Los Angelenos : Paul George

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Ligue 1

 Los Angeles, cité des Anges. Deuxième ville des Etats-Unis derrière New-York, LA fait frémir tout amateur de voyage : Hollywood, Santa Monica, Venice Beach, Beverly Hills, les Lakers… Bref, quoi de mieux qu’un bon séjour dans l’une des villes les plus réputées du monde ? Surtout pour tout amateur de basket, qui ne manquera pas d’aller voir une rencontre des Lakers ou des Clippers au Staple Center. Car oui, la cité phare de la Californie est une vraie terre de basket. Elle abrite bon nombre de playgrounds et a vu naître de nombreux phénomènes de la balle orange. Ils sont beaucoup, aujourd’hui à évolué dans la plus grande ligue du monde et à avoir vu le jour à LA. Un certain Paul George par exemple.

Un soutien familiale fondamental 

Né le 2 mai 1990 à Palmdale, en Californie dans le comté de Los Angeles et seulement séparé de la cité des Anges par la forêt nationale d’Angeles, Paul George est le plus jeune enfant de Paul George Sr. et de Paulette George. Son père a enchaîné les petits boulots et est devenu menuisier. Sa mère elle, a été sujet à de graves problèmes de santé. Un accident vasculaire entraînant un caillot de sang qui lui a laissé de grosses traces. Paulette a en effet été paralysée de ton son coté gauche, deux ans après cet accident.

Paul a deux sœurs plus âgées, Teiosha, diplômée de l’Université Pepperdine et Portala, graduée de l’université de CSU-San Bernardino. Leurs parents ont créé un environnement où ils ont été encouragés à faire du sport, où Paul Sr et Paulette prônaient l’excellence sportive. Réussir dans le sport, c’est réussir dans la vie en général. Selon eux, le sport inculque des valeurs que l’on retrouve dans la vie quotidienne. C’est pour cela que les parents George ont beaucoup insisté et encouragé leurs enfants à la pratique sportive. Et puis, dans un comté réputé comme extrêmement dangereux, où la violence et la délinquance règnent, le sport permet de ne pas tomber dans de sombres histoires. Teiosha a joué au basketball à la Pepperdine University de Malibu, en Californie, et Portala était une joueuse de volleyball à la California State University, à San Bernardino. Alors qu’il joue au basket depuis son enfance, c’est principalement avec sa sœur Teiosha, qui lui a donné ses premières instructions de base, avec d’endiablés tête à tête tout proche de chez eux, sur les playgrounds et dans les parcs de Los Angeles, que le petit Paul va apprendre à manier la grosse balle orange. George a grandi en idolâtrant Kobe Bryant et en étant un partisan dévoué des Lakers de Los Angeles et des Clippers de Los Angeles. Toute son inspiration provient du Mamba, dont il portait fièrement le numéro 24 à son arrivée aux Pacers d’Indiana.

 

La montée en puissance

Paul George rejoint alors le collège le plus proche de chez lui, à Palmdale, pour y fréquenter le Knight High School. Ce n’est que lors de sa première année à l’école secondaire qu’il a commencé à jouer au basket. Au cours de sa deuxième année au Knight High School, il a été promu au sein de l’équipe universitaire et a été le seul étudiant non senior de la formation. À l’été 2007, il avait été cité par les recruteurs de divers collèges. Garçon très respectueux et doté de qualités athlétiques assez incroyables d’après son entraîneur de l’époque Tom Hegre. Discret mais travailleur, PG va alors montrer, dès cette époque toutes ses qualités, notamment défensives, qui le caractérisent encore aujourd’hui. Conscient du potentiel de celui qui deviendra PG13, son coach avait également réalisé son importance au sein du collectif et l’utilisait dans le rôle principal dans la saison senior. George a eu la chance de jouer avec les futurs Bruins de UCLA, Jrue Holiday et Malcolm Lee, lorsqu’il est apparu pour le mouvement Pump and Run de l’Union du Sport Amateur (AUA). En 2007, il a joué un rôle déterminant pour la victoire de Knight dans la Golden League. Cette année-là, George il les mena au championnat de la Golden League et fut nommé joueur par excellence du championnat, joueur de l’année pour Antelope Valley Press et membre de l’équipe de basket-ball des garçons de la région 2007-08 de Daily News. Il a terminé son année senior avec une moyenne de 23,2 points et 11,2 rebonds.

 

Une, puis deux… puis 3 universités 

 

En dépit de ses références et de l’intérêt initial qu’il avait suscité, George n’était pas une perspective prometteuse pour la plupart des universités, les Jrue Holiday et autres DeMar DeRozan attirant beaucoup plus l’attention. Et puis, son intégration à la fac sera rocambolesque. Dans un premier temps, faute d’autre offre, il accepte la première bourse d’études qui lui a été offerte et s’engage verbalement à Santa Clara. Cependant, son entraîneur au lycée Tom Hegre lui a conseillé d’attendre plus d’options. George décide alors de s’engager envers Pepperdine le 9 août 2007. À la mi-saison, il décide de plier bagage  après que son entraîneur Vance Walberg eut démissionné de son poste. Il choisit finalement de s’inscrire à la California State, à Fresno plus exactement afin d’y rejoindre les Bulldogs. Il y disputera en tout et pour tout deux saisons. Sa première saison sera plutôt intéressante sur le plan personnel (14,3 points, 6,2 rebonds, 2,0 passes, 1.7 interceptions et 47% de réussite) et démarrera même sur les chapeaux de roue, avec un premier match à 14pts face aux Sacramento State, puis un second à 25 unités et 10 rebonds lors d’une défaite contre Saint Mary. C’est là l’histoire de la première saison de George à Fresno. Des performances individuelles qui marquent les esprits, mais un bilan collectif insuffisant : avec 13 victoires pour 21 défaites, les Bulldogs ne se qualifieront pas pour le tournoi NCAA 2019.

La deuxième saison est toujours en dents de scie sur le plan collectif (15-18), mais Paulo impressionne et ne cesse de progresser : 16,8 points, 7,2 rebonds, 3,0 passes décisives et 2,2 interceptions en moyenne, tout en tirant 42,4% sur le terrain et 90,9% sur la ligne. Un pourcentage en baisse logique, l’ailier ayant beaucoup plus le monopole du ballon, lui devenu le joueur majeur de son équipe. 

Il décide alors de s’inscrire à la draft 2010, et est pressenti pour être sélectionné en 12ème position par Memphis, lui qui ne devait pas faire partie de cette cuvée à la base, renonçant à sa dernière année d’université. Il est finalement choisi en 10ème position par les Pacers, qui ne regrettent sans doute pas leur choix.

Une enfance à Los Angeles, des parents bienveillants, des sœurs sportives, une aînée attentionnée… Il pouvait difficilement en être autrement de l’avenir de Paul George. Néanmoins, le garçon n’a jamais rechigné à la tâche et n’a cessé de travailler, lui qui a toujours été sous-estimé. Et le résultat est là. A l’heure actuelle, il fait partie des favoris pour le titre de MVP NBA 2018-2019.

 

 

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