Sixième du jour, Johann Zarco a une nouvelle fois fini très fort lors de la course sprint. Le pilote Prima Pramac Racing espère être plus compétitif dans les premiers tours du Grand Prix pour ne pas avoir trop de retard sur la tête de la course. Le Français attend aussi un signe du ciel.

 

Auteur d’une course sprint solide, Johann Zarco a terminé sixième. Parti depuis la neuvième position, le Français a eu du mal dans les premiers tours. Grâce à son très bon rythme, le pilote Prima Pramac Racing est remonté sur les leaders mais un petit peu trop tard.

 « Je ne suis pas trop déçu car c’était une bonne course, je me suis bien battu, révélait-il devant les médias. J’avais envie de jouer ce top-5, mais j’ai fait une erreur au virage six en essayant de garder le contact avec Marquez et Marini. » Dans une bataille à distance avec le pilote Honda Repsol et celui du Mooney VR46 Racing Team, le porteur du N°5 regrette de ne pas avoir eu le temps de se confronter directement à eux.  « J’espérais jouer un petit truc mais en partant neuvième c’est délicat dans le groupe, ça se bouscule beaucoup et c’est pas simple d’avoir de la réussite. J’avais de bonnes sensations sur la moto, j’ai pu avoir du rythme et faire une course très correcte. » 

Le départ est donc la clé pour avoir une chance de bien performer. « J’en ai fait deux mauvais aujourd’hui : celui au test et celui en course. On va essayer d’ajuster ça en prévision de demain. » Ce dimanche, Johann Zarco ne s’interdit pas de penser au podium, à condition de ne « pas partir de trop loin. » 

La pluie et le public pour un jour historique ?

Dans sa quête de première victoire, le Français ne rêve que d’une chose : gagner à domicile. Pour cela, rouler sur le mouillé serait forcément un avantage pour un pilote très à l’aise dans ces conditions. « Si c’est humide, sur le papier, et même avec les résultats précédents, il y a vraiment beaucoup plus de chances de victoire. Sur le sec, se rapprocher du podium serait un bel objectif. » 

Le pilote Prima Pramac Racing sait qu’il peut compter sur un soutien de poids : celui d’une foule acquise à la cause des pilotes tricolores. « Cette année je trouve que le public est chaud ! Il y a déjà eu énormément de monde les éditions précédentes, mais là, il y a une première course dès le samedi. Et maintenant on commence à prendre l’habitude d’avoir deux courses, on est moins stressés et ça permet de profiter des moments exceptionnels. 

Rien que pour sortir du camion c’est compliqué. Quand on ne s’arrête pas avec les fans on passe pour quelqu’un de pas gentil. En sortant des interviews télévisés je ne me suis pas arrêté et j’ai entendu que ça ne leur a pas plu, mais j’étais déjà en retard. Là je finis ici et je pars voir les partenaires. On oublie qu’il y a la course ! Si on disait oui à tout, il ne faudrait même pas qu’il y ait de course ce week-end. C’est un peu le challenge mais c’est délicat. » Loin de se penser que c'est un problème, Johann Zarco voit ça comme une force, qui pourrait peut-être lui permettre d’aller décrocher ce qu’il attend le plus : une victoire en MotoGP.