NBA: Houston sera champion

Victorieux pour la 17ème fois consécutive hier soir (série la plus longue de la saison NBA), les Houston Rockets impressionnent à l’approche des Play-Offs. Et s’ils conservent leur forme actuelle, on vous annonce tout simplement qu’ils seront même champion NBA. Si si, lisez la suite et vous en serez convaincus.

Car  le collectif est plus fort que par le passé

Un seul mot pourrait suffire à vous convaincre : Chris Paul. Alors certes, « l’éternel looser » n’a jamais atteint les finales NBA. Il n’empêche, il apporte une véritable stabilité à ce collectif, il gère parfaitement le tempo des rencontres avec James Harden, et régale ses coéquipiers pour des shoots ouverts, soir après soir. En plus de la finesse de Chris Paul, un rock est arrivé des Clippers dans le même temps: Luc Mbah A Moute, solide défenseur, qui apporte l’agressivité nécessaire quand son équipe n’a pas le ballon. Ajoutons à cela la nette progression de Clint Capela, certes limité en défense mais bien meilleur en attaque et au rebond pour sa 4ème saison NBA. Le poseur d’écran Suisse s’amuse avec des passeurs de la trempe d’Harden et de Paul, et martyrise les cercles adverses. Avec un petit peu plus d’agressivité en défense, il pourrait vite devenir injouable.

Et puis, les fidèles sont toujours au rendez-vous. La triplette Gordon-Ariza-Anderson est primordiale au scoring, et quand l’un passe au travers, les deux autres assurent pour conserver une certaine stabilité. La complémentarité, l’entraide, c’est aussi ça qui fait la force d’une équipe. Et qui permet de remporter des titres.

Car James Harden, tout simplement

30.9pts (1er de la ligue), 5.2 rbds, 8.9asts (4ème), 1.9 stl (8ème) : voilà les stats dantesques de James Harden cette saison. Sans compter ses innombrables cartons, dont le mémorable contre le Magic récemment. James Harden réalise son doute sa meilleure saison sur le plan collectif (les Rockets caracolent en tête de la conférence Ouest), mais surtout individuel. On a surtout l’impression que The Beard ne force même pas ! Il joue relâché, sûr de son basket. Et ça marche. Match après match, l’ancien du Thunder impressionne. Tantôt en soliste, tantôt en mode distributeur, il semble imprévisible, innarêtable. Il est le grand favori pour le titre de MVP. Et un garçon MVP, ça peut vous emmener très loin en play-offs. Il semble tout bonnement au dessus des autres, et même si un titre ne se gagne que grâce à un collectif, Harden est capable de se mettre au diapason de SES Rockets pour les conduire tout en haut de la ligue.

Car seuls les Warriors semblent au niveau

Les Spurs coulent, et même si Leonard revient, difficile de les imaginer aussi dominant que par le passé, du moins pas dans l’immédiat. Cleveland tire un petit peu la langue et est très inconstant, du fait entre autre du rajeunissement de l’effectif depuis la trade deadline. Même si LeBron est meilleur que jamais, certaines lacunes semblent incurables et difficile de gommer ces imperfections d’ici les play-offs. Boston mise beaucoup sur Kyrie Irving. Peut-être trop. Sûrement même. Leurs trous d’air par période risquent de coûter cher en post-season, eux qui avaient parfaitement lancé la saison (après la blessure de Gordon Hayward) et qui se voyaient peut-être terminer en tête à l’Est. Mais si les hommes de Brad Stevens ne sont plus leader du coté de l’atlantique, c’est aussi parce que Toronto fait une saison plus que remarquable. Injouables ou presque au Air Canada Center, les coéquipiers de DeMar DeRozan veulent enfin croire que c’est la bonne saison. Un peu comme tous les ans malheureusement… Les Raptors font souvent bonne impression durant la saison régulière, terminant assidûment sur le podium. Mais c’est ensuite que cela se gâte. Un manque d’expérience chronique, et surtout LeBron James. A chaque fois que le King affronte les Canadiens en play-offs, il ne leur laisse malheureusement aucune chance. Cleveland semble moins performant cette saison, c’est donc peut-être enfin la bonne saison pour les hommes de Dwane Casey.

Au final, seul les Warriors sont au niveau. Moins mis en avant du fait de la grosse saison des Rockets, le champion en titre est toujours là, proche de la 1ère place à l’Ouest, fort du saison très remarquable (51v-14d). Surtout, Golden State donne l’impression de jouer tranquillement, en attendant gentiment les play-offs. Quand Durant sort un gros match, les Spash Brothers restent volontiers dans l’ombre. Quand Curry prend feu, Durant se contente de défendre. Sans parler de Draymond Green, tellement sage que cela laisse dubitatif. Ce réserve-t-il pour les play-offs? Possible, comme toute son équipe, qui n’a vraiment pas l’air d’être sur les rotules. Les pensionnaires de l’Oracle Arena paraissent clairement être les principaux adversaires de ces Rockets.

Car Mike D’Antoni a trouvé la bonne formule

Débarqué dans le Texas il y a maintenant deux saisons à la suite d’un passage peu glorieux aux Lakers (d’où il a été tout bonnement viré), D’Antoni, déjà très performant avec un groupe presque identique l’année passée (3ème, puis demi finaliste de conférence), semble avoir trouvé la pleine mesure de chaque joueur qui compose son effectif. Il s’est parfaitement adapté aux jeux des individus dont il dispose. A savoir, de vrais snipers. Les Ariza, Gordon et autres Anderson ont carte blanches, grâce notamment à un jeu basé sur le tir extérieur. Et ces gloutons s’en donnent à cœur joie. L’ancien coach des Knicks a également très bien géré l’arrivée de Chris Paul, lui confiant un rôle que ce dernier a accepté à merveille. Tout fonctionne comme sur des roulettes pour Houston, et D’Antoni, déjà élu coach de l’année l’an passé, espère rééditer cette performance. Cela voudra dire qu’il ne sera pas très loin de la vérité avec ses Rockets qu’il a lui-même façonné.

Car c’est cette année où jamais

Chris Paul, Trevor Ariza, Clint Capela, Mbah A Moute ou encore Gerald Green sont en fin de contrat cet été. Même si les trois premiers cités sont appréciés, et se sentent bien à Houston, la NBA reste un business. Et aucun départ n’est à exclure. Depuis le doublé 1994-1995, Houston n’a quasiment jamais paru aussi fort, sur le plan individuel comme sur le plan collectif. Certes, l’époque McGrady-Ming nourrissait beaucoup d’espoirs, mais là, l’impression donnée par les Rockets est incroyable. Le facteur X semble clairement être les Warriors, seul grain de sable capable d’enrayer la machine Texane à l’heure actuelle. Ne pas au moins atteindre la finale NBA cette saison serait un échec, et cela aurait forcément des répercussions sur l’effectif de Houston la saison prochaine. Eux qui se veulent attractif pour la saison 2018-2019. Et comme seul le champion en titre semble en mesure de vaincre l’armada du Toyota Center, vous avez tout de suite compris ce que voudrait dire une finale NBA.

Valentin Martin

 

A propos de l'auteur

Supporter inconditionnel de l'Olympique de Marseille mais aussi du football en général. Fan des Houston Rockets mais surtout de The Beard. Le coeur Rouge et Blanc en Pro A Jeep Elite

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