Conquérants, les Bleus auront fort à faire s'ils veulent quitter Tokyo une médaille autour du cou. La compétition sera rude, face à eux, chaque sélection présente des forces singulières. Présentation de la compétition masculine :
Des Bleus défiés d'entrée
C'est comme si leur chargeur s'allégeait petit à petit, comme si c'était ce moment qu'il leur fallait saisir. Un moment où une nouvelle génération mûrie s'allie à des Experts en quête de ce qui pourrait être un dernier sacre. Et oui, si sacre il y a, cela sera le dernier de Michaël Guigou. L'ailier Nîmois (39 ans) a planifié sa retraite internationale après ces Jeux. Cependant, avec un groupe homogène et expérimenté, l'Équipe de France a les armes pour jouer des coudes avec les cadors. Mais il ne faudra pas se reposer sur l'expérience des anciens (Nikola Karabatic, 37 ans, Luc Abalo, 36 ans, Vincent Gérard, 34 ans). Et c'est tant mieux, car les plus jeunes et les moins vieux sont capables de prendre les choses en main. Dika Mem, Timothey N'Guessan et Nedim Remili sur les postes d'arrières offrent une puissance de frappe pouvant faire vaciller les meilleures défenses au monde. Et c'est bien de cela dont on parle, les meilleures équipes du monde. Tout le groupe le sait, le chemin vers la plus haute marche du podium sera long et semé d'embûches. Certaines se trouvant dès la phase de poules.
Dans un groupe relevé où se trouve la Norvège, l'Espagne, l'Allemagne, le Brésil et l'Argentine, les Bleus vont devoir batailler fort d'entrée. Ils pourraient même déjà laisser des plumes lors de cette phase de poules car le programme est rythmé (5 matchs en 9 jours) et les adversaires coriaces. Pour faire court, le groupe présente les doubles tenants du titre des championnats d'Europe (l'Espagne), les doubles vice-champions du monde 2017 et 2019 (la Norvège), l'Allemagne toujours bien placée dans les compétitions internationales et deux nations sud-américaines (l'Argentine et le Brésil) capables de poser des problèmes à n'importe quelle formation.
D'Athènes à Tokyo 🎌@NKARABATIC et Mickaël GUIGOU s'apprêtent à disputer leurs cinquièmes #JeuxOlympiques 😎
2004 | 5e place
2008 | 🥇
2012 | 🥇
2016 | 🥈
2020 | 🤔 #BleuetFier #Tokyo2020 pic.twitter.com/BdXQYHa6tB— Equipes de France de Handball (@FRAHandball) July 23, 2021
Deux petites faits cadeaux :
– Cela fait maintenant deux ans et demi que le handball français n'a pas ramené de médailles (bronze aux championnats du Monde 2019), la plus longue disette depuis 1999-2001.
– Une qualification de la France en finale des Jeux olympiques 2020 serait un record d'apparition successive aux finales du tournoi masculin de handball (4 : 2008, 2012, 2016, 2020?)
Un groupe B plus hétérogène
Dans le groupe B se trouve le grand favori et tenant du titre, le Danemark. L'ogre Danois trouvera sur sa route la Suède, médaillée d'argent en janvier dernier au Caire et les hôtes de ces derniers mondiaux. Les accompagneront, le Bahreïn, le Portugal et le Japon. Ces nations, représentant, une maigre chance de médaille n'ont pas participé à une olympiade depuis 1988 (première participation en 2021 pour le Portugal et Bahreïn).
Cette édition du tournoi masculin de handball à Tokyo pourrait, sous divers aspects, être historique pour l'Équipe de France. Les Bleus ont devant eux un beau parcours et leur premier obstacle sera argentin et se dressera devant eux dans la nuit de vendredi à samedi à 4h00 du matin.
credit : Loïc VENANCE/AFP