Les coureurs de «deuxième division» les plus prisés

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Ligue 1

Avec la pandémie COVID-19 et la suspension à long terme des courses, de nombreux coureurs professionnels dont les contrats expirent à la fin de cette année sont confrontés à une incertitude au sein des formations “ContiPro”. Après les grimpeurs, les leaders ou encore les espoirs, nous allons nous concentrer sur des coureurs expérimentés avec des antécédents au plus haut niveau et aux jeunes coureurs qui chercheront à franchir un palier dans leur carrière qui seront libres en fin d’année.

D’abord, nous commençons avec sans doute le coureur le plus demandé avec le Néerlandais Niki Terpstra. Après deux saisons décevantes avec notamment de sacrées chutes lors du Tour de France et sur le Ronde, l’ancien vainqueur de Paris-Roubaix et du Ronde n’a pas l’intention de raccrocher à 36 ans. La saison passée, il avait parfaitement lancé sa saison chez Total Direct Énergie avec deux podiums à Kuurne-Brussel-Kuurne et Le Samyn avant de chuter sur le Ronde et de se rater sur Paris-Roubaix. Après une phase de récupération due à sa blessure la Grande Boucle, Niki a néanmoins rebondi pour prendre la deuxième place à Paris-Tours en toute fin de saison. 33e du Omloop Het Nieuwsblad, 40e de Kuurne-Bruxelles-Kuurne et 43e du Samyn en début de saison, son début de saison a été des plus timides. Cependant, son palmarès, son expérience et son savoir-faire seront plus qu’un atout au moment des négociations de fin d’année pour une dernière “pige”.

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Puis, on reste chez Jean-René Bernaudeau avec Anthony Turgis. Rarement ensemble lors des classiques de printemps l’an dernier avec Terpstra, ils auraient pu former une belle doublette. Le Français a une petite pointe de vitesse au sprint et a prouvé qu’il était à l’aise sur les pavés avec sa deuxième place à Dwars Vlaanderen derrière l’imbattable Van der Poel. Cependant, il a tout de même levé les bras deux fois sur les routes Françaises l’an dernier : Grand Prix La Marseillaise et Paris-Chauny. Le vainqueur de Classic Loire Atlantique 2016 n’est âgé que de 26 ans. Si Terpstra reste chez Direct Énergie, Turgis aura un bon professeur pour le faire progresser sur les Flandriennes. Son profil pourrait fortement intéresser les équipes World Tour Françaises en quête avec un coureur de ce type “Gilbert-Valgren” à l’aise sur des parcours vallonnés et sur des pavés avec un état d’esprit baroudeur.

Le frère aîné d’Andrea Bagioli de Deceuninck-QuickStep, Nicola Bagioli n’a peut-être pas gagné une course professionnelle mais le coureur Italien de 25 ans a du potentiel sur les courses vallonnées. Passé pro en 2017 chez Nippo – Vini Fantini, le natif de Sondrio a monté petit à petit les échelons. En 2018, il a remporté le maillot de la montagne de Tirreno-Adriatico et a réalisé de belles placettes (4e du Trofeo Laigueglia et 7e du Tour du Haut-Var). L’an dernier, il est monté deux fois sur le podium de course d’un jour : 2e du Trofeo Laigueglia et 3e du Ronde van Drenthe. Cet hiver, il a signé que pour un an chez Androni Giocattoli – Sidermec et n’a disputé qu’une seule course : 14e du Trofeo Laigueglia. Nicola est clairement un coureur intéressant avec son profil de puncheur de 1 m68 qui pourrait intéresser des nombreuses équipes de Continentales Pros.

En suivant une voie similaire à Hugh Carthy, le sprinteur Matthew Gibson court depuis deux saisons chez Burgos-BH. Après une année d’apprentissage avec un bouquet sur le Tour of Qinghai Lake, 2020 devait être la saison de la révélation. En 2018, alors qu’il évoluait chez JLT Condor en continentale, il avait glané une étape du Tour de Normandie, une étape du Tour de Loir et Cher et surtout une étape du Tour de l’Avenir. De nombreux observateurs auront des yeux sur lui dès la reprise de la compétition.

Ensuite, Tom-Jelte Slagter peut se vanter d’une longue et fructueuse carrière avec le général du Tour Down Under 2013, 2 étapes de Paris-Nice 2014, une 3e place au Down Under 2018 ou encore un podium sur le Grand Prix Cycliste de Montréal 2017. Après deux années très décevantes chez Dimension Data, il a essayé de se relancer dans les rangs Pro Continental chez B&B Hôtels – Vital Concept p/b KTM. Le puncheur Néerlandais n’a que 30 ans n’a certes pas levé les bras en 2019 mais ila comptabilisé de nombreux Tops 10 : 7e du Tour de Yorkshire, 8e du Tour d’Allemagne et surtout 6e du Grand Prix Cycliste de Québec. Son début de saison a été marqué par sa 4e place sur la première étape du Saudi Tour qui finissait au sommet d’une côte. Le natif de Groningen va devoir profiter des courses de fin de saison pour briller soit pour prolonger chez Jérôme Pineau soit trouver un nouvel employeur. Même s’il peut rouler aisément World tour, son rôle sera bien différent.

L’ancien champion national britannique Connor Swift a rejoint Arkéa-Samsic lors d’un transfert de mi-saison l’année dernière où il s’est acclimaté à la formation Bretonne. 2020 sera sa première saison complète en France et on l’a déjà vu courir sur le Tour de la Provence et faire ses débuts en WorldTour à Paris-Nice. Avec l’arrivée de Nacer Bouhani, le rouleur Britannique de 24 ans est un atout central à l’approche des sprints. De plus, il a prouvé sur la Course au Soleil qu’en cas de bordure, Quintana avait un protecteur. Arkéa construit clairement pour l’avenir et Connor pourrait potentiellement jouer un rôle dans leur nouvelle structure au cours des prochaines années. Quelques résultats individuels l’aideront bien pour sa prolongation ou pour trouver une nouvelle équipe.

Par la suite, Jhonatan Restrepo a passé trois saisons complètes à Katusha avant de rejoindre Manzana Postobon au début de 2019. Au sein de la formation Russe, il avait fini 10e du Tour Down Under et avait pris la 4e place du Gran Piemonte. En 2019, il s’est distingué avec une 5 place sur le Circuit Cycliste Sarthe et 7e place sur le Tour de Turquie. Ce sprinteur-puncheur a rejoint Gianni Savio cet hiver pour une seconde chance. Il compte déjà six victoires à son actif cette année : 2 étapes de la Vuelta al Tachira et 4 étapes du Tour du Rwanda, mais face à une opposition limitée. Son expérience en World Tour sera très précieuse pour les négociations hivernales. Restrepo reste un pilote fiable dans une formation de deuxième division en lui apportant de nombreux succès.

Xandro Meurisse a fait ses débuts sur le Grand Tour en 2019 et est monté à Paris avec une 21e place très respectable avec une 3e place sur l’étape de La Planche des Belles Filles. Cette année, il avait plus de responsabilités sur ses épaules pour les classements généraux avec le départ notamment de Guillaume Martin. Le coureur Belge de 28 ans a remporté une étape et le général du Tour de Murcie et 12e à Besseges et 20e en Algarve. Pour une équipe comme Circus-Wanty, Meurisse est la personne idéale en matière de leadership sur des courses par étapes accidentées comme le Tour de Grande-Bretagne ou le Tour du Luxembourg. Meurisse est susceptible de rester au niveau Pro Continental pour garder un statut de leader et amener des points UCI. Mais, il peut décider d’enterrer des ambitions personnelles pour devenir un équipier dans une équipe World Tour.

Issu de l’Axeon depuis 2016 comme Eddie Dunbar, Tao Geoghegan Hart et Adrien Costa notamment, Colin Joyce – 25 ans – s’est forgé un beau palmarès de l’autre côté de l’Atlantique avant 2018 avec une étape du Tour d’Alberta et des places d’honneur sur le Tour d’Utah. Depuis son arrivée chez Rally Cycling, ce sprinteur-puncheur a brillé en 2018 sur l’Arctic Race of Norway (3e du général et une étape). Malheureusement, son année 2019 n’a pas confirmé sa montée en puissance. On suivra donc ses résultats en 2020 mais une prolongation au sein de la structure américaine serait logique surtout qu’il peut disputer des courses intéressantes en Europe. L’autre coureur très intéressant chez Rally est le baroudeur Robin Carpenter. Le natif de Philadelphie a glané de nombreux succès en Amérique du Nord avec le général du Tour d’Alberta 2016 ou encore la Winston Salem Cycling Classic 2017. Cependant, il doit encore s’étoffer face à la concurrence des Européens (2e de Paris-Chauny 2019 et 9e du Tour du Danemark 2018).

Malgré seulement deux années de course au niveau WorldTour chez Cannondale-Garmin, Lasse Norman Hansen s’est taillé un joli palmarès sur la piste avec deux titres mondiaux à Berlin dans la Poursuite par équipes et l’Américaine. Le champion olympique de l’Omnium en 2016 n’a pas encore couru sur la route cette année mais il a montré lors des deux précédentes saisons qu’il était à surveiller en remportant la 3e étape du Tour du Danemark et en finissant 3e du Tour du Limbourg en 2019 notamment. Ce gros moteur pourrait demander une prolongation de contrat à Alpecin-Fenix avec comme objectif les JO de Tokyo en 2021, à moins qu’une équipe plus huppée veuille le recruter (Riis ?).

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