À 34 ans, Luis Suárez devait être en fin de cycle depuis son départ du Barça. Recruté libre à l’Atletico Madrid, l’Uruguayen revit avec les Colchoneros pour écrire une nouvelle page de son livre footballistique déjà assez rempli.


Le 24 septembre 2020, un coup de tonnerre retentit à Barcelone. Luis Suárez quitte la Catalogne par la petite porte. Son discours d’adieu est bafouillé par les larmes et la tristesse, n’arrivant pas à aligner un mot après l’autre devant la caméra avec son ancien président Josep Maria Bartomeu. Un Barça traversant une violente crise politique et financière et qui n’a pas hésité à pousser vers la sortie l’un de ses numéros 9 vedettes.

Sans supporters avec les conditions sanitaires, il est parti sans même leur prononcer un dernier « adios » en direct de l’arène du Camp Nou. Un départ qui a encore plus aggravé le divorce entre le vestiaire et la direction Blaugrana. On aurait pu penser que c’était fini, que sa carrière allait s’arrêter ici après les diverses désillusions de 2020. Et bien non, il a rebondi chez le voisin de Madrid. Pas à la maison blanche de Florentino Perez mais à 13km du Santiago Bernabeu, au Wanda Métropolitano de l’Atlético.


Des statistiques surprenantes

Il a ressurgi de l’ombre. Là où personne n’aurait misé une petite pièce sur son choix de fin de carrière. En vingt matchs de Liga, il a affiché 16 buts et 2 passes décisives. Il s’est relevé petit à petit de sa saison dernière assez terne et appauvrie par les blessures : 7 buts et 5 passes décisives. El Pistolero a rapidement oublié les conflits et les pépins physiques pour se remettre à ce qu’il sait le mieux faire : jouer au football. Il a gardé cette mentalité sud-américaine qui n’abdique jamais face à la critique et l’adversité.

Dans une interview accordée au média de son nouveau club, il a expliqué que son choix a été poussé par son entraîneur Diego Simeone ainsi que son coéquipier de la sélection : Diego Godin. « J'ai parlé avec Simeone et ça a été un plus, ça motive, la façon avec laquelle il te parle ça te convainc encore plus. Godin ne m'a dit que des choses positives sur l'Atlético, il a marqué l'histoire de ce club et m'a aidé pour tout ce dont j'avais besoin à Madrid et j’en suis très reconnaissant ».


Toujours pas au rendez-vous en Ligue des Champions

Toutefois, dans la compétition des étoiles, il ne montre pas pleinement satisfaction. Mardi dernier, en 1/8ème de finale aller contre Chelsea à domicile, le natif de Salto est retombé dans ses travers. Frustré, agacé, il n’a jamais sorti un éclair pour sauver une équipe de l’Atletico qui défendait trop, voire beaucoup trop, face aux Blues de Chelsea (défaite 0-1). Son entraîneur n’a cessé de le protéger en expliquant en conférence de presse d’avant-match que « Luis Suárez apportait de la confiance à l’équipe ».

Une confiance partagée entre un bon joueur en championnat et inexistant en Coupe d’Europe. A 34 ans Luis Suárez a sûrement montré qu’il avait encore quelques années à vivre avec un ballon dans les pieds. Mais le haut niveau ne pardonne pas pour l'Uruguayen. Il devra vite redresser la barre en Ligue des Champions pour revivre ses plus belles années de finisseur passées au Barça. Mais cette fois-ci, sans ses deux anciens acolytes : Neymar et Messi.

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