Treizième d’une course où il avait tenté un pari stratégique, Fabio Quartararo a de nouveau souffert au guidon de sa Yamaha. Le vainqueur de l’édition 2022 a même terminé derrière son coéquipier lors du Grand Prix d’Allemagne.

 

Qui aurait cru qu’un an après sa victoire Fabio Quartararo serait complètement hors du coup au Grand Prix d’Allemagne ? Le 19 juin 2022, le Français remportait avec brio la course au Sachsenring. 364 jours plus tard, le pilote Yamaha finissait dans le peloton, au treizième rang, battu par son coéquipier Franco Morbidelli.

Doublé à la régulière par Franco Morbidelli, Fabio Quartararo ne voit pas le bout du tunnel chez Yamaha. © Icon Sport.

Si ce résultat est en adéquation avec ses performances du début de saison, il reste quand même difficile à encaisser. Onzième sur la grille, le Niçois a tenté d’être agressif en début de course en choisissant un pneu tendre à l’arrière.  « Quand j’ai vu notre position de départ, j’ai décidé d’essayer le pneu tendre, mais cela s’est avéré être le mauvais choix. Je n’ai pas trouvé l’adhérence que je cherchais, et le pneu a beaucoup perdu en performance pendant la course. » 

S’il avait opté pour le pneu médium, le champion du monde 2021 admet qu’il aurait pu finir dixième. « Dixième ou vingtième, ça aurait été pareil pour moi. C’est une mauvaise décision pneumatique mais finalement cela ne fait pas une grande différence. » Sans être capable de peser de quelconque manière sur la course, le pilote Yamaha a subi, dégringolant au classement au fil des tours. 

Un mot de félicitation pour Marc Marquez

Marc Marquez et Fabio Quartararo s'apprécient réellement. Les deux champions du monde espèrent partager des podiums ensemble le plus rapidement possible. © Icon Sport.

N'évoquent pas plus en détail sa situation, Fabio Quartararo a tenu à saluer Marc Marquez. Le pilote Honda Repsol a déclaré forfait avant même le départ suite à une fracture du pouce gauche. Victime de cinq chutes en Allemagne, et au cœur des polémiques, le Français a lui soutenu son homologue espagnol. 

« Il a pu décrocher quelques podiums depuis sa blessure en 2020, mais pour moi il reste le meilleur. Il se donne à 100 % à chaque séance, ici il est tombé et s’est chaque fois relevé pour essayer de faire encore mieux. C’est le plus fort mentalement, puis vient ce moment où tu te fais mal. Même si ça peut paraître bizarre, je tiens à le féliciter pour ce qu’il fait. » Les deux champions du monde vivent ensemble, mais chacun de leur côté, des temps très compliqués dans leur équipe respective. A distance, ils se serrent les coudes en attendant des jours meilleurs.