Pendant 30 jours, la rédaction F1 va vous proposer une rétrospective sur un Grand Prix particulier. Que ce soit un GP des années 70 ou tout récent, toutes les générations vont y passer, avec un prisme différent à chaque fois. Des joies, des larmes, des tragédies, des intempéries … de nombreux événements ont marqué le monde de la F1 jusque là. Pour cette dernière édition de notre série, nous rendons hommage à Hamilton en le prenant à contre-pied. Avec la Corée du Sud (et le GP d'Europe), l'Inde sont les seuls pays à avoir résisté aux talents du Britannique.

Clap de fin pour le GP d'Inde

L'Inde, pays émergent du Monde, réussit dès 2007 son tour de force. La FIA promet de l'inscrire au calendrier des GP dès 2009. Cependant, l'échéance est repoussée par deux fois, en 2010 puis en 2011. L'accord, conclut avec l'Association Olympique Indienne (AOI), tarde à être respecté. La Fédération Indienne d'automobile déclarant notamment que cet accord n'est pas valable. Pour se légitimer un peu plus en Formule 1, l'Inde profite aussi du fait d'être bien représentée en course par l'écurie Force India, et par deux pilotes que sont Narain Karthikeyan et Karun Chandhok. Rapidement pourtant, l'intérêt pour ce GP diminue.

2013 sonne comme une triste fin pour le GP d'Inde. Vettel y est pourtant sacré champion du Monde, mais le coeur n'y est pas vraiment. Trois ans de suite, les éditions du GP d'Inde se sont suivies, et se sont ressemblées. Par trois fois, le désormais quadruple Champion du monde Sebastian Vettel s'est imposé, ne laissant aucune miette à ses adversaires. Trois fois également, le jeune Allemand s'est qualifié en pole. Cependant, seul 2011 l'a vu prendre le meilleur tour en course. Maigre partage des récompenses. Le circuit de Buddh n'aura jamais vraiment convaincu les spectateurs et les organisateurs.

L'Inde, GP trop controversé

Bernie Ecclestone annonce alors que le GP ne sera pas reconduit en 2014, bien qu'un accord ait été conclu sur 5 ans. Il assure pourtant la présence du GP pour 2015, ce qui ne fut pas le cas. Progressivement, la FIA a endormi l'Inde, pour faire disparaître ce circuit plus que moyen du calendrier.

Hamilton, monstre de statistiques

Pour mettre cette anomalie en parallèle, il faut bien reconnaître qu'Hamilton s'est imposé presque partout. Du Canada à Abou Dabi, en passant par la Russie, le Britannique a gagné 84 courses. Pas loin du record absolu de Michael Schumacher (91). Il s'est imposé au moins une fois sur quasiment tous les circuits qu'il a couru. Il s'est même imposé pas moins de 7 fois en Hongrie et au Canada, 6 fois en Chine, 5 fois en Italie, au Japon et a Abou Dabi…

Le pilote Mercedes réalise des prouesses défiant l'entendement, tant dans sa régularité que grâce à son talent. Au cours des trois éditions du GP d'Inde, le pilote ne bénéficiait pas encore de montures à son niveau. En 2011, alors chez McLaren, il ne peut faire mieux qu'une 7e place. Un accrochage avec Massa l'empêchant de bien figurer au classement. Il est d'ailleurs largement battu par son coéquipier de l'époque, Jenson Button, qui finit lui deuxième.

En 2012, toujours chez McLaren, Hamilton se classe 4e, derrière Vettel, Alonso et Webber. En 2013, et pour la première année sous ses nouvelles couleurs chez Mercedes, Hamilton finit 6e. Son coéquipier, Nico Rosberg, est lui deuxième du GP. Pour l'ultime édition du GP d'Inde, Hamilton n'aura pas réussi une seule fois à grimper sur le podium.

Le GP d'Inde, dont peu de personnes garderont un souvenir impérissable, reste tout de même une anomalie. Hamilton, tout grand champion qu'il est, n'aura jamais réussi à s'imposer sur cette piste. Il y aura d'ailleurs peu de chance pour lui de pouvoir réparer cette erreur, tant le GP d'Inde paraît bien loin de revenir sur le devant de la scène.