Monté en puissance tout au long de ce début de saison, Johann Zarco arrive au Mans avec beaucoup de confiance. Devant des milliers de fans, le pilote Prima Ducati Pramac ne veut pas s’interdire de rêver de décrocher son premier succès en MotoGP.

 

Rouler à domicile amène toujours une pression supplémentaire pour les pilotes concernés. Ce week-end, des milliers de fans venus de toute la France vont porter Fabio Quartararo et Johann Zarco vers le succès. Dès ce mercredi, les deux tricolores ont réalisé une parade autour du circuit sarthois avec des centaines de motards à leurs côtés. Un très bon moyen de plonger les deux acteurs principaux dans la folie populaire qui va s’emparer des tribunes du Mans tout au long des trois jours du Grand Prix de France.

Avant même cet événement, le pilote Prima Ducati Pramac reconnaissait que l'atmosphère était tellement différente d’ailleurs. « Tu sens que tu es en France et qu’il y a un très gros engouement autour de la moto. L’avantage avec Fabio, c’est que nous avons deux profils bien distincts. Nous ne sommes pas de la même génération : de quoi combler tout le public. Il y en a pour deux, chacun s’y retrouve ! » En revanche, il n’y aura qu’une place sur la plus haute marche du podium et celle-ci, Johann Zarco ne compte pas la laisser à son compatriote. 

Motivé et performant sur ce circuit : Zarco a tout pour gagner au Mans

En 2021, Johann Zarco et Fabio Quartararo avaient partagé leur podium national ensemble. © Icon Sport.

Remporter son premier succès à domicile, entendre la Marseillaise sur le sol français, Johann Zarco en rêve à coup sûr. Le double champion du monde Moto2 (2015 et 2016) est conscient que tout le monde attend qu’il ouvre son compteur de victoires. « Je le sais et ce n’est pas de la pression. Après tout pourquoi pas moi ? Sur les premières courses, je n’étais pas au niveau de Francesco Bagnaia mais j’étais parmi les meilleurs et il y avait de gros espoirs. » 

Alors pour aller chercher ce petit supplément qui lui manque pour gagner, le Cannois compte bien s’aider de la ferveur pour y arriver. « Avec l'énergie du public et une piste qui m’a souvent réussi par le passé, il faut viser haut ! » 

Il faut dire que le Tricolore aurait tort de ne pas se baser sur ses dernières performances au Mans. Pour sa première saison en MotoGP, en 2017, Johann Zarco faisait vibrer la foule en terminant deuxième derrière Maverick Viñales. Après deux courses difficiles, où il avait quand même signé la pole position en 2018, le pensionnaire du team Prima Pramac Racing revenait dans le top-5 de son Grand Prix national en 2020. Deuxième en 2021 et cinquième l’an passé, au terme d’une remontée spectaculaire, le porteur du N°5 est toujours compétitif dans la Sarthe. Il veut maintenant passer le drapeau à damiers en grand vainqueur. 

Le pilote Ducati Pramac a déjà connu la pole position devant son public. C'était en 2018 au guidon d'une Yamaha. © Icon Sport.

Un début de saison prometteur 

Neuvième du championnat et auteur d’un podium au Grand Prix des Amériques, deuxième à Austin, Johann Zarco est très régulier. A défaut d’enchaîner les coups d’éclats, le Français mise sur sa constance, ce qui risque de payer sur le long terme avec plus de quarante courses à disputer cette saison, en comptant les sprint race. 

« Décrocher ce podium aussi tôt dans l’année m’a fait un bien fou. Ça montre qu’on a le potentiel pour en signer d’autres. Le Texas a toujours été un tracé compliqué pour moi, du coup je ne suis pas forcément mécontent de cette septième place. Je pense avoir plutôt bien géré. Ce sont toujours neuf points de pris. » 

Dans le groupe des leaders à Austin, Johann Zarco est allé chercher son premier podium de l'année. © Icon Sport.

Quelques jours plus tard, lors du Grand Prix d’Espagne, le natif de Cannes a avoué prendre plus de risques afin de préparer au mieux son rendez-vous national. « À Jerez, j’ai ensuite essayé d’hausser un peu le niveau pour déjà préparer le GP de France d’une certaine façon. Je m’étais mis en tête de gagner et je m’étais dit : ‘on verra où ça nous mène’. Samedi, je n’étais pas très loin, le groupe de tête était là, juste devant moi. Et dimanche pareil, j’étais cinquième quand je suis tombé à sept tours de la fin : malheureusement, ce sont des choses qui arrivent. C’est frustrant car je laisse échapper 11 précieux points. Cela dit, le bilan reste positif car il y a eu beaucoup de changements et ça nécessite un certain temps pour que tout se mette correctement en place. »

Pour arriver à ses fins, Johann Zarco peut compter sur sa moto, la meilleure de la grille 2022. « Cela fait quasiment trois ans que la Desmosedici constitue la référence et j’ai la chance de l’avoir chez Pramac. Du coup à moi d’aborder les choses de façon un peu différente, afin de débloquer ce fameux compteur à victoire. » Espérons pour lui et pour la France que l’attente prendra fin ce dimanche !