Dans la soirée suivant une journée de folie pour le sport français aux JO 2024, un entraîneur français de canoë-kayak a été placé en garde à vue pour des violences à l'encontre de policiers.

Lundi, le canoë-kayak français a vécu un moment magnifique. En K1, Nicolas Gestin a maîtrisé son sujet au stade nautique de Vaires-sur-Marne pour rafler son premier titre aux Jeux Olympiques, à seulement 23 ans. Naturellement, l'euphorie était de mise dans le clan tricolore. Peut-être même un peu trop chez certains.

Un dérapage qui va coûter cher

En effet, Le Parisien à indique ce mardi que l'un des entraineurs de la Fédération Française de canoë-kayak, Guillaume Berge, a terminé la nuit en garde à vue. Dans le XIe arrondissement de Paris, vers 3h du matin, ce dernier a été pris par la police en train d'uriner dans la rue. Il aurait essayé de fuir avant d'être rattrapé. Mais durant sa tentative, des coups ont été lâchés sur des agents de police, notamment au visage. Et ces derniers ont dû utiliser un pistolet à impulsion électrique pour maîtriser le membre de la délégation française. Interpellé, il a ensuite été transféré au commissariat du XIe arrondissement, et une enquête a été ouverte à son encontre par le parquet de Paris.

Cela intervient dans un contexte particulier. Guillaume Berge avait été démis de ses fonctions de chef de projet par la DTN en septembre 2023, à quelques mois des JO, avant d'accepter un poste de responsable à la fédération, au pôle de Vaires-sur-Marne. Contacté par Le Parisien, le DTN de la FFCK, Ludovic Royé s'est immédiatement désolidarisé : “C’est un comportement inacceptable ! Il y a à peu près soixante-dix personnes à la fédération et il y en a un qui a dérapé”. Le canoë-kayak français vient de passer du rêve au cauchemar en quelques instants dans ces JO 2024.