Face à des Rams bien plus complets, les Bears n'ont jamais vraiment fait illusion dans ce Monday Night Football. La défense de Chicago s'est employée, mais l'attaque n'a pas suivi.

Chicago Bears [5-2] @ Los Angeles Rams [5-2] : 10-24

Défenses et coup d'éclat

Dans ce Monday Night Football qui concluait la septième semaine de compétition, les défenses vont rapidement prendre le pas sur les attaques. Les deux escouades offensives ont en effet beaucoup de mal à créer du jeu, et cela se ressentira tout au long de la première mi-temps avec de nombreux punts échangés entre les deux équipes. Au cours de ces trente premières minutes moroses pour les fans de football spectaculaire et offensif, un coup d'éclat va tout de même venir sauver la mise. Sur le deuxième drive du match de Los Angeles, Jared Goff enchaîne les passes et rentre en Redzone pour la première fois du match. Ce premier voyage sera tout de suite le bon, car il trouvera Josh Reynolds dans la endzone pour débloquer le score (0-7).

Après ce coup de chaud, bien aidé par une position de départ très favorable toute proche de la mi-terrain, les Bears vont directement réagir en allant inscrire un field goal. Nick Foles est parfait à la passe tandis que David Montgomery grappille quelques yards à la course, et Cairo Santos finit par transformer sa tentative de 42 yds. Le début d'une orgie offensive ? Pas vraiment, car quatre nouveaux punts seront tapés avant la mi-temps. Entre-temps, les Rams inscriront eux aussi un field goal et les deux équipes rentreront aux vestiaires avec toujours un TD d'avance pour les californiens (3-10).

Los Angeles appuie sur l'accélérateur

Si la deuxième mi-temps démarre sur les mêmes bases avec un nouvel échange de punts, Los Angeles va rapidement prendre les choses en main pour tuer le match. En sept petits jeux et un peu plus de deux minutes, L.A avance progressivement sur le terrain, rentre en Redzone, se retrouve à un yard de l'en-but et voit Malcolm Brown casser le plan vertical. Les Rams mènent 17 à 3, et Chicago semble déjà trop loin pour espérer un quelconque retour dans ce match, surtout que dans la foulée Nick Foles va compliquer les choses.

En effet, sur le drive suivant, le MVP du Super Bowl LII permet à sa franchise de rentrer en Redzone au terme d'un très court drive, profitant notamment d'une pénalité pour pass interference, mais se fait intercepter par Taylor Rapp. Los Angeles n'en demandait pas temps et va immédiatement aggraver le score par l'intermédiaire de Gerald Everett, qui vient conclure un nouveau drive éclair de moins de dix jeux. 24-3 L.A, les Bears sont définitivement K.O.

Un pavé dans la marre

Si le match semble plié, les Bears n'abdique pas et veut a minima sauver l'honneur. Après que l'attaque ait manqué une quatrième tentative, l'équipe spéciale s'illustre en bloquant une tentative de kick de 48 yds de Sam Sloman. Nick Foles et l'attaque ont alors l'occasion de réduire l'écart, et réussissent même à se rapprocher à moins de cinq yards de l'en-but. Malheureusement, une conversion de quatrième tentative sera encore une fois manquée, et le ballon sera une énième fois rendu aux Rams. Encore une fois, la défense va devoir tout faire toute seule.

Los Angeles part donc dans une position très défavorable, et les défenseurs de Chicago vont en profiter. Après une première course de cinq yards, Darrell Henderson commet un fumble juste devant sa endzone. Eddie Jackson en profite pour se saisir du cuir et marquer, sauvant plus ou moins l'honneur pour les siens. Cette action positive n'instiguera néanmoins pas de tentative de comeback pour les Bears, la fin de match étant ponctuée de nouveaux punts et même d'une nouvelle interception de Nick Foles envoyée dans les bras de Jalen Ramsey. Chicago est définitivement la pire équipe de la ligue avec un aussi bon bilan, alors que les Rams sont plus que jamais dans la course en NFC Ouest.

Succès plutôt tranquille pour les Rams de Los Angeles, qui n'ont jamais vraiment douté. Les Bears de Chicago semblent bien loin d'avoir le même niveau que leurs adversaires du soir, alors même qu'ils possèdent le même bilan.