — il a renvoyé l'ascenseur à Giovinazzi puis s'est targué à la radio de pouvoir gagner une place hors des limites de la piste. L'échange entre le clan Alpine et la FIA à la radio vaut d'ailleurs le détour. Si le champion du monde 2007 n'a pas eu à rendre la position, le natif d'Oviedo a lui dû s'exécuter. Deux traitements différents pour une même ligne du règlement…

Mercedes et Lewis Hamilton pensaient pouvoir remporter les six dernières batailles, mais cette première est un échec. Si 12 points seulement départagent les deux protagonistes de cette saison de Formule 1, il sonne comme une évidence que le moindre faux pas pourrait être fatal. Le prochain Grand Prix se tiendra au Mexique le 7 novembre, sur le terres de Pérez.

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