Jeep Elite : dernière ligne droite avant les playoffs !

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Ligue 1

Alors que Strasbourg vient brillamment de s’imposer en leader’s cup et que la France, déjà qualifiée pour le mondial de basket en Chine, a sereinement terminé sa campagne d’éliminatoire en tête de son groupe, la Jeep Elite reprend ses droits après une coupure bénéfique pour tout le monde. Place désormais au sprint final avant les playoffs, objectif assumé pour beaucoup. Qui décrochera l’un des huit strapontins? 

Ils y seront : ASVEL – Pau

LDLC ASVEL est le grand favori, comme souvent ces dernières saisons. Bien que l’équipe de TP n’ait pas réussi à répondre aux attentes, cette année semble être la bonne. Il faut que ce soit la bonne. En plus de survoler l’EuroCup malgré une dernière défaite en phase de poule qui fait tache(l’ASVEL a perdu l’avantage du terrain pour une éventuelle demie et la finale face à un cador), les Villeurbannais caracolent en tête de la Jeep Elite, ou même un certain relâchement (3 défaites sur les 5 derniers matchs) ces derniers temps ne les a pas empêchés de rester en tête de peloton. L’effectif est concerné, d’autant plus en coupe d’Europe où l’ASVEL se doit de montrer un beau visage avant d’intégrer l’Euroleague. Réaliser le doublé serait même la preuve d’un engagement total. Et Mitrovic n’en attend pas moins de ses joueurs.

Les playoffs, l’Elan Bearnais devrait également y goûter cette saison. Impressionnants de maîtrise, les Palois n’en finissent plus de surprendre et ne sont qu’à une victoire de l’ASVEL. Avec son quatuor d’indéboulonnables Bokolo-Cavalière-Pinero-Chikoko et un CJ Harris homme à tout faire (17.8pts, 3.1asts), Pau peut même rêver tout fort.

 

Ils sont en ballotage favorable : Dijon – Limoges –  Nanterre – Strasbourg

4 Européens 2018-2019 que l’on retrouve bien placés à l’approche du sprint final. De plus, seul Nanterre a encore un calendrier alourdi par la coupe d’Europe, avec une double confrontation intéressante à jouer contre Besiktas en BCL. Sinon, les trois autres sont éliminés et n’auront donc plus que le championnat en ligne de mire. Dijon est actuellement sur le podium et compte bien y rester. Les Bourguignons donnent le sentiment d’avoir franchi un cap cette saison, autour d’un axe 1-5 David Holston – Ryan Pearson très efficace (25pts de moyenne à eux deux). Ajoutez à cela la fougue d’un Axel Julien ou d’un Abdoulaye Loum en sortie de banc ou encore l’expérience d’un Jérémy Leloup revenu au bercail, et vous avez une équipe capable de poser beaucoup de problèmes à n’importe qui en playoffs. Idem pour Nanterre, qui avance sans faire de bruit, qui a perdu cet été sa coqueluche Heiko Schaffartzik mais qui continue d’être mené de main de maître par Pascal Donnadieu.

Quant aux Limougeauds, ce sont peut-être eux les plus forts en ce moment. Après un départ catastrophique, les pensionnaires de Beaublanc se sont remis dans le droit chemin depuis l’arrivée de François Peronnet. La mayonnaise Franco-Américaine prend parfaitement, les internationaux Français Doumbouya, Bouteille, Howard, Rousselle complètent à merveille les expatriés Miles, Hardy ou encore Taylor. A l’heure actuelle, si l’Asvel doit se méfier d’une équipe, il se pourrait que ce soit le CSP… A moins que ce ne soit SIG? Récemment, Villeurbannais et Strasbourgeois se sont affrontés au Rhénus et ont offert un spectacle magnifique. A domicile, les hommes de Collet avaient pris le meilleur et s’étaient offert un run leur permettant de recoller au peloton de tête. Emmené par un Youssoupha Fall en route pour le titre de MVP (15.3pts et 8.8rbds de moyenne) et un Jarell Eddie fantastique dans la raquette, la SIG veut surfer sur sa victoire en Leader’s Cup pour enfin vaincre la malédiction et remporter un titre, après 5 finales perdues sur les 6 dernières éditions. Avec un binôme Mike Green – Mardy Collins à la création, des Français de devoir (Traoré, Allingue, Pietrus, Lang), le retour de l’inusable David Andersen pour la fin de saison ou l’arrivée de son compatriote Nathan Sobey,  Strasbourg s’est replacé récemment et peu espérer voir plus loin.

 

La lutte sera âpre: Bourg – Le Mans – Monaco – Gravelines – Levallois

On savait que la digestion serait compliquée pour le champion de France en titre. En n’ayant pas pu conserver la majeure partie de son effectif (Fall- Travis- Riley-Cobbs- Lofton-  DJ Stephens ) forcément, la reconstruction allait prendre du temps. Heureusement, Bartécheky peut compter sur ses lieutenants français, ses fidèles, Petr Cornelie, Wilfried Yeguete ou encore Antoine Eito. L’arrivée de Cameron Clark, champion de France 2017 avec Chalon mais surtout de Mickael Thompson à la mène était censée “combler” ces départs. On s’en doutait, les Sarthois n’allaient pas être aussi compétitifs que l’an passé. Néanmoins, le MSB est là, et comptera sur l’expérience d’une partie de son effectif, déjà présent la saison dernière, pour au moins atteindre le premier tour des playoffs. Ce premier tour, Bourg en était tout proche lors du dernier exercice. Et puis, Zachery Peacock, victime d’un pneumothorax, a alors manqué quelques matchs en fin de saison. Absence préjudiciable pour celui qui sera élu MVP, mais dont l’équipe n’arrivera pas à se remettre de sa blessure. Au final, une 9ème place à une victoire des playoffs. La JL ne veut pas revivre ça, et c’est ce que laissait penser le recrutement estival : Zach Wright, Daniel Dixon ou encore Kerem Kanter, le frère d’Enes, sont arrivés. Et cela porte ses fruits puisque Bourg est pour l’instant bien installé, à la 7ème place.

Cette place, Monaco et Gravelines aimeraient bien l’atteindre. Les 2 formations sont pour l’instant à égalité avec le MSB et la JL Bourg, mais derrière au goal average. Il va donc falloir cravacher, notamment pour Monaco, qui après un début de saison catastrophique, revient petit à petit. Mais à quel prix? Après avoir laissé beaucoup de force en coupe d’Europe, la Roca Team a beaucoup tiré sur le physique de certains de ses joueurs, la faute à des absences à la pelle ! Amara Sy a longtemps été sur le flanc, Gerald Robinson également, alors que Yakuba Ouattara a enchaîné les pépins physiques tout comme Georgi Joseph. Du coup, l’ASM Basket été obligé de tirer sur la corde raide, utilisant certains cadres parfois plus de 35min par rencontre, tous les 3 jours ! En espérant que les Monégasques ne le payent pas en fin de saison. La coupure n’aura pu qu’être bénéfique. Ce qui est valable pour Gravelines également. Alors que les Nordistes n’arrivent pas à enchaîner de séries, dans le bon comme dans le mauvais sens d’ailleurs, et heureusement, les playoffs semblent à l’heure actuelle proches, mais aussi très loin. Avec le même nombre de victoire que le 6ème, la SIG, les hommes de Julien Mahe doivent absolument trouver de la régularité, sous peine d’être les dindons de la farce. L’effectif est pourtant de grande qualité, avec des intérieurs rodés aux joutes françaises (Mipoka, Koffi), le retour de l’homme de cristal Bangaly Fofana, ou encore Benjamin Sene à la mène. Malheureusement, tout ce petit monde est assez mal luné et cela se ressent d’une semaine à l’autre, notamment chez les Américains, Scott Woods, ou Kavel Anderson, pas forcément au niveau escompté. Taylor Smith limite lui la casse dans la raquette, mais le garçon a d’énormes qualités et doit encore plus les mettre en exergue. Les 3 prochains matchs contre Antibes, Chalons-Reims et Cholet seront déterminants car ensuite, le BCM affrontera 6 concurrents directs pour la qualification. On sera vite fixé du coté du Nord.

Ca risque d’être compliqué : Boulazac – Chalon sur Saône – Chalons Reims

Boulazac est déjà bien content d’en être là. Alors que l’objectif n’est autre que le maintien, se retrouver 12ème alors que la mi-chemin a été effectuée est déjà une belle victoire. Surtout, avec 4 victoires d’avance sur la zone de relégation et un bilan pour l’instant à l’équilibre, les Dordognais peuvent voir venir. Ils joueront presque sans pression jusqu’à la fin. Alors pourquoi ne pas espérer? L’effectif semble léger malgré tout, mais allez savoir. Pour les deux Chalon, les effectifs semblent eux pourtant assez conséquents pour aller chercher les playoffs. Mais l’écart est déjà fait. Certes, ils ne sont respectivement qu’à 2 victoires (Elan) et 3 victoires (CCRB) des playoffs. Mais il va impérativement falloir faire de grosses séries pour espérer recoller, sous peine de voir le train des playoffs définitivement s’envoler. L’Elan avait pourtant bien commencé son championnat, avec 6 victoires sur les 8 premières journées sous l’impulsion du meilleur passeur du championnat Justin Robinson (7.8asts en plus de ses 15.2pts) mais s’est écroulé par la suite. Le CCRB n’a lui jamais été en mesure, pour le moment, de jouer les playoffs. Pourtant, l’effectif est de qualité, avec les arrivées de Blake Schilb, légende de notre championnat ou encore Devin Ebanks, 20,8pts et 7.2rbds par match cette saison, meilleur marqueur de Jeep Elite. Il va donc falloir cravacher.

Se maintenir serait déjà une bonne chose : Cholet – le Portel – Fos – Antibes

Au vu de la première partie de saison, une lutte à 4 semble se dessiner dans la course au maintien. Cholet semble être légèrement au dessus, sa formation faisant la différence. Mais la lutte sera intense jusqu’au bout. Si Antibes avec 2 victoires de retard semble décrocher au vu de sa difficulté à obtenir un succès, Fos, le promu, semble revenir plus fort après un départ catastrophique. Pour Le Portel, la méthode Girard commence peut-être à s’essoufler et les coéquipiers de Benoit Mangin semblent sans solution. L’appui du chaudron sera indispensable pour se maintenir.

 

Après un break salvateur en mode NBA, la Jeep Elite reprend ses droits et la lutte pour les playoffs risque comme toujours d’être acharnée.

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