J26 – GP d’Europe 1999 : La course du siècle!

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Pendant 30 jours, la rédaction F1 va vous proposer une rétrospective sur un Grand Prix particulier. Que ce soit un GP des années 70 ou tout récent, toutes les générations vont y passer, avec un prisme différent à chaque fois. Des joies, des larmes, des tragédies, des intempéries … de nombreux événements ont marqué le monde de la F1 jusque là. Le GP d’Europe 1999 se tient sur un tracé mythique, celui du Nürburgring. Mais même raccourci, il nous donne toujours des courses savoureuses.

Il y a des saisons qui marquent. 1999 en est une. Cette 50e édition du championnat du monde de F1 reste dans ma mémoire de fan de F1 comme la meilleure saison de F1. En terme de spectacle sur et en dehors de la piste, entres occasions manquées et surprenants vainqueurs et prétendants au sacre mondiale, on ne fait certainement pas mieux. Et le GP d’Europe au Nürburgring en est certainement son apothéose.

tracé du GP d’Europe 1999 – Crédit image: statF1.com

Encore quatre prétendants au sacre mondiale à trois courses de la fin

Et oui! Quatre pilotes peuvent prétendre encore à la couronne! Mika Hakkinen (60pts), champion sortant, qui semble moins à l’aise sur sa McLaren que l’année précédente. Il partage la tête du classement pilote avec Eddie Irvine (60pts), l’habituel lieutenant de Schumacher chez Ferrari. Le troisième larron n’est autre que Heinz-Harald Frentzen (50pts), très grosse surprise sur sa Jordan, et dernier vainqueur en date. Et le dernier, David Coulhad (48pts), voisin de garage de Hakkinen.

Quid de Michael Schumacher? Malgré ses 32 pts, il ne peu prétendre encore au sacre, car il est absent. A cause de fractures aux deux tibias, depuis le GP d’Angleterre. Dommage, car sans ça, sur qu’il aurait été dans la liste!.

Les qualifications: Frentzen en pole, Irvine se manque

Frentzen, porté par ses récents succès, réalise sa seconde pole position de sa carrière, plus de deux ans après la première. il réussi l’exploit de devancer les deux McLaren de Coulthard et de Hakkinen. Derrière eux, on trouve Ralf Schumacher, le frère de Michael, dans sa Williams Supertec.

Quant aux Ferrari, les deux autos rouges se retrouvent au 9e (Irvine) et 12e rang (Salo, le remplaçant de Schumacher). Les deux pilotes se sont complètement noyés dans leur réglages et ont été incapables de sortir un temps correcte. Coté français, on peut noté l’excellente prestation d’Olivier Panis, 5e sur sa Prost Peugeot. son équipier Trulli est 10e. Alesi est quant à lui 16e.

Grille de départ du GP d’Europe 1999 – Crédit image: statsF1.com

La course

A la fin du tour de formation, Marc Géné ne trouve pas son emplacement sur la grille. Charlie Withing décide donc d’annuler la procédure de départ au dernier moment. En effet les 5 feux rouges étaient allumé qaund les feux jaunes clignotants sont apparus.

D’ailleurs, certains pilotes surpris ont laché leur embrayage, leur voiture avançant de quelques mètres. Ainsi, Hakkien se retrouve quasiment à hauteur de Frentzen et Ralf Schumacher manque de rentrer dans l’arrière de Coulthard. Une procédure de départ est donc ré-enclenché. On reporte le départ de 10 minutes et on ampute la course d’un tour.

Le départ et les premiers tours.

A l’exiction des feux, les pilotes s’envolent tous correctement. Hakkinen prend le meilleur envol et au premier freinage se trouve derrière Frentzen, et devant Coulthard et Schumacher.

Mais dans le peloton on assiste à une carambolage assez violent. En effet, Hill, qualifié 7e, s’élance correctement mais à peine 400m de fait, il rencontre un problème électrique. Enfermé au beau milieu du peloton, tous essayent de l’éviter. Wurz le voit seulement au dernier moment, il se déporte sur sa droite, mais Diniz est là. Le brésillien décolle, part en tonneau, casse l’arceau de sécurité de sa Sauber, et s’arrête sur le toit.

L’accident de Pedro Diniz – crédit image: franceracing.fr

De suite, les secours arrivent, mais le jeune brésilien va bien. Par précaution, il sera héliporté à l’hôpital pour des examens supplémentaires. Du coup la voiture de sécurité entre en piste pour permettre l’intervention des secours et l’enlèvement des épaves.

Un début de course calme… avant la pluie!

A la relance, Frentzen contrôle la meute et lance un  train de leaders à vive allure. Ce train se compose de Frentzen donc, de Hakkinen, de Coulthard et de Schumacher. Ce groupe de 4 creuse un écart significatif avec le peloton. Ils roulent roue en roue, à moins d’une seconde les uns des autres. Ils patientent tranquillement, attendant la faille chez l’un ou l’autre.

Et derrière c’est à peu de choses près pareil. La course ressemble à une procession, pendant près de 12 tours. Sauf qu’au 17e tours, quelques gouttes de pluie se font sentir. Et en quelques secondes, ces gouttes se transforment en crachin, suffisamment intense pour rendre la chaussée glissante.

Hakkinen décide de rentrer au stands mettre des pneus intermédiaires. Au même moment Schumacher porte une attaque sur Coultahrd. Dans le peloton, on hésite beaucoup… Car il ne pleut que sur une partie du curcuit et pas sur l’autre. Ce qui complique grandement le choix des pilotes. D’ailleurs certains hésitent jusqu’au dernier moment, comme Irvine chez Ferrari. Ce qui donne un des arrêt les plus cultes de la F1!

La valse des leaders

A partir de ce moment la course va prendre une tournure dramatique. Les deux leaders du championnat sont au milieu du classement, luttant pour retrouver l’adehérence à chaque seconde. Frentzen, Schumacher et Coulthard restent en piste, mais ont nettement réduit la voilure.

Au 32e tour, Frentzen et Coulthard ravitaillent ensemble. Ils chaussent des pneus pour le sec. Mais à la sortie, Frentez est victime du même problème que son équipier. Et au même endroit, il arrête sa voiture en panne. Coulthard récupère la tête et semble parti pour la gagne. La pluie redouble d’intensité et surprend l’écossais. Il sort et s’enlise dans le bac à gravier. Pour lui et Frentzen, le titre n’est plus qu’un doux rêve.

Ralf Shucmacher voit la victoire lui échapper avec cette crevaison – crédit image: franceracing.fr

Les pilotes refont des paris sur la suite, et dans ce chaos émergent Fisichella, Schumacher, et les deux Stewarts de Herbert et Barrichello. Fisichella semble parti pour la victoire. Mais même si la pluie a stoppé, la piste reste piégeuse. Le romain se fait surprendre au 48e tour, sort et cale. Il ne gagnera pas aujourd’hui. Ralf Shcumacher reprend la tête, mais lui aussi est maudit. Au 50e tour, il crève en tout début de tour. Il ramène la voiture miraculeusement aux stands et repart. Mais la victoire lui échappe aussi aujourd’hui.

Herbert l’opportuniste

Dans ce chaos invraisemblable, deux prétendants à la couronne mondiale ont abandonné, les autres luttent dans le peloton. Et c’est le roi des opportunistes qui émerge en tête. Johnny Herbert, avec sa Stewart mène devant Jarno Trulli et son équipier Barrichello. Mais la tension est à son comble… Chez Stewart on attend la fin pour célébrer. Vu ce que réserve ce GP aux leaders…

Johnny Herbert, Jackie Stewart, Rubens Barrichello, Grand Prix of Europe, Nurburgring, 26 September 1999. (Photo by Paul-Henri Cahier /Getty Images) – Formula 1

Derrière on assiste à un duel entre Irvine et Hakkinen, primordial pour le titre. Et les larmes de Luca Badoer alors 4e, qui doit abandonner, sur casse moteur. Ralf Schumacher finit 4e devant, Hakkinen… et Marc Géné, qui inscrit les premiers points de Minardi depuis 1995!

Crédit vidéo – FORMULA 1

Ainsi, Herbert signe une dernière victoire, opportuniste encore une fois. Il permet à la jeune écurie Stewart de glaner son seul succès. Cette course d’un GP plein d’histoire (quelque soit son appellation), reste aujourd’hui l’une des plus belles courses de la F1.

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