Les autorités françaises ont autorisé, en début d’année 2020, la pratique professionnelle du MMA en France. Le pays faisait partie d’un des derniers à continuer d’interdire un sport qui comptait déjà plus de 50 000 pratiquants sur son territoire, sans compter les nombreux professionnels français actifs dans les ligues étrangères. Qu’importe, puisque malgré l’interdiction, la France préparait depuis plusieurs années son avenir glorieux dans la discipline.
Un premier évènement d’envergure déjà accueilli
Le 08 octobre 2020, la France a accueilli son premier évènement de MMA. Il s’est déroulé à Vitry-sur-Seine en présence de la ministre des Sports, Roxana Maracineanu, et de la direction des sports. Organisé malgré une période critique notamment à cause de la pandémie de Covid-19, l’évènement a eu le mérite de montrer les attentes suscitées par la discipline. Il faut savoir que dès l’autorisation du MMA en France, les grandes ligues de la discipline ont tenté de nouer des contacts avec l’hexagone pour organiser des évènements. Le pays en a largement les capacités et cela a déjà été prouvé. Le 10 octobre, le Bellator 248 a, par exemple, été organisé à l'Accor Arena en France. Conscient des nouvelles possibilités offertes par le pays, l’UFC , ligue de MMA la plus connue, cherche actuellement un moyen d’organiser son combat pour le titre des poids lourds en France. De quoi attirer des foules, surtout quand on sait que Cyril Gane, qui va affronter le champion Francis Ngannou, est un combattant français.
L’incroyable talent des combattants français et de leurs cochs
On a cité Cyril Gane, mais la France regorge de combattants de MMA plus talentueux les uns que les autres. On pense notamment à Farès Ziam, Morgane Charrière , Karl Amoussou,Francis Carmont ou encore Nassourdine Imanov. Ce vivier de talent a été rendu disponible par l’engagement de fans et de pratiquants de MMA devenus coachs alors même que la pratique professionnelle était encore interdite. On pense, entre autres, à Mathieu Nicourt de la Free Fight Academy, à Fernand Lopez du MMA Factory et à des passionnés comme Richard Wery, de la Wery Fighting Academy. Ces passionnés de la première heure ont fait un travail de fourmi en détectant des talents et en créant des cadres dans lesquels ils peuvent se développer. Ce travail préliminaire est le principal socle sur lequel la France peut se construire un glorieux avenir dans le MMA. EN plus, des champions d’autres disciplines comme le kickboxing ou la boxe thaï commencent à se convertir au MMA, beaucoup plus médiatisé.
Quelques défauts à corriger
Malgré le potentiel du MMA français, son ascension pourrait être freinée par quelques difficultés. Le premier problème est organisationnel. Il faut rappeler que les autorités françaises ont confié à la fédération nationale de boxe, la gestion du MMA français. Cette décisions a frustré nombre de pratiquants et entraineurs de la première heure, pas forcément à cause de leurs égos. Pour commencer, la fédération de boxe n’a jamais accompagné le Lobbying pour l’autorisation du MMA. Les fédérations de lutte, de kick-boxing et de boxe thaï, par contre, gèrent déjà des tournis de Pancrace, une discipline très proxhe du MMA et ont énormément milité pour une autorisation de la pratique professionnelle du MMA. En attendant de dénouer cette situation, il faut également que les autorisées conçoivent avec les pratiquants un cadre légal de la pratique du MMA, pour que la discipline dispose de ses règles. Le reste consistera à collaborer avec les médias pour changer l’image du MMA en France.