Des grands joueurs ont marqué l’histoire du rugby à travers les époques. Et il serait illusoire d’en tirer un qui soit au-dessus du lot. Néanmoins, nous vous proposons un classement des 10 meilleurs joueurs de tous les temps.
Professionnel depuis les années 1990, le rugby dispose d'une histoire riche. Mais avant cette structuration entraînant la création de la coupe du monde en 1987, ou encore des coupes d'Europe de clubs en 1995, seuls les tournois des VI Nations au nord, et du Tri-Nations au sud permettaient aux meilleures sélections de s'affronter officiellement. Ainsi, la plupart des joueurs présents dans ce Top 10 ont joué dans l'ère professionnelle, à deux exceptions près. Les choix sont difficiles à faire, et de nombreuses légendes sont mises de côtés. De Ronan O'Gara à Bryan Habana, en passant par Sam Whitelock, Thierry Dusautoir ou encore George Gregan, la liste est longue. Mais il est désormais temps de découvrir sans plus attendre le Top 10 des meilleurs joueurs de rugby de tous les temps.
Les meilleurs joueurs de rugby de tout les temps
10. Antoine Dupont

Le garçon est destiné à grimper très haut dans ce classement. Mais faisons preuve de mesure pour un garçon qui n’a que 27 ans. Malgré tout, Antoine Dupont s’est déjà établi comme l’un des joueurs phares de sa génération. Joueur ultra complet, capable de casser des lignes, de plaquer solidement, de buter, de mener le jeu à la baguette… L’ancien Castrais s’est déjà construit un palmarès XXL avec le Stade Toulousain (4 Top 14, 2 coupes d’Europe), mais peine à passer la seconde avec les Bleus. Seul le VI Nations 2022 a été accroché au palmarès, et la désillusion de la coupe du monde 2023 est encore en travers de la gorge.
Après cet échec, il aura toutefois montré quel phénomène il est en se mettant au rugby à VII pour porter les Bleus à la médaille d’or aux JO. Dans la force de l’âge, il lui manque encore un énorme coup en sélection pour bondir au classement.
9. Serge Blanco

Si le XV de France a connu de grands noms par le passé, à l’instar de Jacques Fouroux ou Jean Gachassin parmi tant d’autres, Serge Blanco a été la première grande star du rugby français. Tel un Michel Platini en football, le natif de Caracas (Venezuela) a mis le monde à ses pieds. Meilleur arrière de sa génération, ses cannes et sa capacité à relancer de loin auront fait lever les foules. Resté fidèle au Biarritz Olympique durant l’intégralité de sa carrière, il n’aura jamais remporté le titre de champion de France. En revanche, il aura compensé en accumulant les honneurs en Équipe de France.
Taulier des Bleus durant dix ans, il compte six victoires en Grand Chelem, et une finale de coupe du monde (1987). À une époque où le trophée de meilleur joueur du monde n’existait pas, il ne dispose donc pas des récompenses individuelles qu’il aurait amplement méritées. Encore aujourd’hui, il est l’un des joueurs les plus capés en Bleu, et surtout le meilleur marqueur d’essai tricolore de l’histoire (38).
8. Martin Johnson

Il s’agit tout simplement d’un totem du rugby anglais. S’il a pris sa retraite il y a une vingtaine d’années, il restera le meilleur joueur que l’Angleterre n’a jamais eu dans son pack d’avants. L’imposant deuxième ligne dispose d’une carrière remarquable, couronnée de succès. Lancé par Leicester à la toute fin des années 1980, il sera resté fidèle au club anglais toute sa carrière, exception faite d’un léger crochet en Nouvelle-Zélande dans ses jeunes années.
Quintuple champion d’Angleterre, et double champion d’Europe, il a marqué durablement les fans locaux. Devenu international en 1993, il va s’établir comme l’un des piliers du XV de la Rose durant une décennie. S’il gratte deux tournois des V Nations dans les années 90, il connaîtra la consécration en 2003. Avec l’appui d’une nouvelle génération dorée, il rafle un troisième tournoi avant de boucler la boucle avec un titre de champion du monde à 33 ans. La fin parfaite.
7. David Campese
Si l’Australie connaît aujourd’hui un trou terrible, les Wallabies ont toujours sorti de véritables cracks. Et le premier qui aura eu l’occasion de briller sur la scène internationale est bien David Campese. Le petit ailier de 1,80m aura été l’un des meilleurs joueurs de sa sélection durant quatorze années ! Lancé dans le grand bain à 19 ans dans l’ère amateur, il s’est rapidement fait une réputation grâce à son jeu déstabilisant reposant sur sa capacité d'improvisation. Il a notamment démocratisé le fameux pas de l’oie, avant de connaître la gloire en 1991 en étant sacré champion du monde. Encore aujourd’hui, il reste l’un des rares joueurs à avoir inscrit au moins dix essais dans la plus grande des compétitions.
6. Richie McCaw

Il s’agit de l’un des hommes les plus marquants au XXIè siècle. Avant que son compatriote Sam Whitelock ne le dépasse lors de la coupe du monde 2023, Richie McCaw était tout simplement le joueur le plus capé de l’histoire du rugby, avec 148 sélections à son actif. Entre 2001 et 2015, il fut tout simplement incontournable avec les All Blacks. Cela lui a permis de se forger le plus grand palmarès international avec 10 victoires en 13 participations au Rugby Championsip, et surtout deux victoires en coupe du monde (2011 et 2015).
En club, il sera devenu l’emblème des Crusaders, raflant à cinq reprises le championnat local. Troisième ligne aile fantastique, il est encore aujourd’hui considéré comme le meilleur joueur de tous les temps à son poste. Petit gabarit (1,77m), il aura conquis le monde entier par sa vitesse et sa capacité à casser les plaquages une fois lancé. Véritable leader dans l’âme, il aura marqué durablement tous ceux qui auront évolué à ses côtés
5. Brian O’Driscoll

Si son compagnon d’armes, Ronan O’Gara, toque fort à la porte du Top 10, seul Brian O’Driscoll représente l’Irlande. Avant que McCaw ne le déloge, il fut le joueur le plus capé du rugby mondial. Tout au long de sa grande histoire, le rugby mondial aura été marqué à jamais par l’empreinte laissée par des joueurs hors normes. Nous vous proposons le Top 10 des meilleurs joueurs de l’histoire du rugby pour se remémorer des carrières gigantesques. À 133 reprises avec le XV du Trèfle, mais également à huit reprises avec les Lions Britanniques. Si son palmarès en sélection se limite à seulement deux Tournois des VI Nations, il s’est rattrapé en clubs, décrochant trois titres de champion d’Eruope avec le dominant Leinster entre 2009 et 2012.
4. Jonny Wilkinson

Il aura fait pleurer la France, avant de la conquérir. Jonny Wilkinson est peut-être la deuxième plus grande star que le rugby a connue, après l’intouchable Jonah Lomu. Véritable prodige et phénomène de précocité, il devient incontournable à Newcastle, et avec le XV de la Rose à même pas 20 ans. Très actif dans la quête des trois tournois décrochés par l’Angleterre entre 2000 et 2003, il va surtout construire sa légende lors de la coupe du monde 2003. Guide des Anglais, il va éliminer la France en demi-finales d’un drop assassin, avant de mener les siens à la victoire finale.
Par la suite, sa carrière sera minée par les blessures, mais cela ne l’empêchera pas de continuer à écrire sa légende. Finaliste du mondial 2007, vainqueur des VI Nations 2011, il va ensuite se construire un palmarès en club au RC Toulon, participant activement aux deux titres successifs de champion d’Europe 2013, 2014). Anobli par la reine, Sir Jonny aura marqué les esprits durablement !
3. Dan Carter

Quoi de mieux que le meilleur demi d’ouverture de tous les temps pour débuter le podium ? En près de vingt ans de carrière, Dan Carter aura brillé. Au-delà de son jeu au pied exceptionnel, le Néo-zélandais était un joueur ultra complet, capable de distiller des passes précises, tout en cassant des lignes avec des percussions. Avec les All Blacks, il débutera dès 2003, avant de s’installer en 2005 pour remplacer Andrew Mehrtens.
Déjà déterminant aux Crusaders, il remporte le Rugby Championship, et décroche le premier de ses trois premiers titres de joueur de l’année. Comme McCaw, il sera un symbole de la domination totale sur l’hémisphère sud durant la période, avant de connaître la gloire en 2011, puis 2015, avec deux victoires en coupe du monde. En club, contrairement à la plupart des autres joueurs évoqués, Carter restera éternellement affilé aux Crusaders. Mais cela ne l’a pas empêché de tenter sa chance ailleurs, notamment en Top 14. Suite à un premier passage anecdotique à l’USAP, il produira trois bonnes saisons au Racing 92 en fin de carrière.
2. Gareth Edwards
Le rugby n’était pas professionnel à l’époque, mais cela n’a pas empêché le demi de mêlée Gareth Edwards de s’établir comme la première star mondiale de la discipline. International gallois entre 1967 et 1978, ses occasions de briller se limitaient au Tournoi des V Nations, et aux tournées dans l’hémisphère sud des Lions Britanniques. Ce qu’il a fait avec brio en étant l’élément clé de la domination totale du XV du Poireau, symbolisée par les sept tournois remportés dans les 70’s (dont 3 Grands Chelem). Avec les Lions, il sera également incontournable. En 1973, il est notamment l’initiateur d’un essai exceptionnel, considéré comme celui du siècle. Largement en avance sur son temps dans son jeu rapide, sa capacité à briller dans un rugby à la réglementation souple aura marqué les esprits.
1. Jonah Lomu

S’il ne devait en rester qu’un, ce serait le regretté Jonah Lomu. Parti trop tôt, à seulement 40 ans, en 2015, le Néo-zélandais sera difficile à déloger, tant son héritage dans le monde de l’ovalie est stratosphérique. Si de nombreux ailiers fantasques ont brillé dans l’histoire, aucun n’est arrivé à la cheville de l’ailier parfait que symbolisait Lomu. Aussi rapide que puissant, il ne fur pas surnommé l’autobus par hasard. Dans les années 90, alors que le rugby se professionnalise, il va débarquer tel un OVNI sur la coupe du monde 1995. Si les All Blacks cèdent en finale, il cumule sept essais sur le tournoi, dont un quadruplé mémorable face à l’Angleterre en demies.
Désormais attendu, il va répondre en continuant d’écraser tout sur son passage jusqu’en 2003. Si son palmarès reste maigre (trois Tri-Nations, deux Super 12), cela fut causé par des problèmes rénaux ayant coupé sa carrière dès 2003. Il tentera bien plusieurs retours, mais il était déjà trop tard. Telle une étoile filante, Lomu aura fait rentrer le rugby dans une autre dimension, avant de s’envoler trop tôt.
At RWC 1995, not many people could stop Jonah Lomu ⛔️
At RWC 1995, not many people played like Joost van der Westhuizen ? pic.twitter.com/JKOnC6Ww84
— Rugby World Cup (@rugbyworldcup) February 20, 2021