La NBA, terrain de jeu so frenchy

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12 points et 8 rebonds pour Ian Mahinmi lors de la victoire des Wizards face aux Haws, 28 pts et 3rbds insuffisants pour Evan Fournier lors de la défaite du Magic à Phoenix, nouveau gros double double (15pts, 13rbds et 3 asts en plus de ses 5 blks) pour Rudy Gobert pour écraser les Hornets, 10pts à 67% et 3rbds pour Luwawu-Cabarrot (avec un temps de jeu assez limité), décisif pour venir à bout de Miami, match complet pour Ntilikina (7pts, 3rbds, 4asts) face aux Pels… En bref, encore une belle soirée pour nos Français sur les parquets NBA. Comme c’est souvent le cas depuis un bon moment désormais. Nous évoquions hier le cas Doumbouya, force est de constater que tout le contingent tricolore brille de mille feux, soir après soir, outre atlantique. Certains plus que d’autres, mais toujours pour nous ravir.

Gobert, enfin la consécration?

Double DPOY en titre, notre Rudy national ne cesse de prouver l’infranchissable muraille qu’il représente au sein de la ligue. S’il a remporté le trophée du meilleur défenseur deux années de suite, ce n’est pas pour rien. Avec près de deux blocks par rencontre, il est le 7ème meilleur contreur NBA. Surtout, son envergure dissuade, et les stats ne disent pas tout. Même si elles ne mentent pas. La preuve, avec 14.4rbds par match, il est deuxième de ce classement derrière l’indéboulonnable Drummond. Avec en plus 14.6pts de moyenne, il confirme qu’il est également un redoutable attaquant (67% de réussite au shoot), malgré une légère baisse dans ce domaine (15.9 la saison dernière). Lui qui avait manqué une sélection au All-Star Game 2019 sera-t-il récompensé de ses efforts? En tout cas, l’ancien Choletais fait tout ce qu’il faut pour.

Mode Franchise player activé pour Evan Fournier

Sa coupe du monde réussie lui a fait le plus grand bien, lui qui rêvait tout haut d’un titre mondial. Très déçu en bon compétiteur qu’il est, cet “échec” lui a donné une vraie rage de vaincre, qu’il a su transformer en véritable force. Alors que le Magic lutte une nouvelle fois pour les playoffs, il s’affirme comme la véritable arme offensive des Floridiens. En l’absence de Nikola Vucevic, il a porté sa franchise sur ses épaules, avec parfois de véritables cartons. 22pts, 6asts et 3rbds à Indiana en début de saison, 26pts lors d’un succès contre les Spurs, 30pts et 4rbds pour un succès à Cleveland, 32pts et 31pts lors d’une semaine de feu début décembre. Il a dépassé la barre des 20 points à 15 reprises déjà cette saison. Avec près de 19 pts de moyenne, 3.2asts et 1stl par match, il améliore ses stats déjà intéressantes, par rapport aux saisons précédentes. Surtout, il a travaillé sur son adresse, devenant un véritable sniper. Avec 47% au shoot donc 41% à 3pts s’il vous plaît, il s’affirme comme un véritable danger. Reste à savoir si cela sera suffisant pour emmener Orlando en post-season.

Ntilikina, de mieux en mieux 

La saison NBA n’avait pourtant pas commencé de la meilleure des manières pour l’ancien Strasbourgeois. Après une coupe du monde étincelante, ponctuée par un match de grande classe contre les Etats-Unis, le Français pouvait jouir d’un nouveau statut au sein des Knicks toujours embourbés dans les bas-fonds de la ligue. Francky est même devenu la nouvelle coqueluche du Madison Square Garden, qui ne cessait de le réclamer. Mais Fidzdale, entêté dans son idiotie, n’en n’avait que faire. Et Ntilikina n’est utilisé qu’à contre courant, ne pouvant pas exprimer tout le talent qu’on lui connaît, malgré des débuts irréguliers, il faut l’avouer. Et puis, petit à petit, le meneur a l’aspect défensif a intégré le 5, et surtout, il était sur le parquet dans les moments chauds. Bien que ses stats ne soient pas fondamentalement en progrès (6.2pts contre 5.9 l’an dernier, 2.2rbds et 3.2rbds), son impact est primordial dans cette équipe où il est souvent arrivé que chacun joue pour soi. Les 13 défaites en 15 matchs entre mi-novembre et mi-décembre ont eu raison de Fidzdale, et Ntilikina a alors encore changé de statut avec l’arrivée de Mike Miller. De nouveau sur le banc, il apporte un deuxième souffle à la second unit. Mais encore une fois, son temps de jeu a diminué. Pourtant, son apport reste assez correct, et son adresse s’améliore au fil du temps. Avec plus de 39% de réussite et 32% longue distance, sa réussite n’est pas faramineuse, mais tout de même en progrès en comparaison avec les deux dernières saisons. Les Knicks n’ayant plus rien à jouer, espérons que cette année lui permette encore de s’aguerrir. Lui qui semble, enfin, faire parti du projet New-Yorkais.

Mahinmi, la bonne surprise 

Alors celle-là, on ne s’y attendait vraiment pas. Le doyen Français en NBA, auteur d’une seule vraie véritable saison en NBA à Indiana, vient récemment de sortir de sa boîte, grâce à la cascade de blessure du coté des Wizards. Et ses stats sont plutôt correctes : 7.6 pts, 6.14rbds et plus de 1.4blks sur ses 14 derniers matchs, tous commencé dans le 5. Avec certaines performances assez impressionnantes, comme ce match contre le Heat, ou le pivot a tout simplement scoré 25pts, en plus de ses 5rbds et 2blks. Ou encore ses 12pts, 8rbds et 2stls hier, lors de la victoire contre les Hawks. Plutôt solide ce vétéran, qui s’éclate au sein du franchise qui joue décomplexée.

Mais aussi… 

Si Doumbouya prend de l’ampleur match après match, d’autres Français ne sont pas en reste. Avec un temps de jeu moins important que la saison passée, Okobo, utilisé par-ci par-là a réalisé quelques cartons, mais malheureusement souvent lorsque les Suns se font étriller. C’est souvent à ce moment-là qu’il dispose d’un temps de jeu important. Lors d’un enchaînement de défaite Lakers-OKC-Houston, il a tout simplement scoré 10, 11 et 17pts. Il en avait également mis 13 et 16 lors des défaites contre les Nuggets et les Wizards. Dommage, mais l’ancien Palois montre tout de même de belles choses. Tout comme Timothé Luwawu-Cabarrot, qui après avoir commencé la saison sans franchise, vient d’enchaîner 14 rencontres consécutives, avec un temps de jeu proche des 20min. Cela lui permet de réaliser quelques belles stats, comme contre Minnesota (11pts, 5rbds), ou hier lors de la surprenante victoire contre le Heat (10pts, 3rbds). A suivre.

Certes, quelques déceptions subsistent (Batum, Poirier..), mais globalement, les Français démontrent de belles choses de l’autre coté de l’Altantique. Et un petit nouveau, qui évoluait en G-League, vient de les rejoindre : William Howard a signé récemment un contrat avec les Rockets. Cocorico. 

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