C'est l'une des questions que l'on peut fréquemment se poser lorsqu'un athlète monte au sommet de la boîte pour récupérer sa médaille d'or. Combien touche un athlète pour un titre olympique ?

Si le CIO aime mettre avant à outrance l'esprit olympique, des sous plus ou moins gros ne sont jamais bien loin. Et c'est également le cas pour les athlètes qui performent. Exception faite de la coupe du monde de football, aucun évènement sportif n'arrive à la cheville des Jeux Olympiques en termes de popularité et de diffusion à travers le monde. Alors, est-ce que les athlètes en bénéficient vraiment ?

80 000€ la médaille d'or, sur le papier

Ce qu'il faut savoir tout d'abord, c'est que le CIO ne distribue absolument aucune prime malgré un argent débordant des caisses, se cachant derrière le fameux “esprit olympique”. Heureusement, les fédérations nationales se montrent moins radines, à l'exception de certaines (Norvège, Nouvelle-Zélande, Suède). En France par exemple, une médaille d'or va rapporter 80 000€. Si cela est dans un sport individuel, l'athlète touche toute la somme.

En revanche, dans les sports collectifs, comme l'équipe masculine de rugby à 7, la somme est à partager entre les membres de l'équipe. À noter également que ces sommes sont imposables, et donc amputées des charges classiques. Si cela ne pose pas de problèmes pour les stars ou ceux qui peuvent s'appuyer sur des sponsors, on peut néanmoins être déçu de cela pour ceux qui évoluent dans des sports moins médiatisés, et ont un réel besoin de cet argent pour poursuivre leur pratique dans les meilleures conditions.

Par ailleurs, ces sommes ne sont pas cumulables. Ainsi, un Léon Marchand qui pourrait être triple champion olympique ce mercredi soir, touchera “seulement” les 80 000€ prévus. Dans la hiérarchie mondiale, la France est 19e au niveau des sommes distribuées. Hong Kong arrive loin en tête avec 740 000 € tandis que d'autres nations accolent à ces gains des pensions de plusieurs années, comme c'est le cas en Serbie. À noter que certaines fédérations, notamment en boxe et en athlétisme, ont décidé de verser eux-mêmes des dotations à leurs athlètes médaillés tandis que les athlètes sponsorisés peuvent également négocier des primes avec leurs sponsors.

Malgré tout, le plus intéressant financièrement, notamment pour les athlètes moins connu, à l'instar du céiste Nicolas Gestin, sera le monnayage de leur image suite à leur performance olympique.