Je me souviens… d’Ayrton Senna

Il y a 25 ans, dans le 7è tour du Grand Prix de San-Marino à Imola, Ayrton Senna trouvait la mort. L’occasion de se souvenir d’un pilote d’exception.

Je me souviens que c’était un dimanche après-midi et qu’il faisait beau ce jour-là.

Je me souviens d’un sourire, de cheveux bouclés.

Je me souviens des mots qu’il avait adressés à Prost pendant la course. « I miss you Alain ».

Je me souviens qu’elle n’aurait jamais dû avoir lieu.

Je me souviens de Roland Ratzenberger.

Je me souviens de Williams-Renault et de leurs suspensions automatiques.

Je me souviens d’un sport qui passionnait encore.

Je me souviens de la fluidité, de l’agilité, de la vitesse.

Je me souviens du frisson, de l’attente, de l’effroi.

Je me souviens qu’on ne pouvait pas faire autrement qu’attendre le Journal Télévisé de 20 heures.

Je me souviens de l’extraordinaire fascination qui l’entourait.

Je me souviens qu’on ne devrait pas se souvenir de ça.

Je me souviens de l’impression de facilité constante qu’il dégageait.

Je me souviens de la combinaison qu’on coupe, des premiers soins et du massage cardiaque.

Je me souviens de la McLaren miniature blanche et rouge qu’on avait offerte à mes parents pour ma naissance.

Je me souviens qu’on avait parlé à mon oncle pendant des mois comme s’il avait perdu une mère ou un enfant.

Je me souviens qu’il devait être le dernier.

Je me souviens de Jules Bianchi.

Je me souviens des accrochages de Suzuka.

Je me souviens d’un film qui m’a fait l’aimer un peu plus.

Je me souviens que je ne pensais pas cela possible.

Je me souviens qu’Ayrton Senna est mort il y a 25 ans.

Crédit photo : Reuters

A propos de l'auteur

Fan de foot mais aussi de Serie A, je prends autant de plaisir à voir jouer Gilles Simon qu'à attendre une arrivée au sprint entre les Alpes et les Pyrénées. Talking Heads et Panetonne.

Commentaires

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    Al
    6 mai 2019

    Je me souviens que vos souvenirs vous trahissent ! En effet, Senna n’avait pas parlé à Prost “pendant la course” mais à la fin du tour commenté pendant les essais.
    Pour le reste, “l’impression de facilité”, là encore, je ne vois pas trop… A l’époque, les pilotes transpirait quand il descendaient de leur monoplace et les ingénieurs comptaient moins pendant la course ! Il n’y avait pas un volant digne d’un airbus, et ces pilotes étaient des gens courageux qui assumaient les risques qu’ils prenaient. Tout l’inverse d’aujourd’hui.

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