Le 26 juillet prochain, soit dans un peu plus de trois mois, sera officiellement donné le coup d'envoi des JO Paris 2024. Plusieurs questions centrales demeurent. Dont celle concernant la qualité des eaux de la Seine, où bon nombre d'athlètes vont plonger cet été, en quête de l'or olympique. Auront-ils seulement le droit de le faire ? 

JO Paris 2024 : plusieurs épreuves prévues dans la Seine

Du 26 juillet au 11 août prochains auront lieu les tant attendus Jeux Olympiques de Paris 2024. Un véritable évènement pour la capitale, mais aussi pour le pays tout entier. Au-delà de volets tels les transports ou l'hébergement, la qualité des eaux de la Seine, décriée depuis des années, pour ne pas dire des décennies, continue d'inquiéter. Rappelons que plusieurs épreuves olympiques auront lieu dans le fleuve. Tout d'abord, le triathlon les 30 (Hommes), 31 juillet (Femmes) et 5 août (Relais). Les athlètes s’élanceront pour 1500m de natation, suivis de 40 km à vélo et 10 km de course à pied. Viendront ensuite les épreuves de natation marathon (ou en eau libre) les 8 et 9 août. Femmes et hommes suivront le même parcours, avec une course forcément éprouvante de 10 km. Les 1er et 2 septembre, ce sera au tour des athlètes paralympiques de braver les flots de la Seine avec le paratriathlon, version sprint du triathlon. Au programme : 750m de natation, 20 km de cyclisme et 5 km de course à pied. Dans quelles conditions ?

Une eau polluée, des épreuves maintenues, malgré tout ?

Depuis le mois de septembre dernier, l'ONG Surfrider Fondation effectue des prélèvements dans la Seine, au niveau du Pont de l'Alma et du Pont Alexandre III. Mauvaise nouvelle, sur 14 prélèvements effectués, “13 révèlent la présence de certaines bactéries, notamment l'Escherichia coli et les entérocoques, à des niveaux supérieurs aux normes définies par la Fédération internationale de natation“, indique France Info. On parle ici de taux “deux à trois fois” supérieurs aux normes pour une pratique saine.

Concrètement, que vont risquer les athlètes en se baignant dans l'eau de la Seine, théoriquement impraticable en raison de ces bactéries  ? Gastro-entérite, conjonctivite, otite, problèmes cutanés, autant de soucis aussi désagréables que contagieux. Pour l'heure, la région Ile-de-France n'a pas prévu de plan B. Et la création d'un bassin de rétention près de la gare d'Austerlitz pourrait bien ne pas être suffisant. Le casse-tête continue.