NBA : le Bilan des Nets

La saison vient tout juste de s’achever avec la Draft 2018. Maintenant il est temps de faire le bilan franchise par franchise de cette saison NBA ô combien intéressante ! Pendant 1 mois nous allons vous faire le récapitulatif de la saison de chaque franchise. Place aujourd’hui à Brooklyn. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que cette saison fut assez étrange… et décevante malgré quelques bonnes périodes. 

La draft:

La draft 2017 avait lieu à Brooklyn justement, mais les Nets ne furent pas forcément gâtés. Via le jeu des trades, Brooklyn avait déjà échangé son choix de draft, assurément haut placé, à Boston. Et bingo, les Celtics ont arraché Jason Tatum. Tout le monde connaît la suite. Résultat, le seul choix au premier tour n’arrivera qu’en 22ème position, avec Jarret Allen. Pas le mieux alors qu’on a essayé de tanker toute la saison. Aleksandar Vezenkov fut également drafté, en fin de second tour, mais restera à Barcelone, sans jamais passer par la case NBA. Pour en revenir à Allen, bien qu’il ne fût pas un rookie très convoité, sa saison est honorable, lui dont le potentiel était tout de même reconnu alors qu’il évoluait à l’université de Longhorns, au Texas. Il prit part à 72 matchs cette saison, dont 31 comme titulaire, pour 8.2pts et 5.4rbds en 20 min de temps de jeu en moyenne. Pas mal pour ce gaillard pivot, d’autant qu’il est avant tout loué pour ses qualités défensives. Mais pas facile de se mettre en évidence dans une équipe aussi irrégulière que les Nets. Qui de plus, n’avaient même pas de réelles ambitions au départ de la saison.

La saison

Au moins, les fans étaient prévenus. En pleine reconstruction, les supporters du Barclay’s Center ne s’attendaient pas à voir les playoffs cette saison. Et c’est exactement ce qu’il s’est passé. Avec seulement 28 victoires au compteur et une 12ème place à l’Est, Brooklyn n’est jamais entré dans la danse post-season. Il a même été question de tanking. Les Cavs, qui allaient récupérer le 1er choix de draft des Nets, s’en frottaient déjà les mains. Et puis, d’un coup, les potes à Demarre Carroll ont disjonctés et enchaîné d’inutiles victoires ! Du coup, c’était la soupe à la grimace dans l’Ohio. Même si Cleveland récupère tout de même le prometteur meneur Collin Sexton. En revanche, le sourire est réapparut du coté de New-York, même si on se dit que c’est dommageable. Quitte à tanker, autant s’inspirer des Suns ou des Grizzlies, maîtres en la matière. Ou alors jouer à fond ! Car quand on observe bien, le potentiel était là chez les hommes de Kenny Atkinson. Malgré les blessures durant l’intégralité de la saison ou presque de Jeremy Lin et D’Angelo Russell, d’autres joueurs se sont révélés: Spencer Dinwiddie, Caris LeVert entres autres. Reste que malgré tout, cela sera insuffisant pour la saison prochaine, même si le retour à 100% de l’ancien meneur des Lakers est espéré. D’autant que la draft n’aura encore pas apporté grand-chose, le trade avec les Cavs ayant fait glisser le premier choix de draft de la 8ème.. à la 29ème et avant dernière place, en la personne de Dzanan Musa. Pas simple.

MVP de la rédac

Spencer Dinwiddie sans hésitation. Auteur de sa meilleur saison en carrière (12.6pts, 6.6asts, 3.2rbs), il a prit part à 80 matchs cette saison, dont 58 dans le 11 de départ, et plus de 28min de temps de jeu. Il a surtout réussi quelques grosses prestations, comme contre Orlando, Toronto, Philly ou New-York. On remarque en revanche que toutes ces perfs, comme la majeure parties de ses autres gros matchs, il les a réussis à domicile, au Barclay’s Center. Néanmoins, sa capacité à être clutch dans les moments importants, sa prestance au moment de porter son équipe dans les instants qui comptent et surtout en fin de match sont à mettre en avant. Alors qu’il ne devait être que remplaçant, il a profiter de la blessure de Russell pour s’intégrer au 5 de départ. Et même au moment du retour de l’ancien Lakers, il a conservé sa place de titulaire. Preuve en est que celui qui fut longtemps laissé de coté à ses débuts, du fait de ses blessures, à su serrer les dents et devenir un joueur qui pourrait devenir dominateur dans la ligue.

Saucisse de la rédac

On aurait pu citer quelques noms, mais nous avons choisis Timofey Mozgov. Le Russe, pivot “dominant” il y a quelques années aux cotés d’un certains LeBron James, est arrivé à Big Apple en compagnie de Russell depuis Los Angeles. Il fondait beaucoup d’espoir sur le fait de devenir un leader chez les Nets. Et cela avait plutôt bien commencé : 13 matchs en tant que titulaire, dont quelques uns plutôt correct ( à Orlando, Denver ou encore Portland) et puis… Plus rien ! Seulement 18 autres matchs disputés et aucune fois dans le 5 de départ. Il n’aura donc joué que 31 rencontres durant l’exercice 2017-2018, pour 11.6min en moyenne et seulement 4.2pts et 3.2rbds ! Insuffisant. Surtout, l’ancien Cavs ne sait même pas d’où est venu le problème, son coach refusant de lui donner de valables explications. L’explosion de Jarren Allen et l’arrivée de Jahill Okford n’ont pas arrangé ses affaires. Sa franchise voulait donc absolument s’en débarrasser, car un contrat XXL (32 millions sur deux saisons) pour cirer le banc, ça fait mal. Et c’est choses faites, puisque le rugueux pivot a été tradé contre Dwight Howard. Lui voulait absolument jouer, plus que cette saison, que ce soit à Brooklyn ou ailleurs. Cela devrait être le cas à Charlotte. Après une bonne saison dans le vent.

Avis de la rédac

Y’a du boulot ! Et pas forcément de belles perspectives d’avenir. Le “boulet” Mozgov a été échangé contre Dwight Howard… Qui pourrait très très vite rompre son contrat. On ne sera pas plus avancé. La draft n’ayant rien apporté, il va falloir s’appuyer sur l’effectif actuel, ou d’éventuels trades. Mais on ne voit pas comment les Nets, dans un futur proche, pourrait jouer les premiers rôles à l’Est. Ni même se mêler à la lutte aux playoffs. A moins d’un improbable retournement de situation, la saison du coté de Brooklyn pourrait bien être aussi morose que celle qui vient de s’écouler. Et oui, c’est long une reconstruction. Très long.

Valentin Martin

A propos de l'auteur

Supporter inconditionnel de l'Olympique de Marseille mais aussi du football en général. Fan des Houston Rockets mais surtout de The Beard.

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