En manque de performance depuis le début de la saison, le Grand Prix de France fait office de bascule pour Fabio Quartararo. S’il parvient à réaliser un très bon week-end alors cela pourrait lancer l’année du pilote Yamaha. A l’inverse, une désillusion devant ses fans serait un très gros échec pour le Tricolore.

 

Empêtré dans de nombreuses difficultés, on en oublierait presque que Fabio Quartararo possède autant de podium que Johann Zarco, un seul à Austin. Onzième du championnat à six unités de son compatriote, le pilote Yamaha vit un début de saison aux antipodes de son homologue du Prima Ducati Pramac. Ce week-end, El Diablo arrive au Mans sans certitudes. 

Devant des milliers de spectateurs, à fond derrière lui, le Niçois veut relever la pente. « C’est toujours un moment spécial pour nous en tant que Français, sachant que c’est la seule épreuve dans notre pays. J’espère que les fans seront là pour nous porter comme ce fut le cas ces dernières années. » 

Le Français a pu se rendre compte, que malgré le moment difficile qu’il traverse, ses suiveurs sont toujours derrière lui. Lors d’une parade organisée en amont du Grand Prix ce mercredi, des centaines de motards ont accompagné Fabio Quartararo et Johann Zarco du centre-ville jusqu’au circuit Bugatti. 

Quelques heures avant, le champion du monde 2021 avait dévoilé son nouveau casque tricolore devant la Tour Eiffel. Il a aussi annoncé préparer pour ses fans « une petite surprise samedi soir, ça pourrait être quelque chose de très amusant. »

État d’esprit conquérant avant les premiers roulages

Si certains doutaient de la motivation de Fabio Quartararo avant son Grand Prix à domicile, le porteur du N°20 est clair sur ses ambitions. « J’y vais bien sûr pour me battre devant ! » Monté qu’à une seule reprise sur le podium dans la Sarthe, troisième en 2021, l’Azuréen espère évidemment s’imposer sur ses terres. Pour autant, il ne se projette pas pour son résultat final avant d’entamer les essais libres.

En 2021, Fabio Quartararo avait terminé troisième derrière Jack Miller et Johann Zarco. Son seul podium au Grand Prix de France. © Icon Sport.

« Il y a tellement de paramètres à prendre en compte que c’est difficile de prédire une place à laquelle on peut espérer terminer. Tout dépend de nos qualifications et de notre premier car notre rythme de course nous permettrait clairement de jouer la victoire sur presque tous les Grands Prix. On l’a bien vu à Jerez ! » Il y a quinze jours en Andalousie, malgré deux long laps, Fabio Quartararo avait gagné beaucoup de positions en course pour finir dans le top-10. S’il parvient à retrouver ce tempo sans être pénalisé alors El Diablo pourrait faire très mal sur le circuit Bugatti.

Encore des problèmes à régler

La confiance il l’a, l’aide du public aussi, le talent évidemment, reste maintenant la question du niveau de la Yamaha. C’est un secret pour personne, les nippons ne pensaient pas avoir autant de mal à faire fonctionner leur moto. « Ce n’est pas ce qu’on avait prévu. Malheureusement, c’est la dure loi de la compétition. On est en difficulté et on travaille pour essayer de se sortir rapidement de cette situation. Le potentiel est là en matière de vitesse. » 

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Pour être compétitif au Mans, le Français va devoir résoudre deux gros problèmes. « On arrive pas à l’exploiter (la vitesse) pour faire la différence sur un time-attack ou doubler des pilotes. Dès lors, on ne roule plus de la même façon. Remédier à cela est vraiment la priorité. On essaie de trouver des solutions avec l’équipe pour avant tout s’amuser en course.  » 

Ce dimanche, Fabio Quartararo devra passer au-dessus de tous ses soucis lors d’un rendez-vous qu’il a assurément coché depuis des mois et qui pourrait avoir un impact sur tout le reste de sa saison.