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Formule 1 : Les premiers pas de Fernando Alonso chez Aston Martin

Arrivé lors du mercato hivernal en provenance d’Alpine, Fernando Alonso a découvert les locaux d’Aston Martin. L’Espagnol débute cette nouvelle aventure avec l’envie de bien faire et l’espoir de retrouver les sommets.

 

Fini le bleu, Fernando Alonso est maintenant vêtu de vert. Officiellement pilote Aston Martin depuis le premier janvier, le double champion du monde a passé ses premières journées à l’usine de Silverstone. Parti dans l’imbroglio la plus totale de chez Alpine, le natif d’Oviedo (Espagne) a trouvé un bon refuge chez Aston Martin. L’écurie dirigée par Lawrence Stroll a perdu le quadruple champion du monde Sébastian Vettel, parti à la retraite, mais a dégoté l’un des meilleurs pilotes du plateau pour le remplacer. Neuvième du dernier classement général, l’ancien pilote Alpine rejoint une écurie en difficulté. Loin d’être alarmiste, il entame ce nouveau chapitre de sa carrière avec beaucoup de joie. « Je ressens beaucoup d’énergie dans l’équipe et la motivation qui anime tout le monde. J’ai très hâte d’être à l’année prochaine, je sens une atmosphère spéciale dans le garage. »

 Nouvelle écurie, nouvelles habitudes à prendre

Au volant de la quatrième force du plateau la saison passée, Fernando Alonso débarque chez Aston Martin, septième du dernier championnat constructeurs. Face à ce nouveau challenge, le pilote de 41 ans est conscient des progrès qu’il faut effectuer.

« Nous devons travailler dur cet hiver, notamment avec le simulateur, pour apprendre tous les boutons du volant qui sont très différents de ceux auxquels je suis habitué, révélait le Taureau des Asturies sur le site officiel de la Formule 1. Il faut que je m’entraîne jusqu’à ce qu’ils deviennent des automatismes dans ma tête et dans mes doigts, et arriver à Bahreïn à 100%. » L’Espagnol a encore plus d’un mois pour être fin prêt avant le premier week-end de course du 3 au 5 mars prochain.

L'Espagnol a eu l'occasion de bien tester l'Aston Martin version 2022 à Abou Dhabi. © Aston Martin.

Une voiture en pleine progression ?

Si la saison 2022 d’Aston Martin ne va pas rester dans les annales, c’est en partie car la voiture n’a pas été au niveau. Trop peu souvent, Sébastian Vettel et Lance Stroll ont été compétitifs au point de signer de grands résultats. A seulement trois reprises (Imola, Singapour et Abu Dhabi) les deux monoplaces sont rentrées en même temps dans les points. Une AMR22 que Fernando Alonso a pu tester lors des essais d’après saison au lendemain de la fin de la campagne précédente. Pour autant, le vainqueur de trente-deux courses en catégorie reine ne tire pas de conclusion hâtive. « La voiture de l’année prochaine sera très différente de celle-ci, donc tous les retours que tu as de l’ancienne ne sont pas représentatifs de ce que sera la AMR23. Mais j’ai constaté des philosophies différentes sur la configuration de la voiture, son développement, tout comme dans le management du moteur. Nous devons prendre du recul et exploiter de la meilleure des façons toutes les données. » 

Une équipe déjà guidée par l’Espagnol

Très rapidement, la patte du double champion du monde s’est fait sentir au sein du constructeur britannique. Dès la fin des tests, Fernando Alonso a donné ses impressions. Sur le site de la Formule 1, Eric Blandin ingénieur en chef de l’équipe a confié l’apport positif de l’ancien pilote Ferrari. « La saison dernière, Fernando Alonso roulait dans une voiture différente de la nôtre et plus compétitive. Il a rapidement été capable de comparer les deux et dire ce qui était mieux, moins bien et sur quoi nous devions nous concentrer. Ses retours sont extrêmement précis. Il communique clairement sur ce qu’il veut dans la voiture et sait identifier ce qu’il manquait sur l’AMR22. »

Fernando Alonso a retrouvé le sourire chez Aston Martin, après une fin de saison longue à son goût avec Alpine. © F1.

Pour satisfaire le très demandeur pilote de 41 ans, les ingénieurs de l’écurie sont quasiment repartis d’une feuille blanche. « Beaucoup d’éléments sont nouveaux, nous avons changé plus de 90% de la voiture et environ 95% du package aérodynamique est différent. Nous avons implanté des innovations pour régler nos problèmes. C’est satisfaisant quand à partir d’une faille, on en fait un avantage. Nous devons avoir une base solide pour ensuite ajouter le reste. » Motivé et écouté, Fernando Alonso a déjà une équipe à fond derrière lui. L’Espagnol a toujours l’espoir de revenir dans le haut du classement, de gagner des courses et de jouer le championnat. Un but partagé par Aston Martin qui aimerait de nouveau briller en Formule 1. Cela prend du temps et les voir tout de suite devant reste quand même peu probable.  

Journaliste spécialisé en sports mécaniques.

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