NBA: Harden, un MVP évident?

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Ligue 1

37 points, 10 rebonds, 8 passes: voilà la nouvelle performance majuscule réalisée hier soir par James Harden, avec comme victime les Nets de Brooklyn (victoire des Rockets 117-103). A force d’enchaîner les prestations XXL dans une équipe qui tourne à plein régime (16 victoires, 4 défaites, série en cours de 5 victoires),  on serait presque tenté de dire qu’à peine au quart de la saison régulière, le barbu effleure déjà du bout des doigts le titre de MVP. 

31.7 pts par match ( meilleur scoreur de la ligue), 9.8 asts par match ( meilleur passeur de la ligue), 1er joueur à passer la barre des 600 pts cette saison, un match à 56 pts et 13 asts ( contre Utah) : les stats de James Harden sont pour le moment ahurissante. Reconverti en meneur de jeu en début de saison suite à l’absence de Chris Paul, The Beard a très bien “digéré” son retour à l’arrière, tant l’ancien meneur des Clippers s’est fondu dans la masse, distribuant caviar sur caviar à son pote, et tout le reste des Rockets. Des Rockets qui sont pour l’instant à la fête, meilleure équipe de la ligue avec les Celtics, et qui caracolent en tête à l’Ouest. Dans une équipe très joueuse, portée vers l’attaque (2ème meilleure attaque de la ligue derrière les Warriors avec 113.7pts par match), pas étonnant que l’artilleur Harden se régale.

Ce titre de MVP, il l’attend depuis un bon bout de temps. Longtemps, il a été en course la saison dernière, tant sa saison a été réussie, sur un plan collectif ( les Rockets ont terminé 3ème derrière les intouchables Warriors et Spurs) que sur un plan individuel (29.1 pts, 11.2 asts, 8.1 rbds / matchs en 36min), mais malheureusement, la saison extraordinaire de Russel Westbrook l’en avait privé.

Mais ce n’est que partie remise pour celui qui a fréquenté l’université de l’Arizona State, où il aura été nommé 2 fois dans le 5 majeur et même élu meilleur joueur de sa conférence, en 2 années passées là-bas (19.1pts, 5.6rbds, 4.2asts lors de sa seconde saison tout de même).

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En progrès constant depuis ses débuts en 2009 à Oklahoma City (où il fut drafté en 3ème position), Harden s’en est allé dans le Texas, à Houston, pour enfin avoir le rôle de franchise player, lui qui n’était qu’un sixième homme à OKC, et dont les performances étaient englouties par celle des deux monstres Durant et Westbrook. Il aura au moins eu le bonheur de goûter aux Finales NBA, avec en prime, un titre de meilleur 6ème homme obtenu lors de sa dernière saison.

A Houston, le numéro 13 des Rockets a pour mission de ramener une bague à une franchise sevrée de titre depuis 1995 et l’air Olajuwon. Affirmant régulièrement son envie de terminer sa carrière dans son club actuel, Harden doit pourtant faire encore un petit peu plus. En dehors des Play-offs 2015, où Houston a éliminé Dallas et les Clippers avant de s’incliner en finale de conférence, jamais le barbu n’a été en finale NBA (si ce n’est avec son ancienne franchise du Thunder). Ses Rockets sont souvent séduisants, mais le manque d’expérience, de gestion des temps forts et des temps faibles pénalisent dans les moments importants.

Il est donc en mission: ramener son équipe en finale et atteindre les sommets. C’est d’ailleurs dans cette optique que Mike D’Antoni a insister ( ainsi que son MVP) pour l’arrivée de Chris Paul, un autre franchise player, capable de piloter tout ce petit monde. Sur le papier, le duo semble alléchant. Et la réalité est toute aussi vraie! Les Rockets auront de toute façon besoin de leur binôme, et d’un James Harden version XXL, pour réaliser leur objectif. Et si cela se concrétise, le titre de MVP ne sera sûrement pas très loin pour la célèbre barbu. 

 

Valentin Martin

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