À moins de 100 jours de l'ouverture des JO de Paris 2024, la natation chinoise se retrouve au cœur d'un énorme scandale de dopage. Une polémique qui pourrait remettre en cause la participation de certains athlètes chinois à la quinzaine olympique parisienne. Au-delà de tout cela, c'est l'écosystème entier de lutte contre le dopage qui est également remis en question. Autant dire que de nombreux doutes surgissent à l'approche de la plus grande des compétitions.

C'est sûrement une affaire que le COJO aurait aimé ne pas avoir à traiter. Bien qu'ils ne soient pas impliqués dans cette histoire, ce coup de tonnerre risque d'avoir des répercussions sur les organisateurs des JO de Paris 2024. La chaîne de télévision allemande ARD et le New York Times ont révélé au grand jour une nouvelle affaire de dopage. Après le scandale des athlètes russes aux Jeux de Sotchi en 2014, c'est maintenant au tour des Chinois d'être dans le collimateur des spectateurs du monde entier.

Et il est important d'insister sur le fait que les athlètes visés n'étaient pas dans le collimateur de l'Agence mondiale antidopage. En effet, c'est en connaissance du dossier que l'AMA et l'agence de lutte contre le dopage chinoise n'avaient rien signalé au moment de la sortie de l'affaire. Celle-ci est assez rapide à expliquer. En mars 2021, à quelques mois des Jeux de Tokyo, 23 sportifs chinois ont été contrôlés positifs au trimétazidine, une substance interdite depuis 2014.

Natation JO Paris 2024 : la Chine dans la tourmente

Cependant, aucun de ces athlètes n'a été suspendu à la suite du contrôle. Treize d'entre eux ont même participé aux JO de Tokyo dans la foulée. En effet, ils sont même plusieurs à être repartis du Japon avec une médaille. Le nageur Zhang Yufei a remporté l'or sur le 200 mètres papillon et le 4 fois 200 mètres nage libre. Son compatriote et futur adversaire de Léon Marchand, Wang Shun a quant-à-lui pris l'or sur le 200 mètres 4 nages. Mais comment l'AMA et l'agence chinoise ont-elles pu laisser passer ça ? Eh bien il faut savoir que l'AMA et la Fédération internationale de natation ont accepté l'explication donnée par la Chine. Cette dernière avait justifié les tests par une contamination. Pour les experts présents dans l'enquête des Allemands, il est improbable que l'histoire se soit déroulée comme décrite par le rapport chinois.