Après 82 rencontres de saison régulière, 14 équipes sont passées à la trappe, privant certains joueurs excellents cette saison de participer aux playoffs. Nous allons en lister deux équipes par conférence. 

 

L'équipe de la conférence Est

 

Le meneur : Trae Young (Atlanta Hawks)

Le jeune texan vient de terminer sa première saison en NBA avec les honneurs. Seulement un match manqué dans la saison, 19 points, 4 rebonds, 8 assists de moyenne, il possède des stats déjà très intéressantes de la part d'un rookie. Régulier toute la saison si on enlève son passage à vide en novembre, il a su démontrer tout son talent sur le parquet. Lors de la défaite face aux Bulls après 4 prolongations, il inscrit 49 points, son record actuel. Pour couronner le tout, il rejoint le groupe fermé des rookies ayant marqué plus de 30 points sur 3 matchs de suite. Une saison pleine de promesses qu'il se doit de confirmer l'année prochaine, peut être en playoffs ?

 

L'arrière : Bradley Beal (Washington Wizards)

Avec le nouvelle blessure de John Wall, Bradley Beal s'est révélé comme un leader dans le vestiaire. L'arrière a su démontrer toute l'étendue de son talent pour devenir la pièce maitresse de l'équipe. Et les stats sont présentes : aucun match manqué, 26 points, 6 rebonds, 6 assists de moyenne, de quoi devenir peut être le nouveau franchise player de l'équipe ? En tout cas, avec 2 ans de contrat, à moins d'un trade alléchant, il devrait rester pour tenter de prendre la relève de Jonny aux Wizards, au grand bonheur des supporters.

 

L'ailier : Jeremy Lamb (Charlotte Hornets)

Des postes 3 performants à l'Est, c'est devenu primordial et une denrée rare. A l'image de Jeremy Lamb qui aura tout tenté en Caroline du Nord. En terme de stats, 79 matchs, 15 points, 6 rebonds et 3 assists de moyenne. Dans les équipes 9-15, seul Josh Richardson fait mieux, mais pour un impact moindre par rapport à son compère. L'ancien d'OKC a su démontrer durant toute la saison qu'il aurait pu mener, avec Kemba Walker, une équipe de Charlotte ambitieuse, mais manquant d'animosité offensive par moments. L'année prochaine sera peut être la bonne, 2.

 

L'ailier fort : Lauri Markkanen (Chicago Bulls)

Si on devait trouver un rayon de soleil dans le tanking hasardeux des Bulls, c'est le géant finalandais. Dans sa bonne association avec Zach LaVine, le Finnisher a encore gonflé sa feuille de stats : 52 matchs, 19 points, 9 rebonds et 1 assist de moyenne. Et cela s'est ressenti sur le terrain : avec un profil complet, tant offensivement que défensivement, Markkanen a su régaler dans les deux raquettes. Son physique hors norme (2m13 pour 108 kg) a beaucoup joué dans le processus. Peu aidé par les blessures avec moins de matchs que la saison dernière, il n'en a pas moins encore prouvé son talent et son apport à Chicago. La relève continue d'impressionner, et la saison prochaine s'annonce encore passionnante à voir !

Le pivot : John Collins (Atlanta)

C'est l'année des jeunes à la State Farm Arena ! Associé à Trae Young, la paire de cracks à en devenir s'est installé dans l'équipe et ont démontré tous leurs talents. Collins avait déja montré la saison dernière un jeu intéressant mais sans affoler les compteurs. Cette année, c'est une métamorphose radicale : 61 matchs, 20 pts, 10 rebonds et 2 assistes de moyenne pour le géant de l'Utah. Par son atout physique et sa capacité à être un tueur dans la raquette lui ont permis d'affoler les compteurs une fois de plus. La saison prochaine s'annonce chaud bouillante en Géorgie !

 

Le sixième homme : Dwyane Wade (Miami Heat)

Un héros. L'homme qui aura émerveillé toute une génération et qui nous a vu grandir. Pour sa dernière année sur les parquets, il fut associé à un poste de sixième homme qui lui est allé à ravir. Son apport dans les fins de match auront permis de démontrer qu'il était toujours à un niveau digne des All-Star. Le poids de l'âge ne se ressentait pas, il jouait comme au premier jour et prenait du plaisir sur le terrain. Pour 75 matchs, 15 points, 4 rebonds et 4 assists de moyenne, il a su montrer qu'il pouvait toujours avoir de l'impact. C'est un monument qui prend sa carrière. Chapeau l'artiste, la larme à l'oeil durant cette nuit de mardi pour son dernier match, foutu pollen.

 

Ils auraient pu faire partie de cette équipe : Kemba Walker, Zach LaVine, Josh Richardson.

 

L'équipe-type de la conférence Ouest

 

Le meneur : Devin Booker (Phoenix Suns)

Plus les années passent, et plus Book monte en puissance. Franchise player des Suns, il a encore prouvé qu'il était le maitre de l'équipe. Une artillerie offensive qui n'est plus à prouver, et petit à petit, il se montre participatif en défense. Dans les stats, 64 matchs, 26 points, 4 rebonds et 7 assists de moyenne. Il serait peut-être temps de changer d'air et viser plus haut, les Suns étant encore en tanking cette année, son avenir en playoff ne peut s'inscrire à Phoenix.

 

L'arrière : Jrue Holiday (Nouvelle-Orléans Pelicans)

Dans une année compliquée pour les Pels, Jrue Holiday s'est montré une nouvelle fois convaincant. Avec moins de temps de jeu cette saison suite à des blessures, Jrue a continué à progresser au point de dépasser la barre des 20 points de moyenne sur une saison qui lui échappe depuis le début de sa carrière. Pour les stats, 67 matchs, 21 points, 5 rebonds et 8 assists de moyenne. On se demande encore comment la franchise n'a pu finir dans les 8…

 

L'ailier : Luca Doncic (Dallas Mavericks)

Candidat au rookie de l'année avec Trae Young et consorts, le génie slovène a régalé sur les parquets. The Don a montré sa panoplie complète en arrivant aux Mavs et a permis à l'équipe de gagner dans les deux raquettes. Impeccable tant offensivement que techniquement, il fut le fer à lancer de la franchise. Dans les stats, 72 matchs pour 21 points, 8 rebonds et 6 assists de moyenne, le plaçant dans les standards des meneurs de la ligue. Le crack va prouver la saison prochaine que son talent ne doit pas être absent des playoffs !

L'ailier fort : Anthony Davis (Nouvelle-Orléans Pelicans)

Un joueur impressionnant, mais énigmatique. Hypothétiquement, ce serait la meilleure manière de résumer sa saison, tant la première moitié fut monstrueuse mais sa seconde en dent-de-scie. Incapable de mener son équipe aux playoffs alors qu'il était le tournant de l'effectif, il voit son temps de jeu baisser à cause de ses blessures et ses 2 Pour les stats du bonhomme : 56 matchs, 26 points, 12 rebonds et 4 assists de moyenne. L'All-Star va laisser passer l'été avant de remontrer en automne qui est le patron au poste 4 en NBA !

Le pivot : Karl-Anthony Towns (Minnesota Timberwolves)

Tout comme les Pelicans, on se demande comment une franchise comme Minnesota ne peut pas atteindre les playoffs. Une nouvelle fois au premier plan, KAT sublime les terrains comme à son habitude. Des qualités offensives qui ne sont plus à prouver, une nouvelle saison en double-double pour la quatrième saison de suite (depuis ses débuts en NBA). Special K mériterait de viser les playoffs, mais il faudra que tout l'effectif y mette du sien, car ils le potentiel pour y arriver. Pour les stats : 77 matchs (première saison incomplète), 24 points, 12 rebonds et 3 assists de moyenne. Tout simplement excellent

 

Le sixième homme : Derrick Rose (Minnesota Timberwolves)

C'est le retour en force d'un homme. A 30 ans, D.Rose a créé un engouement autour de lui tellement impressionnante que les fans le voyaient gravir les sommets. Si on fait le bilan, le meneur MVP 2011 a retrouvé des restes de son niveau du début de la décennie. Toujours peu épargné par les blessures, il s'est révélé comme une pièce intéressante en qualité de sixième homme : 51 matchs, 18 points, 3 rebonds et 4 assists de moyenne, un rôle bien rempli. En fin de contrat cet été, son contrat minimum devrait être renouvelé avec la franchise de Minneapolis pour continuer à apporter sur le parquet, et enfin viser les playoffs tant attendu pour les Wolves.

 

Ils auraient pu faire partie de cette équipe LeBron James, Mike Conley, De'Aaron Fox, Marvin Bagley, Julius Randle, Dirk Nowitzki, Buddy Hield.

 

Cette liste de douze joueurs reste subjective avant tout. Il est possible que vous estimiez mettre LeBron James en poste 4 ou encore Kemba Walker en poste 1. Quoi qu'il en soit, les deux équipes montrent un attirail de qualité que l'on n'aura pas la chance de voir en playoffs pour prolonger le playoffs, pour notre plus grand désarroi. On les retrouvera à la Summer League !