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Mark Cavendish, toujours au top

Cavendish

Bien que Mark Cavendish soit toujours le sprinter de second choix de son équipe pour le Tour de France, les trois prochaines semaines au Giro d'Italia lui offrent une occasion unique de faire valoir qu'il devrait être considéré comme le numéro un. Au Tour de Hongrie, l'étoile de Fabio Jakobsen ne peut que décliner. Celle de Cavendish est déjà en hausse

Mark Cavendish participe au Giro d'Italia parce que son équipe ne prévoit pas de l'emmener au Tour de France. Correction, ils n'ont pas l'intention de l'emmener au Tour de France. Car si Fabio Jakobsen est peut-être le sprinter titulaire aux yeux de la direction de Quick-Step Alpha Vinyl, ce n'est pas un statut gravé dans la pierre. C'est au mieux une entrée dans une cellule d'un tableur, aussi effaçable que ces mots ici.

Et tandis que Cavendish se dirige vers la Sicile pour continuer à se mesurer (et à battre) les meilleurs sprinteurs du monde, à une heure de grande écoute, Jakobsen participera cette semaine à la course de seconde zone qu'est le Tour de Hongrie, contre des coureurs comme Elia Viviani (Ineos Grenadiers) Jon Aberasturi (Trek Segafredo) et Olav Kooij (Jumbo Visma). Dylan Groenewegen (Team BikeExchange-Jayco) aussi, bien sûr, mais le Néerlandais n'a pas remporté de victoire en WorldTour depuis plus de deux ans.

Qu'on ne s'imagine pas le contraire, lorsqu'il s'agit de ses sélections d'équipes, ainsi que des contrats qu'il négocie avec ses employés, Patrick Lefevere n'est pas connu pour être un sentimental. C'est la raison la plus simple pour laquelle ses équipes ont toujours gagné autant et aussi régulièrement.

C'est aussi la raison pour laquelle il a gardé une telle emprise sur la direction sportive de l'équipe belge. Le succès de Cavendish au Tour l'année dernière a été étonnant, mais il n'a pas été possible de mesurer avec précision l'ampleur de ses performances.

Tout coureur ne peut battre que ceux qui se présentent, mais on pourrait dire que, en grande partie à cause de la chute de Caleb Ewan lors de la quatrième étape, ainsi que de quelques autres coups de chance, il n'était pas en mesure de faire ses preuves face aux meilleurs sprinters. D'après ce que Lefevere a vu des deux hommes, on pourrait dire qu'il y a plus de risques à emmener Cavendish au Tour de France cette année que Jakobsen.

Avec non seulement le fait de la victoire d'aujourd'hui mais aussi la manière remarquable dont elle s'est déroulée, celle de Cavendish a dû réduire de manière quantifiable, aux yeux de Lefevere, ce risque. Il a été audacieux. Il a illuminé l'étape. Pendant ce temps, Caleb Ewan n'était nulle part, Fernando Gaviria (UAE Team Emirates) et Arnaud Demare (Groupama FDJ) étaient tous deux dépassés et surclassés. Une victoire en une seule occasion sur la plus grande étape de la saison jusqu'à présent.

En revanche, Jakobsen pourrait détruire la concurrence lors du Tour de Hongrie, classé 2.1, en remportant trois ou même quatre étapes, et pourtant voir son étoile décliner, par rapport à celle de Cavendish.

Cela ne suffirait peut-être pas à lui faire perdre la place de numéro un de l'équipe, mais cela pourrait suffire à augmenter la pression, voire à faire en sorte que les deux hommes s'affrontent à pile ou face.

Il y a, sans aucun doute, une forte dose de souhaits anglo-centriques associés à cette prise de position. Nous n'avons rien contre Jakobsen, qui a une histoire très spéciale en soi. Nous voulons simplement voir Cavendish atteindre les 35 victoires sur le Tour. Nous voulons qu'il entre dans l'histoire. Encore une fois. C'est étonnant qu'il soit encore possible qu'il le fasse.

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