Basketball

LaMelo Ball : meneur phare de la draft 2020 ?

Fils de LaVar Ball et petit frère de Lonzo, LaMelo Ball est depuis petit un phénomène. Bien qu’il ne joue pas en NCAA il est une des attractions de la draft. En effet, il joue cette saison dans une ligue en plein essor : la ligue australienne.   Il joue donc déjà avec les seniors ce qui lui permet vu le style de jeu de la ligue australienne de se frotter à un jeu différent de celui de la NCAA. Réputé pour son caractère sulfureux le cadet des Ball ne passe pas inaperçu dans cette classe de draft. 

Les atouts.

La création 

Pour ce qui est de ses pures qualités de basketteur et de créateur, LaMelo Ball en est pétri. Avec sa vision de jeu et la créativité de ses passes il est déjà un meneur distributeur brillant. Avec ses passes précises et créatives, il tourne déjà à plus de 7 passes de moyenne cette saison. Il tire une bonne partie de ses stats de son jeu sur pick and roll. En effet, il est déjà très bon lorsqu’il s’agit de servir son big men qui roule vers le cercle. De même quand le poseur d’écran s’écarte du cercle LaMelo est tout aussi bon pour le trouver et lui offrir un shoot ouvert.

Dans le jeu de transition LaMelo est aussi très bon pour trouver un coéquipier démarqué qui court sous le cercle. Ces capacités à trouver le bon coéquipier durant le jeu en transition sont facilitées par son handle et sa vitesse qui souvent lui permettent de créer des 2 contre 1 sur ce type de phases de jeu. En plus d’être efficace LaMelo est aussi un passeur spectaculaire capable de passes magnifiques qui vous feront sûrement vous lever pleine nuit dans les saisons à venir.

Dans ce jeu en pick and roll LaMelo est aussi très dangereux lorsqu’il passe sous l’écran posé par son big man et file vers le cercle. Une de ses forces en effet sa capacité à finir près du cercle même si les lay-up sont contestés, il s’offre d’ailleurs bon nombre d’occasion de finir grâce au pick and roll. En effet, lorsque le défenseur veut passer au dessus de l’écran, il prend un retard qui permet à LaMelo de filer au cercle finir l’action.

Lorsque LaMelo est lancé il vaut mieux éviter de se retrouver en face ; sinon vos chevilles et votre dignité seront en danger. Par ses dribbles et son handle très au dessus de la moyenne il s’offre, notamment sur pénétration, de belles opportunités de marquer des paniers faciles. Avec ses qualités de finisseur très au dessus de la moyenne il est rare que ces opportunités ne soient pas converties.

Sa polyvalence. 

LaMelo semble déjà bien plus prêt physiquement que bon nombre d’autres prospects de la même draft que lui. En effet, se frotter à des adultes en Australie le fait inévitablement progresser physiquement. Nul doute que cela lui sera utile quand il faudra se frotter aux monstres physiques de NBA.

Le jeune meneur est aussi un très bon rebondeur pour un poste 1. Il faut dire que ses 2 mètres lui donnent très souvent l’avantage de taille par rapport à ses vis à vis directs. Sur sa saison australienne le meneur américain tourne à plus de 7 rebonds par match. Pour un jeune gringalet de 18 ans c’est déjà une statistique assez impressionnante. Cette capacité à distribuer et à capter des rebonds en étant un meneur de grande taille est surement ce qui pousse pas mal d’observateurs à le comparer avec Penny Hardaway.

Les défauts :

Au même titre que son frère à son arrivée en NBA LaMelo a de grosses carences avec son shoot longue distance et avec la notion de défense. Cette notion pour l’instant lui passe complètement au dessus et c’est bien regrettable. A l’instar d’un autre Melo, il semble s’endormir lorsque son équipe n’a pas le ballon. Pourtant quand LaMelo est réveillé il montre des grandes qualités d’intercepteur. Ces petits moments de défense laissent donc entrevoir pour LaMelo la possibilité de devenir un défenseur tout à fait honorable.

Son shoot longue distance est surement son plus gros défaut actuellement. Son shoot est bien plus inquiétant pour le moment que son comportement en défense. En effet, le jeune meneur ne tourne qu’à 25% derrière l’arc. Un pourcentage largement insuffisant, surtout quand on prend 6 tirs à 3 points par match. Sa mécanique de tir n’y est surement pas pour rien. Malgré tout son talent offensif, le geste de LaMelo nécessite encore du travail. En dehors de son esthétique ce geste semble relativement forcé notamment au moment du lâcher. Ce soucis de tir n’est d’ailleurs pas moins moindre dans le mid range. S’il tourne à 45% à 2 points c’est surtout grâce à ses drives qui lui assurent des points faciles. Dans le périmètre il est donc pour l’instant tout aussi friable que de loin. Toutefois LaMelo est encore très jeune et à tout le temps de travailler cela.

Enfin dernier point noir : son pourcentage aux lancers. S’il tourne à 73% de réussite soit un pourcentage tout à honorable. Mais, pour un meneur comme lui qui base son jeu sur l’attaque de cercle cela reste largement insuffisant.

En terme de talent LaMelo est surement un des 3 meilleurs joueurs de la draft. Ce qui est plus inquiétant c’est sa réputation ( et celle de son papa ). Quoi qu’il en soit l’arrivée de LaMelo dans la ligue sera particulièrement intéressante.

photo : bleacherreport.com – Forbes.com

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